LA MINUSCA PORTE LA CROIX, ALORS QUE CE SONT LES ACTEURS...

Vendredi 18 Août 2017 : 08H42

LA MINUSCA PORTE LA CROIX, ALORS QUE CE SONT LES ACTEURS

POLITIQUES QUI COMMANDITENT, PLANIFIENT LES CRIMES ET CARNAGES

 

Minusca et rebelleBatangafo a mis en exergue la manipulation des Anti-Balaka par les acteurs politiques ici à Bangui. Les Forces de Défense et de Sécurité Intérieures sont parfaitement au courant de ces agissements des FACA – Anti-Balaka. Le commando de la mort est parti de Bangui pour Batagafo où l’un des tortionnaires est originaire. Le mal, c’est qu’ils ont intégré le site des déplacés. Qui pouvait douter de leur projet macabre ? C’est à partir du site des déplacés qu’ils opèrent. Braquage de moto et pillage des biens des musulmans. C’est pour attirer les Séléka dans leur sale besogne. Dès que les Séléka interviennent, ils les entraînent sur le site des déplacés pour trancher le contentieux, histoire de prouver qu’ils vivent sur le site. Avec le concours des autorités locales, notamment l’imam, les maires, chefs de villages et autres, les biens sont restitués à leurs propriétaires. Entre temps, ils ont réussi à attirer les Séléka dans la localité. Ils vont récupérer leurs armes cachées quelque part et tendre une embuscade aux Séléka sur le chemin de retour à leur base.

Les représailles des ex-Séléka très disproportionnées s’abattent sur une population civile vivant sur le site des déplacés. Le site est incendié, les populations dispersées dans la brousse avec femmes et enfants, voire les vieillards, laissant sur le site que des morts, la désolation, les ruines. La population civile sans défense ne comprend pas pourquoi le ciel lui tombe sur la tête. Ayant appuyé sur le bouton rouge et que les Séléka ayant perdu certains de leurs hommes, aveugles de colère, se rabattent sur le site pour un nettoyage à sec. Le commando FACA – Anti-Balaka a déjà pris le large et est sur le chemin de retour à Bangui. Ils viennent comme de rien n’était, rendent compte à qui de droit. Les échos médiatiques les confortent dans une mission bien accomplie. Ils attendent une nouvelle mission diabolique.

Ils sont les ressortissants de Batangafo, les natifs en somme. Pour des raisons politiques inavouées, ils exposent leurs propres parents à la foudre des Séléka qui les exterminent. Natifs de la localité, personne ne se doute de leur présence. Ce qui leur facilite l’exécution de leur plan satanique. En toile de fond, Touadéra et la Minusca portent la croix de l’insécurité, des massacres, des destructions, des incendies des villages et des maisons, des coups de pied dans la fourmilière des sites des déplacés. Puisque le fauteuil est vide, il faut le remplir de sang. Or, quand un fauteuil est vide, il faut l’occuper, car la nature à horreur du vide. Contre toute attente, la presse accable la Minusca de tous les maux de la planète. Certains osent, sans en mesurer les conséquences, demander le départ de la mission onusienne. La Minusca est parfaitement au courant des agissements d’une certaine classe politique. Pour nuire à Touadéra, il faut planifier les massacres de ses propres compatriotes, les maintenir dans la misère et la pauvreté absolues. Ces mêmes commanditaires sont à l’affût pour donner des leçons à la Minusca.

Pendant que la Minusca et les autorités du pays se battent pour restaurer la paix et la sécurité, certains acteurs politiques transforment la population civile en animal politique. Les massacres en règle et programmés deviennent des arguments politiques solides. De l’autre, la planification des coups d’Etat et à chaque fois, certains éléments de ces sinistres entreprises, tombent dans les filets de la police avec des preuves accablantes. Pour obtenir l’amnistie, soit dit en passant, il faut une hécatombe, histoire de mettre la pression sur le pouvoir de Bangui. C’est la démence. La folie meurtrière ne fait qu’aggraver le sort des commanditaires. En cas d’amnistie, ces bourreaux vont cohabiter avec les victimes, sourire avec les Centrafricains, manger ensemble, sans scrupule ? Et la somalisation programmée par le clan Bozizé se prolonge au prix de la vie des Centrafricains, ces animaux politiques. Bangassou, Mobaye, Batangafo, les FACA – Anti-Balaka mènent la cadence macabre. Vous voulez exterminer vos frères, allez-y. Mais, il faut laisser la Minusca tranquille. On assiste à un jeu de chat et de la souris entre Anti-Balaka et les Séléka. Tantôt, c’est la coopération, tantôt on se tire dessus et qu’à cela ne tienne, les Séléka doivent comprendre que les Anti-Balaka cherchent à tirer le drap de leur côté et à noircir les Séléka. Les sites des déplacés ne doivent plus servir de cible sous quelque prétexte que ce soit. Les Anti-Balaka ont acquis l’expertise et l’art d’entraîner les Séléka dans une furie meurtrière et dévastatrice.

Les peulhs étant armés, les vols de bétails pour ruiner les éleveurs à baisser un temps soit peu d’intensité. Le génie destructeur des Anti-Balaka et leurs commanditaires a pour cible les sites des déplacés, une concentration compacte des êtres humains. Cette stratégie a des échos retentissants au-delà des mers et des océans. C’est un coup de maître. Les Centrafricains ne sont pas dupes. Et la Minusca ne peut être partout à la fois, ni lire dans la pensée des génies du mal. Dès l’instant que les crimes sont planifiés et exécutés, la Minusca n’y peut rien. Les commandos de la mort savent prendre la Minusca de court. A Gambo, c’est une mission des FACA – Anti-Balaka qui est allé semer la mort et la désolation. L’extermination du peuple centrafricain est programmée par le clan Bozizé et s’exécute à merveille. C’est aux Centrafricains de réagir pour prendre leur destin en main. Le génocide centrafricain porte la marque de Bozizé. Toutes les missions d’extermination de la population civile, partent de Bangui pour des localités qui sont éloignées de la Minusca. La Minusca et la communauté Internationale, notamment le G-8, savent que le véritable brasier qui enflamme la RCA, c’est le clan Bozizé. C’est à eux de libérer le peuple centrafricain du joug de Bozizé.

Lorsqu’on milite pour une bonne cause, on se met à découvert et non dans les ténèbres pour agir. D’où viennent les armes et les munitions qui alimentent les FACA – Anti-Balaka ? Qui donne l’argent pour supporter ces missions ? Il y a anguille sous roche. Le peuple centrafricain est pris en otage par les groupes armés, mais il n’est pas prisonnier pour qu’un fantôme qu’on ne voit pas prétende les libérer. Une chose est sûre, petit à petit, l’étau se resserre. Le véritable bourreau du peuple centrafricain sera connu. La revendication de l’amnistie ne peut justifier ce bain de sang. C’est un plan machiavélique dont les tenants et les aboutissants sont connus : déstabilisation du pouvoir de Bangui. Un acteur politique peut-il passer tout son temps à planifier les massacres de ses propres compatriotes ? Les boucheries de Paoua ne suffisaient pas, il faut une boucherie humaine à l’échelle nationale made in Bozizé. Ce sont des crimes contre l’humanité, des crimes de guerre volontairement planifiés contre le peuple centrafricain. Il faut aussi admettre le revers de la médaille, on ne sait jamais, car le plus fort n’est jamais aussi fort pour demeurer toujours le plus fort. La force et la puissance ont aussi leur limite. Le rêve de Hitler s’est effondré face à une autre puissance plus forte. Et le monde est resté ce qu’il est. Et la vie continue.

Julien BELA  

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