LA CPS OU L’EPEE DE DAMOCLES PLANE :

Lundi 27.11.2017 : 10H06

LA COUR PENALE SPECIALE OU L’EPEE DE DAMOCLES PLANE : LES AUTORITES DU PAYS ET LA MINUSCA SONT DES CIBLES A LA MOINDRE ETINCELLE

Touad et procureur cps 2L’évènement du Lycée Technique donne la mesure de l’électricité qui est dans l’air à Bangui. Une campagne féroce de désinformation est menée contre la Minusca et indirectement les autorités du pays. La campagne vise à présenter la Minusca comme la peste sécuritaire en RCA. En réalité, c’est le voleur qui crie au voleur. La Minusca est venue pour aider les Centrafricains qui sont incapables de régler leurs propres affaires. Ce sont des hommes, des femmes qui ont du sang, de la chair et des os comme nous. Ce sont des pères et des mères de famille qui ont abandonné leur pays, leur foyer, leurs parents pour se mettre au service de la paix. L’Opération Sangaris a plié bagages. Les Centrafricains ont beau pleuré, les troupes françaises sont parties. Mais les Centrafricains continuent de s’entretuer à Bangassou, Alindao, Bria, Kaga-Bangodoro, Batangafo, Bocaranga, Zémio, à qui la faute ?

Admettons que les Nations Unies décident de retirer la Minusca de la RCA, qui peut arrêter la spirale de la violence, de la cruauté, de l’horreur ? Les deux (2) Congo ont retiré leurs contingents, ce sont les Centrafricains qui en souffrent. C’est exactement ce que recherchent les groupes armés qui intoxiquent les populations contre la Minusca. Dans la seconde qui suit le départ de la Minusca, Séléka et Anti-Balaka s’affronteront ici à Bangui. Qui seront les victimes ? C’est cette population civile qu’on manipule, sans en mesurer les conséquences. La Minusca a des failles certes qu’il faut critiquer, afin que les Nations Unies corrigent les tirs et réajustent la mission de maintien de la paix. Il y a des contingents qui n’ont pas leur raison d’être au sein de la Minusca : les Mauritaniens qui prennent fait et cause pour un camp; les Pakistanais, les Bangladeshis et les Marocains. Les Centrafricains se mettent le couteau à la gorge en généralisant et en agressant  tout ce qui est Minusca. Au Congo-Démocratique, un pays qui dispose de son armée, de la gendarmerie, de la police, il y a la Monusco depuis 20 ans. Contrairement à la RCA qui n’a ni armée, ni police, ni gendarmerie et à la merci des groupes armés qui s’adonnent au festival de tueries, de massacres et de destructions systématiques du pays.

Que veut réellement la jeunesse centrafricaine, la vie ou la mort ? Les autorités du pays et la Minusca se battent nuit et jour pour ramener la paix et donner du travail à la jeunesse. Mais si cette jeunesse doit naviguer à contre courant de ses propres intérêts , sans aucune capacité de discernement, la RCA n’a aucun avenir. Quant à la jeunesse scolaire, son sort est d’autant plus pire, car le système éducatif est en perte vertigineuse de vitesse. Il y a un déficit cruel d’enseignants, des écoles sont fermées depuis plusieurs années, beaucoup d’enseignants ont été tués, faut-il empirer la situation ? La jeunesse centrafricaine doit s’engager à fond pour la paix, la sécurité, la stabilité et le développement. Les hommes politiques ont leur avenir dans le dos ; ils sont au crépuscule. Aucune œuvre humaine n’est parfaite, à plus forte raison, celle des Centrafricains que celle de la Minusca.

Suite à l’accident ayant entrainé la mort d’un élève du Lycée Technique, des esprits sataniques ont récupéré l’évènement à d’autres fins. Tout ce qui est Minusca a essuyé des injures, des insultes, des agressions tant verbales que physiques. Il y a des Centrafricains, civils comme militaires, qui conduisent les véhicules de la Minusca. Certains véhicules de la Minusca sont affectés dans des services de l’administration centrafricaine.

