LA SELEKA MONTE EN PUISSANCE : DANGER DE MORT !

Mardi 18 Oct. 2016 : 09h19

LA SELEKA MONTE EN PUISSANCE : 

DANGER DE MORT !

 

Rebelles seleka 3Depuis un certain temps, l’ex-coalition Séléka de Michel Djotodia monte en puissance. Du Km5 à Ndélé, en passant par Bambari, Kaga-Bandoro, Ippy, pour ne citer que ces quelques villes, c’est la désolation et la terreur semées par ces hommes sans foi, ni loi. Les exactions des combattants Séléka sur les populations civiles dans l’arrière pays sont devenues monnaie courante. Ce ne sont pas les habitants de Kaga-Bandoro, de Ngaboko et autres qui nous démentiront. C’est une véritable boucherie humaine qui  se déroule et est pratiquée par l’UPC d’Ali Daras, le MPC de Mahamat Alkhatim, le FPRC de Nourredine Adam.

Ce qui se passe aujourd’hui, doit interpeller la conscience des uns et des autres, surtout les nouvelles autorités issues des urnes. Cette escalade de la violence perpétrée par ces malfrats, ces criminels, ces hors-la-loi, ces bandits de grand chemin est très inquiétante. La situation sécuritaire du pays va du mal au pire. A cela s’ajoutent les coéditions humanitaires très alarmantes des populations dans les villes citées ci-haut. La vie est devenue dure pour nos compatriotes qui ont subi les pires atrocités des combattants de la Séléka. A Kaga-Bandoro, Ippy, Ngakobo, plusieurs milliers de personnes, hommes, femmes et enfants, errent dans la nature à la recherche d’un abri sûr. Elles manquent de tout et n’ont pratiquement rien à mettre sous la dent. Les balles, les obus, les grenades de la Séléka sont leur pain quotidien. Ces compatriotes-là souffrent atrocement sous la montée en puissance de la Séléka.

La Minusca et le gouvernement centrafricain sont au courant du réarmement de la Séléka. Mais aucune mesure n’est prise pour mettre fin à ce réarmement. Et ceux qui perdent leur vie, ne sont-ils pas des Centrafricains ? On tue, on massacre, on viole, ce ne sont que des condamnations qui pleuvent à longueur de journée sur les ondes des radios de la place et dans la presse écrite. Pendant ce temps, les combattants Séléka continuent à démontrer leur suprématie, leur hégémonie sur les régions conquises. Ils ne sont nullement inquiétés, ni arrêtés, voire menacés. Et pourtant les Centrafricains avaient élu leurs dirigeants pour les protéger contre les actes barbares des groupes armés. Mais les jours passent et se ressemblent en RCA depuis la transition de Catherine Samba-Panza jusqu’à ce jour. A quel saint les Centrafricains vont-ils se vouer ? Saint Thomas ou Saint Pierre ? Nous osons croire que désormais le peuple centrafricain va placer sa confiance aux anges du ciel. Ce sont certainement ces créatures divines, venues du Dieu Tout-puissant qui libéreront les Centrafricains sous le joug de ces êtres sanguinaires et qui mettront justement fin à leur montée en puissance.

La Séléka avait pris les armes pour dénoncer la marginalisation des préfectures de la Bamingui-Bangoran, de la Vakaga et de la Haute-Kotto par les précédents régimes. Le gouvernement actuel a pris en compte leur revendication et travaille actuellement sur ça. Mais pourquoi ces combattants de la Séléka se réarment du jour au lendemain ? De plus, le président de la République, professeur Faustin-Archange Touadéra prône et continue de prôner le dialogue avec les groupes armés. Ce dialogue ne semble-t-il pas être balayé du revers de la main par ces seigneurs de guerre ? Il ne fait aucun doute. Car leurs agissements aujourd’hui, montrent bien qu’ils ont une vision.

Aujourd’hui, les Anti-Balaka ne font presque rien. Ils n’attendent seulement que leur Désarmement, Démobilisation, Réinsertion (DDR). Mais les combattants de l’ex-coalition Séléka ne l’entendent pas de leurs oreilles. Ils poursuivent allégrement leurs actes barbares, indignes, inhumains sur les pauvres citoyens centrafricains et défient aussi bien l’autorité de l’Etat et les forces onusiennes dans les régions où ils règnent en maître absolu. Mais si c’étaient les Anti-Balaka qui persistaient et signaient dans des exactions, nous osons penser qu’à cette heure-ci, ils n’existaient que leurs squelettes dans les tombes. Quand il s’agit des combattants Séléka, on les laisse faire, on les dorlote comme un bébé qui vient de naître. En caressant ces genres d’espèces qui ne font que tuer, massacrer, incendier des greniers, maisons et villages, pensez-vous qu’ils vont abandonner leurs pratiques nuisibles, néfastes ? A vous de deviner le reste.

Pour notre part, il convient de souligner que la montée en puissance des combattants Séléka dans certaines villes de nos provinces, principalement le Nord, le Centre, le Nord-est, est un danger permanent, non seulement pour les populations civiles mais  aussi pour les autorités du pays. Il faut agir vite pour l’étouffer ou éteindre le feu allumé par la Séléka dans certaines villes du pays. Sinon, le feu risquerait fort de consumer le pays. Un danger guette la RCA.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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