LA POPULATION DE BANG SOUS LES BOTTES DU MOUVEMENT R-J

Jeudi 29 Décembre 2016 : 08H42

LA POPULATION DE BANG SOUS LES BOTTES DU MOUVEMENT R-J ET DE LA SELEKA ; LES ONG, PERSONA NON GRATA A BAMBARI :

QUE VEULENT CES GROUPES ARMES ?

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A l’approche des fêtes de fin d’année, la situation sécuritaire dans l’arrière-pays n’est plus aux beaux fixes. Si un calme précaire, pour ne pas dire  définitif, règne à Bangui, la capitale, par contre dans certaines villes de nos provinces, le regain de violence prend de l’ampleur. Il est inquiétant. De la  ville de Bang dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, à Bambari dans la Ouaka, en passant par Batangafo (Ouham) et Kaga-Bandoro (Nana-Gribizi), pour ne citer que celles-ci, les populations civiles sont entre l’enclume et le marteau de ces seigneurs de guerre, ces criminels patentés. Les exactions de toute nature perpétrées par ces ennemis de la paix et de la République ne sont plus à démontrer.

C’est le cas de la ville de Bang à la frontière centrafricano-tchado-camerounaise qui est assiégée par les combattants du mouvement Révolution-Justice (R-J) et ceux de la Séléka. Ces  sanguinaires, sans âme, ni conscience, ne laissent aucune chance à leurs concitoyens de vivre dignement comme un être humain sur la terre de leurs ancêtres. Contraints par des actes barbares qui se font sur eux, les habitants de Bang ont dû se réfugier dans la brousse pour échapper à la  furie de ces hors-la-loi. Leurs conditions de vie deviennent de plus en plus alarmantes. Ils ne bénéficient d’aucun soin de santé. Les femmes enceintes accouchent à la belle étoile. Les enfants ne vont plus à l’école. Hommes, femmes et enfants sont mordus à longueur de journée par les serpents, sans que cette situation n’émeuve la Séléka et la R-J.  Regardez comment les Centrafricains dans l’arrière-pays vivent. Faut-il croiser les bras et laisser ces malfrats exterminer le peuple centrafricain ? La réponse à cette question revient de droit et de justesse à la Minusca et au gouvernement.

A Bambari, ce sont les ONG humanitaires qui sont le cible des combattants de la Séléka, principalement ceux de l’UPC d’Ali Daras et du RPRC de Joseph Zoundéko. Il ne se passe pas un jour sans que ces humanitaires ne soient attaqués. La dernière attaque de leurs bases remonte au début de cette semaine. Un humanitaire travaillant à l’ONG Médecins Sans Frontière (MSF) en a fait le frais. Il a été grièvement blessé et suit des soins intensifs. Et pourtant, si nos mémoires sont bonnes, ces humanitaires sont neutres et impartiaux. Ils n’ont qu’un seul objectif : apporter du secours à ceux qui en ont besoin. Ils volent au chevet, non seulement des populations civiles, mais aussi des combattants des groupes armés quand ils sont blessés dans les combats. Pourquoi s’en prendre à ces gens qui nous viennent en aide. Nous pensons que, n’eût été leur apport, nos concitoyens allaient mourir de faim, de maladie, des blessures comme des mouches ou des vers de terre.

Trop, c’est trop. Leurs exactions sur les civils et les humanitaires ont débordé le vase et franchi le seuil de l’intolérable. Prôner le dialogue comme solution à la crise, c’est mieux. Mais il faut que ces criminels comprennent le sens de ce dialogue. Dans le cas contraire, il s’avère indispensable qu’une piste de solution soit trouvée pour que les actes barbares de ces ennemis de la paix sur leurs compatriotes cessent pour toujours. On ne peut continuer inlassablement dans le désordre, le chaos indescriptible. Quatre (4) ans de souffrance et d’errements d’un lieu à un autre, c’est déjà trop. Même si on abat les animaux en grand nombre comme les combattants des groupes armés massacrent les Centrafricains sans cesse, pensez-vous qu’on trouvera encore des bêtes en RCA ? Nous ne le pensons pas.

« Aux grands maux, des grands remèdes », dit-on. L’année 2017 qui s’annonce à grands pas, doit être nécessairement une année de paix, de bonheur, de prospérité pour le peuple centrafricain et non une année de souffrance, de tueries, de massacres, d’incendies de maisons et villages à n’en point finir. Ces combattants des groupes armés doivent comprendre que, dans toute chose, il y a un début et une fin. S’ils pensent qu’on leur a accordé la liberté de commettre des exactions sur les populations et les ONG humanitaires, nous disons pour notre part qu’ils se trompent largement. Ils n’ont pas le titre foncier de ces actes indignes, bestiaux, inhumains qui ne les honorent nullement. Tôt ou tard, ils seront arrêtés et traduits en justice pour répondre de leurs actes.

De grâce, nous demandons aux combattants  des  groupes armés tels que le FPRC, l’UPC, le RPRC, le MPC, la R-J, les 3R de ne pas s’attaquer aux ONG qui œuvrent pour notre bien-être et de ne pas aussi s’en prendre à leurs compatriotes qui ne sont pas leurs ennemis mais plutôt leurs frères et sœurs.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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