LA COALITION FPRC, RPRC A BAMBARI, ALEXANDRE NGUENDET ET LE ...,

Jeudi 09.03.2017 : 08H58

LA COALITION FPRC, RPRC A BAMBARI, ALEXANDRE NGUENDET ET LE RPR A BANGUI, MEME COMBAT : ANEANTIR ALI DARASSA ET L’UPC

Nguendet et ali darassAlexandre Ferdinand Nguéndet est un produit made in Séléka. Cela n’est un secret pour personne. Dès le rugissement des Séléka à Bria, puis à Bambari, Alexandre Ferdinand Nguédet ouvre le front politique à Bangui, avec une grande marche de soutien ferme à la coalition Séléka. Toute peine mérite un salaire, dit-on. Djotodia autoproclamé président de la transition, renvoie l’ascenseur à Nguédet. C’est l’ascension fulgurante dans toute sa majesté. Nguéndet est propulsé sans bavure à la tête du Conseil National de Transition (CNT). Les épisodes extrêmement sanglants dans la ville de Bangui et sur l’ensemble du pays, n’entameront en rien son morale. C’est la lune de miel au restaurant « d’Ali-Baba ».

Il est surprenant que Nguéndet puisse extraire du lot des rebellions, Ali Darassa pour en faire une cible privilégiée, l’homme à abattre. Pendant qu’il présidait le CNT, Bambari était à feu et à sang. Le général Zoundéko avait son Etat Major à Bambari, de même que Ali Darassa. Pourquoi choisir un camp contre un autre ? Alexandre Ferdinand Nguéndet cherche à reprendre pied à Bambari. Il fait un cours de rattrapage pour effacer la flagrante trahison de la population de Bambari, sacrifiée sur l’autel du perchoir. Juste une petite déclaration à la presse suite à l’agression de sa garde rapprochée.

La recherche de la paix est l’affaire de tous les Centrafricains, elle n’est pas sélective. Les partis politiques sont démissionnaires devant la patrie en péril. Malgré l’appel à une « Union Sacrée », c’est le silence de cimetière. En face de l’Union Sacrée, c’est le « moi » qui s’impose. Chaque leader politique s’est terré dans sa cage. La sécurité, la paix, c’est l’affaire de Touadéra, c’est lui qui est élu.

Pour d’autres leaders politiques, « j’ai fait telles ou telles propositions... ». Le reste ne les intéresse pas. Et les militants sont massacrés, leurs villages incendiés, personne n’ose lever le petit doigt pour protester. Certains manipulent les groupes armés. Beaucoup de leaders politiques traînent des casseroles. Alors, ils ne peuvent se mettre en exergue. Pour mieux vivre, ils doivent vivre hermétiquement cachés, pour se faire oublier. Quant à la fameuse société civile par défaut, tous les efforts se concentrent curieusement sur les victimes et leur indemnisation. Pour en arriver là, il faut la paix.  La charrue est mise avant les bœufs. C’est le rideau de fer derrière lequel se barricade cette soi-disant société civile. Les partis politiques et la société ne sont nullement préoccupés par la paix et la sécurité des Centrafricains. Le niveau de culture politique est si bas et le degré de patriotisme nul. Et quand l’occasion se présente, ils vocifèrent au nom de la Minusca, la baguette magique qui doit leur offrir la paix sur un plateau d’or. Les Centrafricains n’ont-ils aucun apport quant à la restauration de la paix dans leur pays ? La paix ne tombera pas du ciel. Après la prière, il faut agir pour ramener et restaurer la paix.

Les raisonnements de nos hommes politiques provoquent la chair de poule. Les étudiants et les élèves feraient mieux.

Nguéndet se focalise exclusivement sur l’UPC et Ali Darassa. N’est-il pas de mèche avec le FPRC, le MPC le RPRC ? Selon lui, Zoundéko a été tué pour le faire taire. Ici à Bangui, devant certaines institutions, il est interdit aux piétons de passer à droite ou à gauche. Tous ceux qui désobéissent sont considérés comme suspects et sont interpellés par les agents de sécurité civils ou militaires. A plus forte raison, une force militaire qui trace une ligne rouge que toute personne armée ne doit franchir. En sa qualité de général, chef d’état-major de la coalition FPRC, MPC, RPRC, après avoir dit haut et fort que « la ligne rouge n’est pas le mur de Berlin », lance le défi à la Minusca. N’importe quelle force à la place de la Minusca, doit ouvrir le feu. Le défi est militaire et chaque camp fait prévaloir son autorité et son honneur. Cette déclaration met en exergue le parti pris pour un camp contre un autre.

Certains soutiennent l’UPC, d’autres, la coalition FPRC, MPC et RPRC, d’autres encore tirent les ficelles des Anti-Balaka, branche Mokom, avons-nous réellement la  volonté politique de pousser la barque vers la rive de la paix ?

La RCA a raison de sombrer dans le chaos, l’anarchie, le bain de sang, la destruction, les viols et la violence aveugle. Les laboratoires d’intoxication, de manipulation, déversent leur venin dans la crise pour de petits calculs égoïstes au détriment de la majorité, du plus grand nombre, en proie à la misère, à des conditions de vie exécrables en exil, sur les sites de fortune des déplacés internes. Ce tableau apocalyptique ne semble émouvoir personne. Et lors des élections municipales, sénatoriales et enfin présidentielle et législatives, les partis politiques s’adresseront à qui ? Aux fantômes ? Aux tombeaux ? Aux cimetières ? Les Centrafricains ne sont plus dupes. Quelle que soit la durée de la période de grâce, les élections apparaîtront. Ce sera l’heure de la Vérité du peuple centrafricain.

 

Julien BELA

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Date de dernière mise à jour : Jeu 09 mars 2017