LA POPULATION DE BAMBARI PRISE EN OTAGE,

Mercrdi 22.02.2017 : 10H26

LA POPULATION DE BAMBARI PRISE EN

OTAGE, LA VILLE DE BOUAR MENACEE PAR DES HOMMES ARMES : LA SECURITE ET LA PAIX NE SONT PAS POUR DEMAIN EN RCA

 

Bambari etat major selekaLe FPRC, le MPC, le RPRC et l’UPC  prennent en otage toute la population de la Ouaka et de la Haute-Kotto. Depuis bientôt quatre (04) mois, les populations civiles des régions du centre-est de la République Centrafricaine vivent au rythme des affrontements meurtriers, obligeant de nombreuses personnes à fuir dans la brousse et sur le site des déplacés. Selon certaines informations en notre possession, les villes de Ndassima, Bakala, Ngakobo et bien d’autres, théâtres des affrontements, se sont vidées de leurs populations. Les activités des humanitaires sont réduites dans ces localités car les groupes armés y règnent en maître absolu et dictent leur loi à qui veut les entendre. Presque toutes les activités socioéconomiques sont paralysées car personne n’ose aller au-delà de cent (100) mètres, craignant de voir son sang coulé.

Malgré la fameuse « ligne rouge » de la Minusca et les « mises en gardes » lancées tant par l’opinion nationale qu’internationale à ces groupes armés de cesser les hostilités, rien ne semble les émouvoir. La coalition FPRC-MPC-RPRC persiste et signe dans leur marche sur la ville de Bambari afin de chasser Ali Daras et ses éléments. La Minusca a lancé un ultimatum de 48 heures à Daras de quitter la ville. Depuis lors, c’est le statu quo. Ali Daras, gouverneur de la Ouaka est toujours vivant à Bambari et continue de défier sans cesse l’opinion nationale et internationale. Certains habitants de Bambari ont dit clairement que c’est Daras qui a manipulé les commerçants musulmans de marcher pour protester contre son retrait de la ville. La population civile de Bambari vit en ce moment dans une psychose généralisée. C’est bien normal car d’un moment à l’autre, Ali Daras pourrait être attaqué soit par la coalition FPRC-MPC-RPRC, soit par la Minusca. Et les dégâts seraient incalculables puisque Bambari est non seulement une ville très peuplée, mais constitue également le centre qui ravitaille les autres régions.

Au regard de tout ce qui se passe en ce moment, nous osons croire que la population de Bambari est prise en otage. Car comment comprendre qu’un chef rebelle puisse tous les jours remettre en cause les institutions onusienne et de la République et rendre la vie difficile à la population civile en présence des Casques Bleus toujours omniprésents sur la scène ? « Aux plus grands maux, les plus grands remèdes », dit un adage populaire. Il est impensable que le peuple centrafricain puisse continuer de souffrir. Depuis la date du 24 mars 2013 à ce jour, n’est-ce pas un peu trop avec les massacres et les tueries ? Que cherchent et que veulent réellement Ali Daras, Nourredine Adam, Mahamat Alkhatim à l’encontre du peuple centrafricain ? Pourtant, ce sont des étrangers qui  gouvernent un peuple et un territoire qui ne leur appartiennent pas. Cela est-il faisable sous d’autres cieux ?

Après avoir tant dialogué avec ces va-t-en guerre, l’heure est maintenant de passer aux choses sérieuses. La balle est dans le camp de la Minusca qui doit tout faire pour dissuader ces ennemis du peuple et de la République à quitter la ville. « Dans le cadre de son mandat, la Minusca va utiliser tous les moyens, y compris la force pour empêcher les affrontements et protéger les populations civiles… », a déclaré Vladimir Monteiro au cours de la conférence de presse conjointe Gouvernement-Minusca. Mais les réalités du terrain démontrent une autre chose car les agissements des groupes armés se poursuivent allègrement.

Même son de cloche du côté des régions du nord-est de la RCA abandonnées dans la gueule de Sidiki et ses éléments qui terrorisent les populations civiles de jour en jour. Les régions de Bocaranga et Koui  sont aujourd’hui désertes à cause des exactions des éléments de ce général camerounais. Aucune action rigoureuse de la Minusca après les accrochages pour prévenir les conflits, alors les groupes armés récidivent. Et les principales victimes demeurent les innocents qui sont égorgés comme des bœufs à l’abattoir. Il y a de cela deux (02) semaines, les habitants de Bouar ont passé une nuit blanche dans la brousse, car des rumeurs folles circulaient dans toute la ville faisant état d’une probable attaque des hommes armés assimilés aux combattants du mouvement 3R de Sidiki. Cette rumeur est devenue réalité puisqu’un cas d’attaque a été signalé à une vingtaine de kilomètres de la ville de Bouar occasionnant la mort de sept(07) individus, tous des commerçants. C’est autant dire que la ville de Bouar pourrait tomber entre les mains de ces seigneurs de guerre un de ces quatre petits matins. Tout compte fait, la sécurité et la paix ne sont pas pour demain en RCA à l’allure où vont actuellement les choses.

 

 Bénistant MBALLA

 

 

 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire