L’UPC DONNE DU FIL A RETORDRE AU FPRC PRES DE LA VILLE ...

Jeudi 15.12.2016 : 13H38

L’UPC DONNE DU FIL A RETORDRE AU FPRC PRES DE LA VILLE DES MBRES : DES MORTS ET DES BLESSES

Seleka 3

Le torchon continue toujours de brûler entre l’UPC d’Ali Daras et le FPRC de Nourredine Adam. Les affrontements très meurtriers entre ces deux (2) groupes armés dissidents de l’ex-coalition Séléka se poursuivent à un rythme effréné, très dangereux pour les populations civiles sans défense qui errent quotidiennement dans la nature à la recherche d’un abri sûr. Leur situation humanitaire se dégrade du jour au lendemain. Et celle-ci ne fait, ni chaud, ni froid à ces seigneurs de guerre, ces hors-la-loi, ces malfrats, ces criminels, ces bandits de grand chemin qui pensent détenir le titre foncier de la RCA durant cette crise militaro-politique qui frappe de plein fouet le pays du feu président fondateur, Barthélemy Boganda, paix à son âme. De plus, les souffrances qu’endurent les Centrafricains à longueur de journée ne les émeuvent nullement.

De la préfecture de la Haute-Kotto à celle de la Basse-Kotto, en passant par la Ouaka, on ne fait que parler de Nourredine et Daras. Il n’y a que les détonations de leurs armes lourdes et légères qui raisonnent dans ces préfectures et vibrent les tympans des habitants à n’en point finir. Alors, quand on se dit gouverneur ou commandant d’une telle ou telle région, on a l’obligation d’entretenir ses administrés, pourquoi pas  ses sujets. Tel ne semble pas être le cas pour Nourredine Adam et Ali Daras. Ce qu’ils leur donnent, c’est la pluie des balles. Les populations des préfectures citées ci-haut ne mangent et ne boivent que des balles. Leurs maisons et villages sont incendiés, des biens emportés, des édifices publics et privés détruits, saccagés, vandalisés. Les morts et les blessés ne se comptent plus. Les Centrafricains meurent comme des bœufs à l’abattoir.

Dans la semaine passée, c’était les habitants d’Alindao, dans la préfecture de la Basse-Kotto, qui ont eu chaud à cause des affrontements entre l’UPC et le FPRC. Mais auparavant, ceux de Bakala, d’Ippy, de Bria, de Ndassima ont passé la nuit dans la brousse et sur les sites des déplacés. Certainement que certains ont été blessés et tués par des balles perdues. Comme cela ne suffit pas, les hommes d’Ali Daras et de Nourredine Adam se sont rentrés dedans dans un village proche de la ville des Mbrès, au début de cette semaine. D’après des informations qui nous parviennent de la ville de Kaga-Bandoro, « certains combattants du FPRC blessés ont été acheminés à l’hôpital de Kaga-Bandoro. Ceux qui ont été grièvement blessés, certains ont succombé à la suite de leur blessure ». Nous avons tenté en vain de rentrer en communication avec certains habitants de ladite ville pour avoir de plus amples informations. Le bilan exact de ces énièmes affrontements meurtriers entre l’UPC et le FPRC à M’brès, n’est pas encore connu. Y a-t-il eu aussi des blessés et des pertes en vies humaines parmi les populations civiles ? Difficile de le savoir.

Mais nous pouvons affirmer sans nous tromper que l’UPC, composé en majorité des peulhs, a infligé une sévère correction aux éléments du FPRC. C’est la défaite cuisante du FPRC. L’UPC lui a donné du fil à retordre car si les blessés dans son camp continuent de mourir à l’hôpital de Bandoro, combien ont-ils succombé lors des affrontements ? C’est toute la question que se posent les Centrafricains aujourd’hui. Hier et avant-hier, c’était la déroute, la débandade des peulhs devant les éléments du FPRC, du RPRC à Bakala, Ippy, Ndassima. Aujourd’hui, c’est le tour des hommes de Nourredine de prendre leurs jambes au coup face à la vengeance, à la furie, à la fougue de l’UPC contre leurs positions à Alindao et dans un village non loin de Kaga-Bandoro et des M’brès. Le compte à rebours a-t-il déjà commencé pour le FPRC et ses alliés ? Attendons de voir l’évolution de la situation pour en dire plus. Ali Daras aurait certainement reçu du diable une poignée de pouvoir qui lui permet aujourd’hui de mettre en déroute les hommes du FPRC. C’est vraiment impensable. Ce qui devrait arriver, est arrivé au FPRC. Car nul ne peut dire qu’il est l’homme le plus fort de la terre. Même l’éléphant qui est fort, gros que les animaux de la terre, un petit oiseau peut le tuer.

De grâce, nous demandons à Ali Daras, Nourredine Adam et leurs acolytes de cesser de s’affronter et d’entamer un dialogue pour résoudre leur différend. Car on ne règle pas un conflit, une mésentente au bout des canons. Le président de la République, professeur Faustin Archange Touadéra a bien compris ce principe, raison pour laquelle il prône toujours le dialogue pour une sortie apaisée, honorable de cette crise. Il s’avère indispensable que Nourredine et Daras emboîtent le pas au chef de l’Etat pour permettre à leurs compatriotes de vaquer à leurs occupations habituelles et de vivre en paix sur la terre de leurs aïeux. Ils doivent savoir que dans la guerre qu’ils mènent, il n’y aura ni vainqueur, ni vaincu.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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