LA COMMUNE DE HAUTE BAÏDOU DANS LA TOURMENTE :

Jeudi 16.03.2017 : 09H40

Peuhl 2

LA COMMUNE DE HAUTE BAÏDOU DANS LA TOURMENTE :

LES PEUHLS DE ALI DARAS ONT ENCORE EGORGE DES INDIVIDUS, INCENDIE DES MAISONS

 

Les habitants de la préfecture de la Ouaka dont le chef-lieu est Bambari seront-ils vraiment en paix ? Difficile de le dire, tant que Ali Daras ne sera pas arrêté et traduit en justice pour répondre de ses actes.

Après le soi-disant départ de ce nigérien de la ville de Bambari, on nous fait dire que cette localité est calme, que les gens vaquent normalement à leurs occupations habituelles. Est-ce vrai ? L’avenir nous le dira, puisque les responsables onusiens ont déclaré Bambari, « Ville sans armes », « ville sans groupes armés ». Mais ce qui se passe à la périphérie de cette localité dépasse l’entendement humain.

Avant-hier, deux (2) villages, non loin de la ville de Bambari, ont été attaqués par les peuhls de l’UPC. Le bilan était lourd : onze (11) morts, et des dizaines de maisons incendiées, à en croire le député de Bambari 3. Pris de peur, les rescapés se sont refugiés dans la brousse et leur condition de vie est très, très déplorable. Aujourd’hui ils sont à la merci, non seulement des peuhls qui les pourchassent, mais aussi des bêtes sauvages, des reptiles, des moustiques. Sortiront-ils indemnes de cette situation humanitaire très dramatique, puisque les humanitaires n’ont pas accès à ces villages ? Dieu seul le sait.

Hier, ce fut le tour de la commune de Haute-Baïdou, toujours dans préfecture de la Ouaka, d’être dans la tourmente. Selon un habitant joint au téléphone, « des peuhls lourdement armés s’en sont pris aux habitants de ladite commune. Des hommes, des femmes, des enfants ont été égorgés, des maisons brûlées, depuis le 1er mars à ce jour. Ils ont installé quatre (4) bases dans cette commune. Des chrétiens et des individus appartenant à l’ethnie Rounga sont les plus visés par ces peuhls de Ali Daras, sans foi, ni conscience. Beaucoup d’habitants ont trouvé refuge dans la brousse et vivent en dessous du seuil animal. Par manque de structure sanitaire (maternité), les femmes accouchent dans la brousse à même le sol ».

Le témoignage de cet habitant est accablant. Il s’avère indispensable que la Minusca et le gouvernement prennent des dispositifs sécuritaires pour protéger ces pauvres citoyens qui sont constamment massacrés par les hommes (peuhls) de Ali Daras. Nos compatriotes dans la préfecture de la Ouaka sont des êtres humains au même titre que les autres. De ce fait, ils doivent bénéficier de la protection des Casques Bleus de la Minusca tout comme  leurs concitoyens de Bambari. Car, on ne peut protéger certains et abandonner les autres dans la gueule des seigneurs de guerre. La protection doit être égale de part et d’autre. Comment comprendre que les habitants au Centre-ville de Bambari jouissent d’une protection maximale des soldats onusiens pendant que ceux qui sont aux alentours, sont constamment massacrés, leurs maisons incendiées ? C’est vraiment absurde. C’est une injustice. Et les Centrafricains s’interrogent ainsi : les slogans des responsables onusiens, « ville sans armes », « ville sans groupes armés », ne concernent-ils pas la commune de Haute Baïdou et d’autres qui font partie intégrante de la ville de Bambari ? Qu’on nous le dise. Faut-il sécuriser les uns et sacrifier les autres ?

Et pourtant, la Minusca dispose d’une armada impressionnante de guerre. Nous citons entre autres des chars, des avions de combat, des radars ultramodernes. A quoi cet armement est destiné ? Est-il un pur décor de l’ONU en Centrafrique ? Du jour en jour, des têtes tombent dans la  préfecture de la Ouaka en général et la ville de Bambari en particulier. Les actes barbares de ces malfrats, ces criminels, ces hors-la-loi, ces va-t-en-guerre sur les civils, se poursuivent allégrement sous la barbe des Casques Bleus de la Minusca et devant leurs radars ultramodernes. Sont-ils vraiment prêts, déterminés à protéger le peuple centrafricain ? Sont-ils ici pour d’autre chose ou pour la protection de la population civile ? Leur principale mission qui est la protection des civiles, a-t-il fondu comme du beurre au soleil ou s’est répandu dans la nature comme une traînée de poudre ?

Au regard des actes indignes, bestiaux, inhumains, barbares des combattants de l’UPC, principalement les peuhls sur la population civile, il est capital et urgent d’arrêter ce « mal nécessaire » qui est Ali Daras. Les exactions de l’UPC ont débordé le vase et franchi le seuil de l’intolérable. D’où nécessité de mettre un terme à leurs agissements. Et nous pensons pour notre part, que la coalition FPRC-MPC-RPRC menée par Nourredine Adam pour capturer vivant Ali Daras n’était pas mauvaise. Ce soi-disant général Ali Daras a fait trop de mal aux habitants de la préfecture de la Ouaka et même celles de la Bassa-Kotto, Haute-Kotto et une partie du Mbomou. C’est déjà assez trop. Le peuple centrafricain est fatigué et en a marre des atrocités de Ali Daras et ses peuhls. Un mandat d’arrêt doit être lancé à l’endroit de ce sanguinaire pour que la population de la Ouaka vive en paix.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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