LA COMMUNE DE NIEM-NYELOWA ENVAHIE PAR LES ELEMENTS DES 03R :

Lundi 08 mai 2017 : 09H11

LA COMMUNE DE NIEM-NYELOWA ENVAHIE PAR LES ELEMENTS DES 03R : 14 MORTS, DES BLESSES, DES MAISONS INCENDIEES

Sidiki 2« Chose promise, chose faite ». Après plusieurs tentatives de conquête de la commune de Niem-Nyélowa, Sidiki et ses hommes ont enfin réussi. Cette localité située dans la ville de Bouar vient d’être secouée par des détonations d’armes de tout calibre, dans la journée du jeudi 04 mai 2017. Ce sont les éléments du mouvement 3 R (Retour, Réclamation, Réhabilitation) du tristement célèbre Camerounais Sidiki qui sont entrés en action.

D’après le député de Bouar 4, Jonas Donan, « quatorze (14) personnes ont été tuées, mais ce nombre peut s’alourdir. Plusieurs personnes ont été blessées et de nombreuses maisons incendiées ». Certainement que les habitants de cette commune ont trouvé refuge dans la brousse. D’autres seraient entrain d’affluer vers Bouar. Les hommes de Sidiki sont-ils devenus maîtres de cette commune ? Est-ce qu’elle est tombée sous leur contrôle ? Ont-ils fait des incursions et se sont retirés de la localité ? Autant de questions qui nécessitent des éclaircissements. Malheureusement, aucune déclaration n’a été faite par la Minusca qui se trouve dans la ville de Bouar. Le gouvernement de son côté n’a pas réagi à l’attaque de la commune de Niem-Nyelowa par les rebelles des 3R. L’honorable député de Bouar 4 n’est pas passé par quatre chemins pour demander au gouvernement et à la Minusca de prendre leurs responsabilités afin d’arrêter ce regain de violence, observé dans la commune de Niem-Nyélowa. Cette demande s’apparente à un cri de détresse lancé par l’élu de la nation à l’Exécutif et aux responsables de la Minusca.

Pour votre gouverne, c’est depuis plusieurs mois que Sidiki et ses hommes cherchent par tous les voies et moyens à s’emparer de cette localité. Ils s’étaient affrontés avec les Anti-Balaka et un contingent de la Minusca. Au moins une vingtaine d’éléments de Sidiki avaient trouvé la mort dans ces affrontements meurtriers. Les fugitifs avaient promis de revenir un jour s’emparer de cette localité. Finalement ils ont tenu à leur parole. Leur plan machiavélique d’occupation de cette localité est devenu réalité aujourd’hui, puisqu’aucune stratégie militaire n’a été mise en place par les Casques Bleus de la Minusca pour barrer la route à ces criminels, ces hors-la-loi, ces bandits de grand chemin qui écument à petit feu, à l’heure actuelle, les habitants de Niem-Nyélowa. Car, au moment où nous mettons sous presse, des hommes de Sidiki continuent de poursuivre dans la brousse, nos compatriotes de Niem-Nyélowa. Et à l’allure où vont les choses, les morts et les blessés ne se comporteront plus. Cette commune ressemblera au désert de Sahara ou aux villes de Sodome et Gomorrhe. La situation sécuritaire n’est plus aux beaux fixes. Les têtes continueront à tomber, si rien n’est fait pour stopper la furie meurtrière des hommes de Sidiki.

La Minusca et le gouvernement doivent agir vite pour alléger la souffrance des Centrafricains en général, et celles de Niem-Nyélowa en particulier. Si avant-hier, on a enregistré 14 morts dans la commune de Niem-Nyélowa, hier, 10 à Kaga-Bandoro et aujourd’hu 20 à Bakouma, en trois (3) jours, le nombre de victimes est de 44. Dans un mois, nous totaliserons au moins 440 tués, si le cycle est perpétuel. En un an, imaginez-vous les pertes en vies humaines ? Les Centrafricains sont-ils des animaux qu’on peut traîner à l’abattoir continuellement ?

Trop, c’est trop. Les groupes armés ont débordé le vase et franchi le seuil de l’intolérable. A quoi, a servi l’entrée, des 14 groupes armés dans le Comité Consultatif et de Suivi du programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) ? Est-ce pour accélérer le massacre, la tuerie des civils ou pour faire la paix. La participation des 3R au Comité Consultatif et de Suivi n’a pas sa raison d’être. Il trompe le peuple centrafricain car à moins de quelques semaines, les rebelles ont repris les tueries et les incendies des maisons. Du Nord au Sud, de l’Est à  l’Ouest, c’est toujours le même refrain : dix (10), vingt (20), voire cent (100) personnes tuées par-ci, par-là, des blessés, des maisons incendiées. Où allons-nous ? Où va la RCA ? Aux enfers ou dans l’abîme ?

Et l’insécurité généralisée qu’on observe aujourd’hui n’émeut nullement les 15 membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU. Ils campent toujours sur leur position, à savoir le maintien de l’embargo sur les armes et autres effets militaires à destination de la RCA. Nous pensons pour notre part que le Comité de Sanction de l’ONU s’en fout pas mal des tueries des Centrafricains à grande échelle par les groupes armés. Tout porte à croire qu’un plan machiavélique d’extermination des Centrafricains est mis en place car, les évènements meurtriers qui se succèdent en Centrafrique à n’en point finir, dépassent l’entendement humain.

L’époque de caresser dans le sens du poil, Sidiki, Nourredine, Alkhatim, Daras et tant d’autres, est révolu. Mieux vaut les arrêter, les traduire en justice afin qu’ils répondent de leurs actes. Des mercenaires étrangers ne peuvent continuer inlassablement à marcher sur nos orteils. Que cette situation cesse.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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