« LA SELEKA EST UNE REBELLION ETRANGERE », DISAIT BOZIZE...

Mercredi 22 Fév. 2017 : 10H10

« LA SELEKA EST UNE REBELLION ETRANGERE », DISAIT BOZIZE. LA REVELATION DE FEU ZOUNDEKO SUR DARASSA LUI DONNE RAISON

 

Boz et zoundeko

Oh Séléka, la rébellion des malheurs du peuple centrafricain ! La rébellion des mercenaires tchadiens, soudanais, nigériens, camerounais. Le déchu général président François Bozizé Yangouvonda qui vit en exil, en Ouganda, disait, « la Séléka est une rébellion étrangère ». Personne ne l’a écouté, tout simplement parce qu’il dirigeait la RCA comme une entreprise familiale, clanique, ethnique, tribale, régionaliste. Tout le monde voulait son départ, et rien d’autre. Aucun Centrafricain ne voyait le danger qui arrivait, qui guettait le pays du feu président fondateur Barthélemy Boganda et de son peuple. Les complices de la Séléka étaient si nombreux que les sables au bord du fleuve Oubangui. Beaucoup sont en vie et assistent sans réagir aux actes barbares commis sur la population civile par ces hommes sans foi, ni loi.

Aujourd’hui, les faits lui donnent raison. Personne ne pourra lever le petit doigt pour dire le contraire. La révélation de feu Joseph Zoundéko, paix à son âme, sur le tristement célèbre protecteur des peulhs, Ali Daras en dit long. Avant d’être abattu par un raid aérien de la Minusca, ce dernier, dans une interview accordée au RJDH, a clairement fait savoir, « c’est par le biais de la Séléka que Daras est arrivé dans la rébellion ». Alors que, bien avant leur prise de pouvoir le 24 mars 2013, les combattants de cette nébuleuse coalition Séléka avaient juré sur monts et océans qu’il n’y avait aucun mercenaire ou aucun combattant étranger dans leur rang. Si aujourd’hui ces mêmes Séléka disent que ce sont eux qui ont fait venir Ali Daras du Niger dans la rébellion, alors où est le sérieux ? Ont-ils tenu leur même langage pendant la rébellion ? C’est vraiment honteux de tenir de tels propos alors que Daras a tué en grand nombre leurs frères et soeurs.

La coalition Séléka qui s’est subdivisée en plusieurs branches dissidentes, doit demander pardon aux Centrafricains. Elle est la source des souffrances des Centrafricains car c’est elle qui a fait venir des fauves dans la bergerie. Et ces lions, ces loups, ces léopards, ces panthères qui dévorent le peuple centrafricain à longueur de journée sont des étrangers qui pullulent au sein de la Séléka. Tout comme Bozizé a fait venir les Zakawa du Tchad pour chasser le feu Ange-Félix Patassé du pouvoir, la Séléka a fait aussi appel aux mercenaires tchadiens, soudanais et autres pour faire déguerpir Bozizé du pouvoir. Et ces mercenaires ne se comptent plus dans la Séléka à l’heure où nous mettons cet article sous presse. D’autres continuent d’affluer en Centrafrique sur invitation de Nourredine Adam, Mahamat Alkhatim, Abdoulaye Hissein, Ali Daras, et nous en passons.

Bozizé, depuis son exil à Kampala en Ouganda doit se sentir heureux d’avoir dit la vérité, même s’il n’est plus au pouvoir. Les propos tenus par feu général Zoundéko et tant d’autres prouvent à suffisance que Bozizé n’a pas menti. Les faits sont là et palpables. Ceux qui étaient contre les propos de Bozizé et soutenaient mordicus les combattants Séléka dans leur progression vers Bangui, n’ont pas de réponses à donner aujourd’hui aux Centrafricains et doivent se recroqueviller sur eux-mêmes et fermer leur gueule pour toujours, car ils ont tué le peuple centrafricain.

Feu président général André Kolingba, paix à son âme, disait à son évoque en sango, « nzara ayéké ga, kwa aké koui », en d’autres termes, « il y aura la faim et les gens vont mourir ». Les Centrafricains ont pris cette déclaration à la légère. Mais quelques années plus tard, la famine a fait son apparition et beaucoup de gens sont morts. Donc il est de notre devoir, nous les Centrafricains, de ne plus négliger les propos tenus par nos dirigeants. En les négligeant, nous subissons toujours les conséquences. Récemment, le président de la République, chef de l’Etat, professeur Faustin Archange Touadéra nous a demandé de former une Union sacrée pour résoudre la crise centrafricaine par le dialogue. Tout porte à croire aujourd’hui qu’il prêche dans le désert de Sahara. Et demain, que diront les Centrafricains ? Devinez le reste.

Feu André Kolingba avait été hué parce qu’il avait dit que la famine était à la porte de la RCA. François Bozizé Yangouvonda avait parlé des étrangers dans la coalition Séléka, personne ne le croyait. Il avait été considéré comme un menteur. Et aujourd’hui, qui dira le contraire puisque les combattants Séléka ont eux-mêmes affirmé qu’ils ont fait venir des étrangers.

Soyons tous vigilants, vigilants, vigilants pour sortir notre pays du gouffre car ceux qui nous trompent, nous induisent en erreur, ne cherchent ou ne privilégient que leurs intérêts partisans, égoïstes, personnels au détriment de l’intérêt général. Il faut se fier désormais aux déclarations de nos gouvernants pour éviter le pire. « Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende », disait le Fils de Dieu Tout-Puissant.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA  

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