L’UPC DE ALI DARASS DONNE 48 HEURES AUX CASQUES B.

Mardi 16.05.2017 : 09H34

L’UPC DE ALI DARASS DONNE 48 HEURES AUX CASQUES BLEUS D’AGIR SINON ELLE VA  DELOGER DE FORCE LES ANTI-BALAKA

Ali daras et anti balakaDepuis les première heures matinales du samedi 13 mai 2017 jusqu’à ce jour, la ville de Bangassou, chef-lieu de la préfecture du Mbomou et de la région  administrative N°-6, est sous le feu des tirs nourris d’armes de guerre lourdes et légères. Et pour cause, des groupes d’hommes lourdement armés, assimilables aux Anti-Balaka, avaient attaqué les positions des Casques Bleus de la Minusca et le quartier Tokoyo où réside la communauté musulmane de Bangassou. Ces affrontements armés ont fait des morts dans les rangs des Casques Bleus, des assaillants et des civils, sans oublier d’énormes dégâts matériels. Même le Cardinal Nzapalainga, l’Archevêque de Bangui, selon des informations en notre possession, a été la cible des tirs de la part des assaillants au niveau de la Mosquée Centrale de Bangassou, sise au quartier Tokoyo dans le 3ème arrondissement. Dieu merci, il n’a pas été touché et a eu la vie sauve. Toutefois, il y a eu des cas de blessés dans son entourage. Pourquoi s’en prendre à un serviteur de Dieu, qui ne fait que jouer son rôle de messager de la paix ? Cela dépasse tout entendement humain.

C’est dans ce contexte confus et de psychose générale qui règne à Bangassou, que l’UPC de Ali Darras exige aux Casques Bleus de la Minusca de mettre de l’ordre dans cette ville dans 48 heures, à compter de ce lundi 15 mai 2017. Dans le cas contraire, elle (UPC) va passer à l’offensive pour déloger les Anti-Balaka. Fort des expériences négatives du passé, nous disons que cet ultimatum émanant de l’UPC est à prendre au sérieux par la Minusca, pour empêcher que le pire n’arrive avec le génocide de la communauté chrétienne de Bangassou par ces criminels, mercenaires et va-en-guerre de l’UPC. Etant donné que ce sont toujours les populations civiles qui paient lourdement les pots cassés de ces affrontements incessants entre les groupes armés en RCA. Trop, c’est trop ! Et la Minusca est interpellée ici à prendre en main sa responsabilité, pour protéger effectivement les civils. « Il faut battre le fer quand il est encore chaud », dit-on.

Le Petit YEKOA

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

 
×