LA CRIMINALITE, LE GRAND BANDITISME, LES ...

Mercredi 12.04.2017 : 08H22

LA CRIMINALITE, LE GRAND BANDITISME, LES AFFRONTEMENTS INTER-GROUPES ARMES NE FAVORISENT GUERE LA PAIX : LES MINISTRES DE LA SECURITE PUBLIQUE ET DE LA DEFENSE DOIVENT AGIR

Deplaces 1La République Centrafricaine de feu président fondateur Barthélemy Boganda est-elle à la croisée des chemins ? Il ne fait aucun doute. Depuis quelques temps, la Centrafrique fait face à la criminalité, au grand banditisme, aux affrontements quasi-quotidiens entre les groupes armés, notamment la coalition FPRC-MPC-RPRC menée par Nourredine Adam et l’UPC de Ali Daras qui se regardent aujourd’hui en chiens de faïence.

Si à Bangui, nous observons un calme, du moins précaire, disons-le, par contre dans l’arrière-pays, la criminalité, le grand banditisme battent leur plein. Il ne se passe pas un jour sans que des combattants des groupes armés et certains individus malintentionnés, par la consommation des drogues, surtout les chanvres indiens et autres stupéfiants, commettent des crimes sur leurs concitoyens. Des témoignages qui nous parviennent sont troublants et dangereux pour le devenir de la RCA. Aujourd’hui, certains compatriotes n’hésitent pas à utiliser des armes blanches contre leurs semblables. Les différends entre des personnes qui se tranchaient chez les chefs des villages et quartiers ne se font plus. En l’absence de l’autorité de l’Etat dans certaines villes de la RCA, les gens préfèrent faire leur loi. Ceux qui se croient plus forts que les autres, surtout les rebelles et des personnes qui détiennent des armes par devers eux, agissent comme bon leur semble, pour la simple raison qu’ils ne sont nullement inquiétés par les Casques Bleus de la Minusca. Ils n’hésitent un seul instant à commettre des actes barbares. Tabasser, molester, poignarder, faire la justice populaire, sont devenus monnaie courante en Centrafrique. Même les forces de sécurité intérieure (gendarmes et policiers) ne sont pas épargnées par ces actes criminels et ce grand banditisme. Prendre un bien d’autrui par la force est le jeu préféré des jeunes centrafricains. Arrêter un individu et le mettre en prison que ces rebelles ont même créée, n’est pas à démontrer. Dans nos villes de l’arrière-pays, ces criminels, ces-hors-la loi sont tous des policiers, des gendarmes, des militaires. Pour les combattants Séléka, n’en parlons pas. Les commissariats, les brigades de la gendarmerie territoriale, les postes de douanes et autres, leur reviennent de droit. Tous les travaux qu’exécutaient ces forces de l’ordre, formées par l’Etat, appartiennent désormais à ces malfrats qui maltraitent le peuple centrafricain à longueur de journée. Tout se passe comme si l’épée de Damoclès est suspendue par ces criminels sur la tête des centrafricains. Ce ne sont pas les populations de Boda, Mingala, Alindao, Bakala, Ippy, Bria, Kaga-Bandoro, Koui, Ngaoudaï, la liste est longue, qui nous démentiront. Les Centrafricains sont terrorisés, abattus comme des bœufs ou écrasés comme des mouches. Un individu ne peut hausser le ton devant ces bandits de grand chemin, sous peine d’être abattu froidement. Nos compatriotes de l’arrière-pays se terrent chez eux et n’osent sortir de peur de recevoir des foudres. Où va la RCA après le Tsunami de la Séléka ? D’où nécessité pour le ministre de la Sécurité Publique de déployer en grand nombre les gendarmes et les policiers dans les villes en proie à la criminalité et au grand banditisme. Malheureusement aujourd’hui, l’effectif de ces forces de l’ordre laisse à désirer. Le recrutement des 500 gendarmes et policiers lancé depuis le mois de février est loin de voir le bout du tunnel. Les candidats à cet enrôlement s’impatientent et ne savent plus à quel saint se vouer pour avoir des informations claires sur ce recrutement. Et profitant de cette absence des forces de sécurité intérieures dans certaines villes, les criminels et les bandits de grand chemin poussent comme des champignons dans la forêt. Quel pays ?

Au lieu d’en rester là, les affrontements diluviens, intermittents entre les groupes rivaux de la Séléka, viennent se greffer à cette criminalité, ce grand banditisme. Des pertes en vies humaines sont enregistrées quotidiennement parmi les populations civiles qui n’aspirent qu’à la paix, rien que la paix. Au vu et au su de tout ce qui se passe en RCA, un observateur serait tenté de dire que les démons de l’enfer sont tombés sur la tête des Centrafricains, surtout les rebelles et des individus malintentionnés. Et ce sont ces créatures étranges qui tourmentent ces ennemis de la République et du peuple. Car, en aucun cas, une crise n’a tant duré en Centrafrique depuis que ce pays est devenu indépendant dans les années 60.

Les ministres de la Sécurité Publique et de la Défense, Jean Serges Bokassa et Joseph Yakété doivent dépêcher des gendarmes, policiers et FACA dans l’arrière-pays pour mettre fin à cette criminalité, ce grand banditisme dans les villes. Ce faisant, nos compatriotes espéreront un jour au retour de la paix et de la sécurité. Dans le cas contraire, ces criminalités et banditisme engendreront d’autres crises qui seront encore plus catastrophiques pour la RCA.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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