LA DIRECTION GENERALE DE LA DOUANE SUR LA SELLETTE DES ENNEMIS

Vendredi 13 Janvier 2017 : 10H45

LA DIRECTION GENERALE DE LA DOUANE SUR LA SELLETTE DES ENNEMIS DE LA REPUBLIQUE : S’AGIT-IL DE PROPAGANDE MENSONGERE ET POURTANT…

Frederic theodore inamo dg douane  

Depuis quelques temps, la directrice générale de la douane et des droits indirects fait face à des critiques acerbes venant de la part des ennemis de la République  et du développement. Ces critiques sont-elles fondées ? L’actuel Directeur Général (DG) de la douane et des droits indirects et toute son équipe ne sont-ils pas à la hauteur de leur tâche par rapport à l’ancienne équipe conduite par Madame Rachel Yangakola ? Les recettes générées par cette institution étatique sont-elles en dessous des prévisions ?

En effet, la direction générale de la douane et des droits indirects est l’un des piliers pourvoyeurs ou générateurs des recettes publiques. De ce fait, elle occupe une place prépondérante dans l’exécution du budget de l’Etat centrafricain. Son rôle traditionnel est celui de la perception des recettes douanières. Et sa mission classique et traditionnelle est celle de renflouer la caisse de l’Etat qui est le Trésor Public. La douane est donc l’un des fournisseurs des ressources financières à l’Etat centrafricain afin que celui-ci fasse face à ses dépenses régaliennes, à savoir le versement des salaires aux fonctionnaires et des soldes aux militaires, policiers et gendarmes, la création d’emplois, la construction des écoles, des hôpitaux, des routes etc.

Après la crise déclenchée par la coalition Séléka et l’avènement des Anti-Balaka le 05 décembre 2013, la plupart de nos villes de provinces qui devraient en principe participer activement en termes de réalisation des recettes dans le budget de l’Etat à concurrence d’un pourcentage assigné par rapport à ses potentialités, sont occupées par des combattants des groupes armés. Les recettes que la douane doit  percevoir, vont directement dans les poches de ces derniers. Donc, ces recettes échappent totalement au contrôle de l’Etat. Seuls le corridor Bangui-Béloko et l’aéroport Bangui-M’poko, si nous pouvons le dire, restent et demeurent les principaux canaux de collecte des recettes douanières.

Même après le retour à l’ordre constitutionnel le 30 mars 2016 jusqu’à ce jour, et la mise en place de nouvelles autorités issues des urnes, bon nombre de nos villes de l’arrière-pays restent encore sous les bottes de ces seigneurs de guerre. Malgré tout, l’actuel DG de la douane et des droits indirects s’attèle activement à la mobilisation des recettes douanières et à la mise en place des réformes voulues par le gouvernement qui doivent permettre la sécurisation desdites recettes. Son objectif est de parvenir à la modernisation de la douane centrafricaine, ainsi qu’à la bancarisation de toutes les recettes provenant de cette institution.

S’agissant des recettes douanières que certains pensent qu’elles sont en dessous des prévisions, une investigation que nous avons menée auprès de la direction générale de la douane et des droits indirects, nous a permis d’entrer en possession des chiffres pour les années 2015 et 2016. Et l’évolution comparative des recettes douanières de ces deux (2) années se présentent ainsi : en 2015 les prévisions du FMI des recettes en cash étaient de 28.300.000F CFA ; celles de 2016 se chiffraient à 41.500.000.000F CFA. Les réalisations de la douane étaient respectivement de 35.503.755.592 FCFA pour 2015 et 46.929.768.695 FCFA en 2016. Les écarts s’élèvent à 13.200.000.000 FCFA (2015), soit un pourcentage de 146, 64% et 11.426.013.103 (2016), pour un pourcentage de 132,18%.

En ce sui concerne les recettes d’ordre, les prévisions étaient de 11.265.299.000 FCFA  en 2015, et 17.226.250.000F CFA en 2016. Les réalisations de la douane pour l’année 2015 et l’année 2016 sont respectivement de 70.237.257.505 FCFA et de 39.117.366.723 FCFA, soit des écarts de 5.960.951.000F CFA (2015) et -31.119.890.782 FCFA. Les pourcentages respectifs sont de 152,91% pour 2015 et 55,69% pour 2016.

A la lumière des prévisions, nous pouvons affirmer sans nous tromper que les recettes douanières sont nettement supérieures à celles-ci. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Alors, pourquoi s’acharner sur le DG de la douane, Frédéric Théodore Inamo, en dépit des efforts consentis avec comme corollaire la réalisation des prévisions en matière des recettes ? Malgré cela et d’après nos  investigations, des hiboux, des vautours des rapaces, des bras cassés, des inaptes, des hyènes, se permettent le luxe de parcourir les ambassades et les sièges de certains partenaires financiers pour propager des mensonges concernant cette administration financière qui continue de subir le choc de cette crise comme toutes les autres administrations publiques. Partout où ils passent, ces démons et sorciers de l’enfer affirment haut et fort que le nouveau DG de la douane ne parvient pas à atteindre ses objectifs en matière de prévision des recettes. Et les chiffres énumérés ci-dessus ?  Nous disons purement et simplement à ces ennemis de la République et du développement qui propagent des allégations mensongères dans le seul but d’empêcher le décaissement des fonds arrachés à la table ronde de Bruxelles, que l’époque où les recettes de la douane étaient transportées dans les sacs communément appelés « Banco » est révolue. La République centrafricaine est passée de la « bancorisation » à la bancarisation des recettes douanières. Il suffit pour ces personnes de se rendre à la direction générale de la douane pour se rendre à l’évidence. Les statistiques sont là. Pour notre part, nous constatons avec amertume que la RCA est  et continue d’être victime de la méchanceté humaine, de la haine de l’autre. Les résultats probants enregistrés par le gouvernement au plan financiers, couronnés par le succès de la conférence des donateurs à Bruxelles, suscitent la  jalousie des ennemis de la République.

Mais un proverbe algérien dit, « dans une contestation, ne te laisse pas gagner par la colère, elle t’enlève une  partie de la force et te livre désarmé à ton ennemi ». Bonne continuation de mobilisation des recettes douanières au DG. « Les chiens aboient, la caravane passe », dit-on.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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