LA « MANIPULATION POLITIQUE DES GROUPES ARMES »,

Lundi 30 Oct. 2017: 08H39

LA « MANIPULATION POLITIQUE DES GROUPES ARMES », UN LEITMOTIV DANS LES DISCOURS DU SG DE L’ONU, ANTONIO GUTERRES

Faustin archange touadera et un chief antonio guterresLes leaders politiques centrafricains en ont eu plein la gueule durant la visite du Secrétaire Général (SG) de l’ONU, Antonio Guterres, du 24 au 27 octobre 2017. Les manipulations des groupes armés croyaient passer inaperçues. Il n’y a pas de secret dans ce monde. Les Anti-Balaka sont manipulés et orientés contre les musulmans, pour avoir le coup d’éclat, les effets médiatiques escomptés. Ali Darassa a de son côté, ses manipulateurs qui le téléguident pour massacrer la population chrétienne. Le FPRC a ses branches politiques, les cerveaux à Bangui qui planifient les carnages. Les manipulateurs politiques sont bien connus et sont ici à Bangui. Ces leaders politiques sont complices des massacres du peuple centrafricain, pour des intérêts personnels et égoïstes. La plateforme des groupes armés a également dénoncé les manipulateurs qui tirent les ficelles de la violence. Les leaders des groupes armés ont dénoncé nommément les leaders politiques manipulateurs. Antonio Guterres, le Secrétaire Général de l’ONU, a dénoncé sans ambages les manipulateurs politiques des groupes armés. Peut-on jeter la pierre à la Minusca et en même temps mettre de l’essence sur le feu ?  

Les manifestations montées de toutes pièces le 24 octobre 2017, date d’arrivée du SG des Nations Unies, en sont une belle illustration. Aucun Banguissois n’a répondu à de telles inepties, une pure manipulation. Même les démons de l’enfer se sont calmés durant le séjour de Antonio Guterres. Une organisation de la société civile, n’est la société civile et ne saurait s’exprimer au nom du peuple centrafricain. C’est non seulement une usurpation de compétence, mais en plus, c’est de la malhonnêteté intellectuelle. Les organisations de la société civiles sont nombreuses : la LCDH,  l’OCDH, la presse privée, les artisans, les cultivateurs, les éleveurs, les professions libérales comme celles des pharmaciens, les chômeurs, les commerçants, les organisations de jeunesse, les organisations féminines, les artistes, les confessions religieuses, chrétiennes, musulmanes, et animistes, c’est tout ce monde qui forme « LA SOCIETE CIVILE ». Une organisation de la société civile parle en son nom propre. Il n’y a pas de cafouillage. Un chat est un chat et non une souris.

Les leaders politiques oseront-ils demain, solliciter le suffrage du peuple centrafricain ? Les Centrafricains les attendent au prochain round. Le corps électoral et les militants, ne sont-ils pas inclus au sein du peuple centrafricain ? Certains leaders ont déjà subi le vote sanction du peuple centrafricain, lors des dernières élections de 2015 - 2016. Hillary Clinton a perdu les élections aux Etats Unis ; malgré les révélations sur les cafouillages des Russes dans le processus électoral, elle a accepté sa défaite. Elle ne cherche pas à mettre les bâtons dans les roues de Donald Trump. C’est une démocrate convaincue. Il n’en est pas ainsi en RCA où les échecs électoraux transforment les uns et les autres en industriels de haine, de rancœur, de jalousie, de médisance. Les candidats malheureux sont aigris, grincheux, hypocrites, fourbes, cruels, car tous les moyens sont bons pour barrer la route à Touadéra.  Or, ils font mal au peuple centrafricain, aux électeurs et surtout, à leurs propres militants. Bocaranga, Ngaoudaï, Batangafo, Kaga-Bandoro, Bria, Bangassou, Mobaye, Alindao, Kémbé, Gambo, Zémio, Bambari, Ippy, Ngakobo, les leaders des partis politiques n’ont-ils pas de militants , des électeurs dans ces localités ? Le peuple centrafricain connait ses véritables bourreaux, les leaders politiques qui manipulent les groupes armés.

