LA MINUSCA DE PARFAIT ONANGA-ANYANGA ET

Vend. 19.10.2018 : 10H48

 

LA MINUSCA DE PARFAIT ONANGA-ANYANGA ET L’UPC D’ALI DARAS A COUTEAU TIRE A BAMBARI

L’arrestation et le désarmement de sept (7) éléments de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) en possession d’armes de guerre par les Casques Bleus de la Minusca à Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka, le 11 octobre dernier, et l’attaque de ces derniers par ces rebelles, ne sont pas de nature à garantir la paix et la sécurité dans cette partie du pays. Comme l’a souligné la Minusca, cette attaque met à mal le processus du dialogue initié par le panel de facilitation de l’Union Africaine (UA). C’est une menace pour la paix.

Quoique la vie ait repris timidement son cours normal dans cette ville, la tension est perceptible entre la Minusca et l’UPC. D’après les informations qui nous parviennent de cette localité, la force spéciale portugaise est déjà à pied d’œuvre dans cette ville. Elle patrouille nuit et jour pour pallier à d'éventuels incidents. Au cas où les hommes de l’UPC s’en prendraient à cette force, elle riposterait. Car, en voyant ces soldats, ils sont sur leurs dents.

Concernant le désarmement des sept (7) combattants de l’UPC, son porte-parole accuse directement la Minusca d’être responsable de l’incident qui s’est produit dans la soirée du jeudi 11 octobre 2018. Pour lui, il ne revient pas aux Casques Bleus de la Minusca de désarmer les combattants. C’est au comité du Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) de faire ce travail.

C’est dans cette atmosphère tendue que nous avons dit que la Minusca de Parfait Onanga-Anyanga et l’UPC d’Ali Daras sont à couteau tiré. La Minusca accuse l’UPC de tirer sur les Casques Bleus. De l’autre, l’UPC pointe du doigt accusateur cette mission onusienne. Cette situation était prévisible. Car vous êtes sans ignorer que les Journées Mondiale de l’Alimentation 2018 (JMA) et des Femmes Rurales (JFR) seront célébrées en différé dans cette ville au mois de novembre prochain. Le président de la République et les personnalités tant nationales qu’internationales y prendront part. A cet effet, il est urgent et indispensable de pacifier la ville de Bambari avant cette manifestation. La Minusca qui avait déclaré « Bambari, ville sans armes, sans groupes armés » doit se jeter à l’eau pour traduire dans les faits son slogan. Toutes ces autorités qui se rendront à Bambari dans les jours à venir ne doivent en aucun cas s’asseoir sur des braises. La Minusca a l’obligation de rendre sain le secteur où se tiendra cette JMA 2018.

L’UPC d’Ali Daras qui a élu domicile dans cette localité après la prise de pouvoir de la coalition Séléka ne l’entend pas de ses oreilles. Elle veut que ses éléments ne quittent pas la ville. Désarmer sept (7) combattants n’est pas synonyme d’attaque contre les soldats onusiens. D’ailleurs, ce que l’UPC oublie, la Minusca était déployée en RCA pour désarmer les groupes armés (Séléka et Anti-Balaka), afin de mieux protéger la population civile. En outre, si Bambari était déclarée « ville sans armes et sans groupes armés », il ne doit pas y avoir des armes qui circulent et des combattants qui déambulent dans les rues. C’est ça le sens de ce slogan. Et l’UPC doit le savoir une fois pour toute. Il ne sert à rien de se dresser sur ses ergots contre la Minusca qui ne fait que son travail. Les Anti-Balaka qui se promènent avec les armes sont aussi arrêtés et désarmés. Pourquoi pas les combattants de l’UPC ?

Ali Daras doit comprendre que le temps du pseudonyme, « le mal nécessaire », est révolu. S’il a toujours estimé pour sa part que la Minusca est déployée en RCA pour le protéger avec ses éléments, il se trompe largement. Les yeux des Centrafricains sont désormais braqués sur cette force onusienne. Une erreur de sa part sera mal prise par le peuple centrafricain et ternira son image pour toujours à l’heure actuelle où les Casques Bleus travaillent main dans la main avec les éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) redéployés dans certaines villes de l’arrière-pays. Nous citons entre autres, Paoua, Bangassou, Dékoa, Bouar et récemment Bambari. Le contingent mauritanien de la Minusca qui a soutenu et continue de soutenir les combattants de l’UPC à Bambari, Mobaye et autres, doit changer de fusil d’épaule. Il a intérêt à prouver dès maintenant sa neutralité, son impartialité dans la crise centrafricaine.

Quant aux combattants de l’UPC qui sont à couteau tiré avec la Minusca à Bambari, nous les exhortons à déposer purement et simplement les armes pour faire la paix. Un groupe rebelle tel l’UPC peut-il défier la Minusca qui est une force internationale ? Une grenouille peut-elle se faire aussi grosse qu’un bœuf. Ali Daras et ses hommes doivent revenir à de bons sentiments pour préserver leur vie. Le rouleau compresseur de la Minusca et des FACA est déjà en marche. L’UPC ne pourra l’arrêter car il est irréversible. Le temps de grâce est passé. Nous profitons de cette occasion pour appeler l’UPC à la retenue. Elle a adhéré au processus DDRR qui est destiné aux groupes armés. Elle ne doit que s’en tenir au lieu de s’en prendre aux soldats de la paix, sachant d’avance que c’est une violation de droit international.

Que cessent les agissements d’Ali Daras et de ses éléments contre les Casques Bleus de la Minusca à Bambari !

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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