LA COALITION FPRC-MPC-RPRC MENACE D’INSTALLER SA BASE A BIRAO

Ven. 10.03.2017 : 09H58

LA  COALITION FPRC-MPC-RPRC MENACE D’INSTALLER SA BASE A BIRAO : QUE CHERCHE ET QUE VEUT REELLEMENT NOURREDINE ADAM ?

Seleka 01Nourredine a 1« Nous prenons acte de l’adhésion du FPRC au processus de DDRR en envoyant ces deux (02) représentants au Comité Consultatif et de Suivi (CCS) », pouvait-on lire dans un communiqué de presse rendu public par la Minusca. La Minusca est témoin oculaire des actes que Nourredine Adam et ses éléments continuent de poser. Le commandant de la force de la Minusca, clément Cimana a déclaré haut et fort devant les professionnels  des medias au cours de la conférence de presse hebdomadaire de ce mercredi 08 mars 2017, nous citons, « la coalition FPRC-MPC-RPRC menace d’installer sa base à Birao ». Les élément de la coalition menée par Nourredine Adam campent toujours à dix (10) kilomètres de Bambari dans le but de marcher sur cette ville. Les populations civiles de Bria, Bakala, Ndassima, Ngakobo, pour ne citer que ces quelques villes ont souffert et continuent de souffrir à cause de Nourredine et ses éléments. Les barrières illégales sont érigées sur l’axe Ippy-Bambari, entravant la libre circulation des personnes et des biens. Et comme cela ne suffit pas, Nourredine veut installer sa base à Birao.

L’intention de Nourredine n’est pas désormais cachée. En envoyant ces deux (02) représentants au Comité Consultatif et de Suivi du DDRR, Nourredine veut rouler les autorités  centrafricaines et la Minusca dans la farine. Il s’agit d’un revirement spectaculaire au processus de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) pour tromper toute la communauté internationale. Ce n’est pas pour la première fois que Nourredine agit de la sorte. Il voulait implanter à Ndélé son drapeau de la « République du Dar-El-Kouti ». Malheureusement, il s’est heurté à la farouche opposition de la Minusca. A l’approche des élections, ce même Nourredine a fait une volte-face en déclarant qu’il a opté pour la paix. Mais c’était le contraire de son propos que nous avions vécu les jours des élections. Car, des urnes ont été brûlées, des bureaux de saccagés  dans les zones où se trouvaient les hommes de Nourredine. Prétextant de chasser Ali Daras de la ville de Bambari, Nourredine veut étendre sa domination sur les régions du centre-est et du nord-est de la RCA.

S’il arriverait un jour à atteindre cet objectif, nous allons assister simplement à la partition du pays. Nourredine se ravitaille en armes, munitions et autres équipements de combats depuis le Tchad, en empruntant les villes de Sido, Kabo, Bouca et Batangafo. Il veut installer cette fois-ci sa base arrière à Birao pour se ravitailler depuis le Soudan. Nous prenons beaucoup plus en réserve l’adhésion du FPRC  au processus du DDRR. Les douze (12) groupes armés qui se sont adhérés aux vastes chantiers du pré-DDRR n’ont jamais agi comme Nourredine est entrain de le faire. Lorsqu’on s’engage pour la paix, on doit automatiquement cesser avec les hostilités. Est-ce le cas du FPRC ? Depuis la période de la transition à ce jour, Nourredine vogue au gré du vent. Il change de costume du jour au lendemain comme un caméléon au jardin, à telle enseigne que nous sommes obligés de poser la question suivante : que cherche et que veut réellement celui-là ? La Minusca serait-elle aussi complice des actes que Nourredine est entrain de poser ? Est-ce pour raviver les tensions et faire croire à la communauté internationale que la situation reste encore tendue, que la Minusca laisse faire Nourredine ?

Le souhait du peuple centrafricain du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest demeure l’arrestation de Nourredine Adam, Mahamat Alkhatim, Ali Daras et tant d’autres criminels. C’est la dernière carte à jouer pour rétablir définitivement la sécurité, la paix, la cohésion sociale, le vivre ensemble et la réconciliation nationale. Presqu’un (01) an après le retour du pays à l’ordre constitutionnel, tous les efforts consentis par les autorités centrafricaines et la communauté internationale semblent être une peine perdue, à cause des groupes armés récalcitrants qui occupent encore une bonne partie du territoire national et prennent toute la population en otage.

L’après Bruxelles est un véritable calvaire pour le pays de prendre son élan de développement sur le plan socioéconomique, culturel, voire éducatif. Que Nourredine sache qu’à toute chose, il y a toujours un début et une fin. Autant dire que tôt ou tard, il va payer le pot casser de ces actes barbares commis sur les populations civiles depuis bientôt quatre (04) ans.

 

 Bénistant MBALLA

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

 

Date de dernière mise à jour : Ven 10 mars 2017