Les groupes armés jouent encore à la diplomatie et le moment viendra où ceux qui se cachent derrière le doigt de la main, seront mis à nu. Antonio Guterres n’est pas passé par quatre chemins pour lever le voile sur les manipulateurs des groupes armés. Les appels téléphoniques pour galvaniser les massacres, les incendies des villages proviennent de Bangui. Les commandos de la mort partent de Bangui pour allumer le feu dans les provinces. Les sources des rumeurs de coup d’Etat sont toutes identifiées. Tirer à boulet rouge sur la Minusca est une chose, attiser la flamme de la violence en est une autre, mais les leaders politiques, candidats malheureux des dernières élections, jouent sur ces deux tableaux en même temps, de vrais artistes de l’enfer.

Le MLCJ et une bonne partie des Anti-Balaka ont baissé les armes dès l’investiture de Touadéra. Ils sont restés fidèles à leurs engagements jusqu’à ce jour, n’ont-ils pas du sang dans les veines comme les autres ? Le MLCJ s’est résolument tourné vers la réhabilitation d’un parc, avec plusieurs projets pour donner du travail à ses combattants, parce qu’ils aiment leur pays.

Les leaders politiques ont mauvaise presse dans le monde, car ils contribuent à asphyxier   leur propre pays, à massacrer la population civile dont sont issus leurs militants et sympathisants. Le peuple centrafricain doit être vigilant sur ces leaders politiques manipulateurs dont les échos des nuisances ont franchi les monts et les océans. Ils ont osé face à Antonio Guterres déverser leur venin mortel, la réponse a été directe, du berger à la bergère. Comme dit la Bible, « enlève d’abord la poutre dans tes propres yeux, avant de voir ce qu’il y a dans les yeux des autres ». Antobio Guterres n’est pas tombé de la dernière pluie. Il connait l’Afrique et les Africains, bien plus les Centrafricains. Le tableau de la classe politique est humiliant, sinistre, honteux, nul, nuisible à tout effort de paix dans le pays. La Minusca est venue aider les Centrafricains, et non se substituer à eux.

Il y a plusieurs crises graves à travers le monde, mais Touadéra a réussi à ne pas faire oublier la crise centrafricaine : la République Démocratique du Congo, le terrorisme au Sahel, la Syrie, l’Irac, la Palestine et les catastrophes naturelles à travers le monde (tremblements de terre et vents violents comme Maria aux Etats Unis et bien d’autres pays). La RCA n’est pas le seul pays en crise. Curieusement, les manipulateurs des groupes armés qui attisent la flamme de la violence, sont des gens instruits qui suivent les informations à travers le monde. Quel que soit le degré de haine, c’est avant tout leur pays et leurs compatriotes. « Chacun doit défendre son pays », a déclaré le chef de l’Exécutif américain, Donald Trump. En RCA, c’est totalement le contraire : « chacun doit détruire son pays et nuire à la vie de ses compatriotes », c’est la logique des leaders politiques centrafricains. Comment la Communauté internationale peut aider un pays comme la RCA où ce sont les fils du pays qui mettent de l’huile sur le feu ? Antonio Guterres ne peut pas opérer de miracle, si les Centrafricains n’acceptent pas la paix et ne s’y engagent pas fermement. Ceux qui attisent la flamme de la violence, cherchent pourtant le pouvoir, mais est-ce pour gouverner des morts aux cimetières ?

Nous avons tourné le dos au bon sens, à la raison et surtout à Dieu. L’heure est venue de se repentir, de revenir à Dieu, de l’inviter à apaiser nos cœurs pour une paix durable dans notre cher et beau pays, la RCA.

 

Julien BELA 

 

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