Le mois de décembre sera celui de tous les risques, tant pour les autorités du pays, la Minusca, que pour la ville de Bangui. La fête du 1er décembre 2017 ne mérite pas d’être célébrée, afin que chaque centrafricain médite son sort chez lui. A une semaine, la tension est électrique. Si les Centrafricains ne veulent pas la paix, de grâce, il ne faut pas s’en prendre à la Minusca. De nuit comme de jour, sous le soleil comme sous la pluie, dans la chaleur comme dans la fraîcheur, ces soldats de la paix font de leur mieux pour nous protéger, pour éviter le pire, le génocide. La Cour Pénale Spéciale (CPS) empêche bien des gens de dormir. Or, c’est le peuple centrafricain tout entier, y compris la jeunesse, qui a réclamé haut et fort, cette juridiction singulière. Les bourreaux utilisent tous les artifices pour détourner les Centrafricains du chemin de la justice.

C’est la Minusca qui est le bras d’acier de la CPS, celle qui va arrêter les bourreaux , les grands criminels, les violeurs pour les remettre à la justice (CPS). Les bourreaux mènent en ce moment une campagne de diabolisation de la Minusca et des autorités du pays. Le Forum National de Bangui (FNB) est encore vivace. C’est là que les Centrafricains ont réclamé que justice soit rendu e aux victimes. Il n’y a rien de plus cancérigène au monde que l’ignorance. Comment comprendre que ce sont les bourreaux du peuple centrafricain qui diffusent insidieusement cette campagne de désinformation, d’intoxication, renversent tous les raisonnements, d’où la tête en bas et les pieds en haut.

Les Anti-Balaka et les Séléka sont à l’affût de la moindre étincelle, pour semer le chaos. Ce sont les Centrafricains qui ont accouché la CPS, ils doivent l’entretenir, la protéger, la nourrir, pour qu’elle s’affirme. Fort heureusement, bien des contingents comprennent que les Centrafricains sont encore dans l’Allégorie de la Caverne et prennent les ombres pour la réalité. Il faut un demi siècle pour que les Centrafricains sortent de la caverne. L’éducation est un véritable défi en RCA afin que chacun discerne le bien du mal, le faux du vrai, la désinformation de l’information, la manipulation du jugement personnel. La Minusca est un rempart sans faille aux génocides. Les Nations Unies sont entrain de faire de leur mieux pour  tenter de réduire les dérapages. Mieux vaut la Minusca que rien. C’est le bras armé de la Cour Pénale Spéciale et les Centrafricains doivent la soutenir pour être conséquents avec eux-mêmes. Nul ne peut vouloir une chose et son contraire en même temps.

Les Centrafricains ont demandé l’embargo, sans savoir de quoi cela retourne. Les Centrafricains ont demandé la justice, mais ne semblent pas soutenir leur logique. Ils ont consenti un sacrifice pour élire leurs représentants, mais semblent tournés le dos à la démocratie et à la liberté. De même, ils demandent tout, mais ne font aucun effort pour restaurer la paix. Un peuple qui vogue au gré des vagues de la mer et des océans, sans principe, ni conviction. Un peuple qui se complait dans la souffrance, la misère, la pauvreté. Les commerçants se plaignent mais ne font rien pour la paix. Les syndicats s’agitent, mais ne pèsent pas dans la balance en faveur de la paix.

Au Km5, les commerçants ont compris l’importance de la paix et ils la préservent. Les enfants de la rue du Centre-ville, manipulés pour semer le chaos, ont craché le morceau parce que le partage de l’argent de cette sale besogne a posé problème. Ceux qui sont lésés, ont fait le grand déballage sans citer de nom. Les mains noires sont toujours aux aguets.

La Minusca devient un bouc émissaire pour les leaders politiques, les députés de la nation, la société civile et tout le reste. C’est la Minusca qui doit assurer notre propre destin. La Minusca, loin s’en faut, ne peut se substituer aux Centrafricains qui doivent construire un pays où il fait bon vivre, pour eux-mêmes et pour les générations futures.

A bon entendeur, salut !

 

Julien BELA 

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