LA RCA EN EST LA A CAUSE DE LA DEMISSION...

Lundi 04 Décembre 2017 : 10H20

LA RCA EN EST LA A CAUSE DE LA DEMISSION DES HOMMES DE DIEU ET LA NULLITE DE LA CLASSE POLITIQUE

Emmanuel Macron, le président français, n’a pas choisi le Burkina Faso par hasard pour s’exprimer. La jeunesse burkinabé est « politisée », disait-il. Les Burkinabé ont chassé Blaise Campaoré du pouvoir. Ils ont également chassé les putschistes qui ont  voulu mettre un terme à la transition. C’est pourtant une armée d’élite suréquipée. Les putschistes ont lâché le pouvoir sans un concours étranger. La société civile burkinabé est dynamique, privilégie l’intérêt général et se focalise sur le bien-être de son peuple. Il en est de même au Sénégal et dans bien d’autres pays d’Afrique. Que font les pasteurs, les prêtres, les imams pour que la RCA en arrive là ? Que font les organisations de la société civile pour que la RCA soit dans cet état ? La société civile ne doit pas être confondue avec une organisation de la société civile. La société civile est l’ensemble d’agriculteurs, d’éleveurs, d’artisans, d’artistes, de la presse, d’ONG de tout genre, de professions libérales, qui se regroupent et mettent en place un bureau national unique, préfectoral, sous-préfectoral, communal, enfin villageois.

La société civile est le fer de lance du processus de développement. Elle ne cherche pas à conquérir le pouvoir, mais elle vise à offrir au peuple, un standard de vie humaine acceptable : l’énergie, l’eau, les soins de santé, l’éducation de qualité, les infrastructures de base, les infrastructures routières, les transports, bref, tout ce qui concourt à l’amélioration des conditions de vie de la population. La malhonnêteté intellectuelle amène certaines organisations de la société civile à s’exprimer au nom de la société civile. L’égoïsme empêche les Centrafricains de mettre sur pied une véritable société civile comme au Burkinabé Faso. Une petite ONG qui n’a même pas dix adhérents, se fait passer pour « la société civile », c’est l’expression de l’ignorance étalée au grand jour. Les Centrafricains ne font aucun effort pour savoir, comprendre et agir. Un grand et vaste pays comme la République Démocratique du Congo, a fait appel à « Y-EN-A-MARRE », « Balai Citoyen », pour les aider à assoir une vraie société civile.

Que font les églises, les Mosquées et les paroisses quant à l’éveil des consciences, l’éducation civique et la culture citoyenne ? Quel genre de citoyen pour la RCA ? Des tueurs, des barbares, des sauvages, des analphabètes endurcis, invariables dans l’espace et le temps, des sanguinaires, des destructeurs hors pair des valeurs qui bondent l’humanité ?

Selon les estimations, la RCA serait à 80 % chrétienne, musulmane. Comment pouvait-on en arriver là ? Les animistes, environ 10 à 20 %, sont plus forts que les chrétiens et les musulmans, au point de nous imposer leur logique sanguinaire et destructrice. La RCA a-t-elle réellement des pasteurs, des prêtres, des imams biens formés ? Tous les hommes de Dieu, excepté l’Abbé Barthélemy Boganda, ont lamentablement échoué en RCA. Les hommes de Dieu cherchent à plaire et non à imposer l’autorité spirituelle que Dieu leur a confiée. Nous avons vu des pasteurs dans les rébellions, des prêtres et des imams. L’autorité temporelle a pris de l’ascendance sur l’autorité spirituelle. Les hommes de Dieu sont plus des chasseurs de primes que des pêcheurs d’hommes. L’homme créé à l’image de Dieu ne peut atteindre le seuil que nous connaissons et les hommes de Dieu sont complaisants et silencieux. La misère des Centrafricains est devenue un fonds de commerce des soi-disant hommes et serviteurs de Dieu. Qu’est-ce que les Eglises, les Mosquées, les Paroisses ont fait durant cinquante ans d’indépendance ?

L’écho de la nullité des leaders politiques centrafricains a franchi les monts, les océans. La communauté internationale est unanime pour admettre qu’il faut une nouvelle race d’hommes politiques formés en RCA. Chaque leader politique travaille pour lui-même et non pour son pays, alors que, selon les philosophes, « le moi est haïssable ». Depuis 1996 à ce jour, la RCA est en chute libre, tombe dans un fleuve de sang, explose, cela ne fait ni chaud, ni froid, à la classe politique. « Moi d’abord » et à quand les intérêts du pays ? Qui détient une baguette magique ?

Selon la communauté internationale, il faut un véritable plan marshal de formation, tant au sein de l’armée, qu’au sein de l’administration publique, afin que la RCA dispose des cadres de valeur, des experts nationaux pour gérer le pays. La corruption, les détournements des deniers publics, les indélicatesses au travail, le tribalisme, les nominations de complaisance, minent tous les efforts de développement et de la bonne gouvernance dans le pays. La culture de l’excellence est inconnue en RCA. Il faut quelque part, prendre le taureau par les cornes. Faut-il encore qu’il y ait la paix.

L’individu passe, mais le pays et la nation demeurent. Puisque Touadéra est au pouvoir, il faut lui mettre les bâtons dans les roues, il faut empêcher le pays de bouger, rendre la vie infernale au peuple centrafricain. C’est la RCA qui est minée, bloquée, asphyxiée et les mêmes problèmes depuis feux présidents Kolingba, Patassé, ensuite Bozizé, Djotodia, Samba-Panza, sont demeurés intacts : les arriérés de salaires, le pouvoir d’achat du citoyen, le chômage, la pauvreté, la misère n’ont fait que s’amplifier. C’est aux Centrafricains de prendre la décision de faire changer leurs conditions de vie. Malheureusement, on continue de ne voir qu’un individu et non le pays.

Les Etats-Unis sont hyper développés, Obama a fini ses deux mandats, il a cédé la place à Donald Trump qui a pris le relais. Cela est-il impossible en RCA ? La manipulation des groupes armés fait-il avancer le pays ? Qui souffre davantage ? Qui paie les pots cassés ? La jeunesse pourra-t-elle accéder à l’emploi ? La haine, la méchanceté, l’hypocrisie, la fourberie et la virgule dans le dos, sont le propre des leaders politiques centrafricains. Puisque le 1er décembre de chaque année, ils sont tous ensemble à la tribune, se congratulent. Mais dans la réalité, c’est le « baiser de Judas », une pure apparence, le cœur est mortel. C’est là que les Eglises, les Mosquées et les Paroisses doivent intervenir, mais hélas… blanc bonnet et bonnet blanc, pauvre Centrafrique !

Julien BELA

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