L’UPC DE ALI DARASSA : LE GROUPE ARME LE PLUS CRUEL,

Mercredi 25.10.2017: 10H06

L’UPC DE ALI DARASSA : LE GROUPE ARME LE PLUS CRUEL, LE PLUS ATROCE, LE PLUS SANGUINAIRE, A EXPOSE LA VIE DES MUSULMANS DANS LE SUD-EST DU PAYS

De tous les groupes armés issus de l’ex-coalition Séléka, l’UPC et son chef Ali Darassa se sont illustrés dans les atrocités, les horreurs, la cruauté depuis Bambari avant d’être délogés par la Minusca. L’UPC a étendu son empire criminel sur Alindao, Mobaye, Gambo, Pombolo, Kembé, Bangassou, Rafaï, Zémio, Zangba. Les atrocités de l’UPC ont accouché le phénomène d’autodéfense, une révolte populaire avec des armes de fortune pour résister et laver l’affront. L’UPC ne laisse que des cadavres sur son passage avec son cortège de viols depuis les fillettes jusqu’aux femmes, épouses d’autrui. Un homme peut-il tolérer que sa femme soit prise par la force des armes, copieusement violée ? Ali Darassa a semé le vent et récolte désormais le Tsunami, le revers de la médaille.

A Bambari, il ne se passait pas un seul jour sans que l’UPC s’illustre dans les tueries, les assassinats, les incendies de maisons et des villages. Ali Darassa est le plus grand criminel de l’histoire de la crise centrafricaine. les peulhs éleveurs centrafricains n’ont jamais été inquiétés, encore moins les musulmans. Ali Darassa est le virus qui distille la haine communautaire. Le cas de Bangassou l’illustre parfaitement. Musulmans et tous les autres vivaient en parfaite harmonie. Avec l’UPC, la crise sévissait à Bambari, Bria et Kaga-Bandoro. Les atrocités de l’UPC étaient telles que la Minusca était dans l’obligation de la déloger de Bambari, car le FPRC de son côté voulait s’attaquer à l’UPC. C’est dans ce contexte que le général Zoundéko, chef des opérations militaires du FPRC, a été stoppé net à Ippy et tué dans un bombardement de la Minusca. Bambari sera ainsi déclarée « ville sans armes et sans groupes armés ».

L’UPC de Ali Darassa s’est lancée dans la conquête des zones minières, envahissant Mobaye, Alindao, Kembé, Gambo, Bangassou, Rafaï, Zémio, Bakouma, Ngakobo et tant d’autres localités. Les hommes de Ali Darassa sont cruels, horribles, atroces, sans pitié, sans cœur, sans état d’âme. Les populations des localités envahies par l’UPC ne pouvaient supporter l’extrême violence de ses hommes. Le phénomène d’autodéfense est une réaction de survie des populations pour se débarrasser du joug de Ali Darassa. Les viols n’épargnaient pas les fillettes, les filles, et leurs mères, voire les grands-mères. Ali Darassa voulait démolir moralement toute la population du Sud-est. Les autodéfenses, malheureusement, ont mis les hommes de Ali Darassa dans le même sac. Les musulmans de Bangassou sont mis en quarantaine, à l’Evêché où leur condition de vie est précaire. Ensuite, ils se sont lancés sur les traces d’Ali Darassa depuis Bangassou, Zémio, Kémbé, Gambo, Pombolo et Alindao aujourd’hui.

Les peulhs centrafricains vivent en harmonie en Centrafrique. Ils n’ont pas besoin d’un Shérif protecteur pour les défendre. Ali Darssa s’érige en défenseur des peulhs, Sidiki de 3R en fait autant. Les peulhs ne font face qu’à des vols de bétail par des groupes armés. Ali Darassa et l’UPC sont le véritable cancer dans la crise centrafricaine, car ils ont la gâchette trop facile. Malheureusement, Ali Darassa et l’UPC en profitent pour spolier les éleveurs et se constituent un parc bovin. C’est lui qui devient l’interface entre les éleveurs et les commerçants de bétail, puis les bouchers. De l’autre, Ali Darassa contrôle toutes les zones minières, collecte les taxes et les impôts, diamant et or. Ali Darassa est terrifiant, horrible, atroce et cruel. Dans la foulée, les humanitaires ne sont pas épargnés par tous les groupes armés, les Anti-Balaka, le FPRC, l’UPC, le MPC, les 3R, le RJ, pour ne citer que ces groupes armés les plus actifs sur le terrain : le personnel humanitaire est aussi massacré au même titre que la population civile, avec des médicaments, des ordinateurs, des aliments destinés aux populations déplacées vivant sur les sites. Tout cela sous l’œil passif des contingents de la Minusca dans ces différentes localités. A Bocaranga, le personnel humanitaire, suite à l’attaque des 3R et la passivité du contingent de la Minusca sur place, a dû fuir à pied dans la brousse pour rejoindre Bouar à plusieurs kilomètres. Les kits destinés aux populations formées ont été tous emportés.

Les ONG humanitaires ont parfaitement raison de demander une véritable clarification du mandat de la Minusca en Centrafrique. La population civile est livrée à elle-même, exposée aux caprices et aux atrocités des groupes armés. La population civile n’a aucune défense, aucune  protection, car les sites des déplacés sont attaqués à Kaga-Bandoro, Batangafo, Bocaranga, Bambari à l’époque. Ceux qui ont réussi à rejoindre les pays voisins, RDC, Congo Brazzaville, Tchad, Cameroun, sont épargnés, mais vivent dans la précarité absolue. Antonio Guterres a une lourde responsabilité devant l’histoire en RCA, pour ne pas que le pays bascule pour toujours dans l’horreur. Une chose est sûre, c’est le contrôle des chantiers miniers qui préoccupe les groupes armés qui ne veulent nullement entendre raison. Il faut briser sensiblement leur capacité de nuisance pour les obliger à négocier pour une sortie de crise et la paix. Les Centrafricains n’en peuvent plus.

Julien BELA

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