LA POPULATION ATTEND DE PIEDS FERMES LA...

Lundi 15.02.2019 : 13H06

LA POPULATION ATTEND DE PIEDS FERMES LA DEMISSION DE SARANDJI : DU SANG NEUF ISSU DU CAMP REBELLE ET LA PAIX SE CONSOLIDE

Premier ministre sarandji 1La population attend de pieds fermes et avec impatience l’annonce de la démission de Sarandji et son gouvernement. Le temps presse pour consolider la paix qui se dessine peu à peu à l’horizon. Selon nos investigations, 100% de Banguissois exigent le départ immédiat et sans condition du premier ministre Sarandji et son gouvernement. C’est une équation vitale qui engage la vie de cinq millions de Centrafricains. Sa résistance ne vaut pas la chandelle. Le poste de premier ministre dans le monde entier est un fusible, soit une solution à l’usure du pouvoir, soit un compromis de paix et c’est le cas d’espèce en RCA. C’est une main tendue du peuple centrafricain, à travers son représentant démocratiquement élu, le président Touadéra, aux frères égarés des Anti-Balaka et Séléka.

Au lendemain de la signature de cet Accord de Khartoum ici à Bangui, Sarandji, au regard des concessions faites, n’a pas besoin de se faire prier. Non seulement son gouvernement est hyper médiocre, avec un déficit maladif de management, d’évaluation des membres du gouvernement, sur fond de déluge de détournements de deniers publics. Touadéra imprime une nouvelle vision, une nouvelle gouvernance sous le sceau de la rupture. Mais la primature est effacée, un déficit éléphantesque de Communication, il faut du sang neuf pour traduire dans les faits la politique pragmatique de Touadéra. Les élections approchent à grands pas et avec Sarandji, Touadéra est assuré de perdre son second mandat. Sarandji est venu s’enrichir et non pour changer la donne politique, économique, sociale, culturelle et sportive. Il n’a aucune vision, aucune stratégie.

Les Centrafricains ne travaillent pas, mais perçoivent les salaires. Est-ce de la responsabilité de Touadéra ? Qui est le numéro un de l’administration ? Un nouveau premier ministre, c’est une attente nationale et internationale au regard de l’Accord de Khartoum. Sarandji veut-il être le premier rebelle à l’Accord de Khartoum ? Au nom de quoi doit-on mettre en danger l’Accord de Khatoum, pour un seul individu ? C’est inadmissible. Touadéra doit prendre souverainement ses responsabilités et faire décamper la primature. L’autre camp, celui des groupes armés, attend la réaction du Chef de L’Etat qui a promis s’exécuter « sans délais ». Les Centrafricains veulent la paix, rien que la paix, mais Sarandji est entrain de pousser Touadéra vers le pire, où les groupes armés évoqueront la mauvaise foi : Sarandji est-il au-dessus de Touadéra ? Si la démission tarde à venir, le décret nommant un nouveau premier ministre doit retentir sur les ondes. La police et la gendarmerie se chargeront d’évacuer la primature manu militari, car la paix n’a pas de prix.

Ce n’est pas Sarandji qui se permettra le luxe d’entraver l’Accord de Khartoum après d’âpres négociations. Devant l’intérêt national, l’individu s’efface, fut-il ami du Chef de l’Etat. « Sans délais », Touadéra l’a dit et il doit s’exécuter immédiatement, car il s’agit de paix et non de calcul alimentaire et politique. Feu ancien premier ministre Timothée Maléndoma était en mission à Ndélé, quand Kolingba l’avait relevé de ses fonctions. C’était un général de l’armée centrafricaine, a-t-il déclaré la guerre à Kolingba ? Les anciens premiers ministres sont aussi nombreux dans le pays, pourquoi Sarandji se permet l’outrecuidance de mettre les bâtons dans les roues de l’Accord de Khartoum que le monde entier suit à la loupe ? Dans cette grimace, c’est Touadéra qui en sortira ridicule puisqu’un premier ministre lui résiste, au nom de quoi ? Leur amitié vaut-il la République ? Il faut effacer le tableau et écrire une nouvelle page de l’histoire sans Sarandji. Pour les Centrafricains, ils y voient une faiblesse très avérée du Chef de l’Etat. L’Accord de Khartoum a mobilisé le monde entier et c’est un premier ministre qui va dire demain que j’ai tenu tête à l’accord de Khartoum. La page est définitivement tournée et les Centrafricains attendent un troisième larron pour prendre le relais. Le temps passe et donne lieu à toutes les supputations. Les groupes armés ont des cadres, certains sont dans le gouvernement. Il faut rendre public le gouvernement dans les heures qui suivent. Et alors...

 

Julien BELA

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