LA MULTIPLICATION DES EGLISES, DES GROUPES DE PRIERE,...

Jeudi 09.03.2017 : 09H21

LA MULTIPLICATION DES EGLISES, DES GROUPES DE PRIERE, SOURCE D’ADULTERE, OCCASIONNANT DES DIVORCES

 

Nous avons l’impression aujourd’hui que les églises, les groupes de prière se créent d’une manière anarchique. Dans un quartier, on peut avoir cinq (5), six (6), voire dix (10) groupes de prières et églises. Des maisons d’habitation, de vieux bars dancing et autres sont transformés en lieu de culte. Sous des tentes dressées dans les cours des particuliers, on retrouve d’autres adeptes. La nuit ou en plein jour, des tams-tams résonnent un peu partout empêchant même les gens de dormir tranquillement. C’est vraiment un tohu-bohu ou une cacophonie assourdissante.

Certains groupes de prières sont créés par des individus qui se disent bergers, tout juste pour courtiser les femmes d’autrui et les jeunes filles. Et ces centrafricaines se laissent baiser par ces soi-disant bergers ou pasteurs. En effet, au quartier Guitangola, dans la commune de Bimbo, une femme d’autrui a été baisée par un pasteur d’une église. L’acte s’est produit, il y a plusieurs mois. Cette femme s’appelle Aline et son mari se prénomme Alexandre. De leur union, ils ont eu trois (3) enfants. Ils étaient tous deux des chrétiens catholiques. Après la création de cette église, le pasteur a convaincu Aline par des paroles mielleuses à quitter l’église catholique. Ce qui fut fait. A son tour, Aline a réussi aussi à convaincre son époux Alexandre et les deux (2) conjoints se sont fait baptiser par ce pasteur. Mais chose curieuse, quand Alexandre n’est pas à la maison pendant la journée, car c’est un « chercher à manger », le pasteur vient rendre visite à son épouse, pour soi-disant prier avec elle. Or en réalité, il n’en est rien.

Chaque fois qu’il arrive, Aline le conduit dans leur chambre conjugale. Après un semblant de prière, le serviteur de Dieu ne sort pas. Il peut rester pendant deux (2) ou trois (3) heures dans la maison. Un jour, l’une de ses voisines, ne pouvant supporter un tel degré d’adultère, est venue cogner à la porte pour acheter du fagot. Or son objectif était de constater de ses propres yeux ce que font Aline et le pasteur dans la maison. Quand Aline est sortie, elle n’a attaché qu’un pagne autour de son corps et le pasteur est resté dans la chambre. Et sa voisine s’est rendue compte que les deux (2) personnes faisaient de l’amour à l’intérieur et non la prière. Elle a gardé le secret. Aussi, les deux (2) sœurs d’Alexandre ont croisé Aline avec le pasteur à Bimbo alors que les deux amoureux sortaient d’une auberge. Elles n’ont pas signalé ce cas à Alexandre.

Comme un adage dit, « 99 jours, pour le voleur, un jour pour Dieu », Alexandre a fini par attraper le pasteur et sa femme en flagrant délit d’adultère. Il a même voulu porter la main sur le pasteur mais ses amis l’ont conseillé de ne pas agir de la sorte.

Le jour suivant, dès 04 heures du matin, sa femme Aline l’a réveillé et s’est mise à genou tout en lui demandant de la pardonner. Alexandre a pardonné sa femme. Au lieu d’en rester là, Aline et le pasteur ne renoncent pas à leurs relations sexuelles. En l’absence d’Alexandre, ce pasteur, sachant d’avance que ce péché est impardonnable par Dieu, n’a cessé de fréquenter Aline, et ce, toujours au domicile conjugal. C’est ainsi qu’un jour, Alexandre est revenu à la maison trouver sa femme avec ce soi-disant pasteur. Ne pouvant continuer indéfiniment à pardonner cette adultérine, il a décidé de la répudier.

Alors, dans ce cas précis, les groupes de prière ou les églises qui poussent comme des champignons dans la forêt, ne sont-ils pas source d’adultères occasionnant des divorces ? Les exemples sont si nombreux. Nous reviendrons sur d’autres aspects dans notre prochaine parution.

Au regard de ce qui se passe aujourd’hui dans ces lieux de culte, nous exhortons le ministère de l’Administration du Territoire qui délivre les agréments, à revoir sa copie. Aux époux, nous leur demandons de redoubler de vigilance. Qu’ils se méfient de leurs femmes qui aiment trop se rendre dans les groupes de prière. Beaucoup de choses s’y passent et elles sont contraires aux lois divines. Un berger ou un pasteur qui doit guider, protéger son troupeau (les fidèles, les adeptes d’une église), peut-il se comporter ainsi ? La question revient à qui de droit. Quand on vous dit que Dieu est ici, là-bas, faites très attention. De faux prophètes pullulent aujourd’hui dans la ville de Bangui et dans l’arrière-pays. Ils ne cherchent qu’à satisfaire leurs besoins personnels et non à guider les fidèles sur la voie de Dieu. Ils foulent aux pieds les lois divines.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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