LA GLOUTONNERIE FINANCIERE SUICIDAIRE DES DEPUTES ET LEUR Pdt

Jeudi 23 Déc. 2016 : 09H14

LA GLOUTONNERIE FINANCIERE SUICIDAIRE DES DEPUTES ET LEUR PRESIDENT : REDUCTION DU TRAIN DE VIE DE L’ETAT, NECESSITE ABSOLUE

Abdou karim meckassoua

Karim Meckassoua, président de l’Assemblée Nationale, nourrit l’avidité et la gloutonnerie financière suicidaire des députés. L’Assemblée Nationale devient un vrai triangle des Bermudes pour le peuple centrafricain. Touadéra prône la rupture. C’est dire qu’il faut mettre fin définitivement à la gabegie. L’heure est venue de repenser la RCA, après ce Tsunami qui l’a balayée. La crise n’est pas encore terminée. La reconstruction du pays au plan matériel, politique, économique passe par la promotion de la très bonne gouvernance financière et économique. La misère, la mauvaise gestion de la chose publique, sont les principale cause de cette crise dévastatrice. Le bon exemple doit venir d’en haut de sorte que la population sente réellement la rupture, car les plus hautes autorités du pays, auront fait de la réduction du train de vie de l’Etat, leur cheval de bataille. Il est tout à fait impérieux et obligatoire au regard d’un contexte très difficile que traverse le pays, que des mesures drastiques soient prises. Qu’est-ce qui fait courir les Honorables députés ? Ces mesures vigoureuses et rigoureuses doivent attirer les bailleurs de fonds, les investisseurs dans le pays. Comment des députés peuvent demander la lune de miel à un pays dans le coma ? C’est irresponsable et antipatriotique. Bruxelles n’est pas de l’argent liquide à se partager. Les députés veulent se tailler la part du lion dans cet océan de misère, de chômage, de galère ?

Qui peut comprendre une telle logique où des députés baigneraient dans le luxe, l’opulence, avec des salaires et des indemnités faramineux ? C’est une véritable insulte pour la jeunesse et le monde rural. Les députés veulent écraser leurs électeurs qui ploient sous le poids de la misère ? Selon nos investigations, les députés passeraient de un million quatre cent cinquante mille (1.450.000)  à deux millions à (2.000.000) FCFA. Les députés savent-ils ce qu’une telle augmentation peut engendrer dans le pays ? Veut-on piéger Touadéra avec les remous sociaux en chaîne ? Il y a anguille sous roche. L’économie du pays est très en difficulté et l’Etat peine à assurer ses charges régaliennes. Comment la RCA sera-t-elle perçue par les partenaires au développement ? Sommes-nous sérieux ? Les députés oublient-ils les intérêts du peuple qu’ils sont censés défendre ? Les députés auraient dû veiller au grain sur la gouvernance, voir un début d’amélioration des conditions de vie du peuple avant de penser à eux-mêmes. Les primes et indemnités des députés avoisinerait les 72%, d’où « un combat sans merci » entre le président de l’A.N qui prend fait et cause pour ce suicide parlementaire, avec cette avidité financière baleinière alors que le pays n’est pas sorti de l’ornière. C’est non seulement honteux, mais révoltant pour de hauts cadres mieux placés pour mesure la profondeur de la déconfiture du pays.

Et oui, pour « tuer son chien, il faut l’accuser de rage ». Un ministre ne peut plus assurer les missions d’Etat parce que les députés l’attendent ? Les députés se volatilisent-ils ? Un ministre en mission peut-il être interprété comme un affront ? Thomas Sankara, pour faire du Burkina-Faso ce qu’il est aujourd’hui, a réduit de 22 % tous les salaires. Ces économies ainsi réalisées, ont été transférées dans des secteurs vitaux (construction des infrastructures routières, sanitaires modernes, des salles de classes, la sécurité alimentaire et des habitants etc.) Il a imposé la consommation locale aux Burkinabé. Avec une mentalité aussi exécrable des Centrafricains, même des hauts cadres, comment pousseront-ils le gouvernement vers le progrès ? La priorité à Bruxelles était-elle les primes et indemnités des députés ? Les députés pensent d’abord à eux-mêmes avant le peuple. Quelle bizarrerie !

Les députés creusent très tôt la tombe du peuple qui a pris tous les risques, notamment sous les balles nourries. Nous pensions qu’Henri Marie Dondra faisait du tourisme, alors qu’il est à Yaoundé pour préparer une importante rencontre de la directrice générale du FMI et les Chefs d’ Etat de la CEMAC. Les députés doivent revenir à la raison, revenir sur terre que de rêver. Nous estimons que le président de la commission finance Martin Ziguélé, réussira à dégonfler les députés, à leur faire prendre conscience de la réalité du pays. La crise est encore là. La RCA sera ridicule, si un tel projet venait à passer. Les salaires ont été payés pendant plusieurs années par la communauté internationale. A peine quelques mois seulement et ce sont les députés qui veulent mettre le feu au pays, décourager la communauté internationale, sabrer tous les efforts de sortie de crise. Il n’y a qu’en RCA qu’une telle aberration n’émeut personne.

De plus le budget 2017 est très déséquilibré et pose un problème de balance. Il y a urgence en la demeure pour que la Loi des Finances soit votée dans le temps imparti. La Communauté internationale a l’œil rivé sur le patriotisme des Centrafricains à travers cette Loi des Finances 2017.

Julien BELA

 

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