L’HEURE EST AU BILAN DES ACTIVITES MENEES ...

Vendredi 23/03/2018 : 10H17

L’HEURE EST AU BILAN DES ACTIVITES MENEES PAR LES MEMBRES DU GOUVERNEMENT : LES MINISTRES MINABLES, DEHORS !

Sar 1La deuxième année passée au pouvoir du président de la République, chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadéra, tire à sa fin. Investi le 30 mars 2016, c’est finalement le vendredi 30 mars 2018 que Touadéra totalisera deux (2) ans à la tête de l’Etat centrafricain. Après cette période, beaucoup de choses se sont passées. A cet effet, les membres du gouvernement doivent faire le bilan de leurs activités menées depuis que le gouvernement Sarandji a été mis en place au mois d’avril 2016.

L’an 2 de Touadéra doit être l’occasion pour les mille et un (1001) ministres de dresser avec exactitude tout ce qu’ils ont fait durant ce temps précis. Les Centrafricains attendent de pieds fermes ce bilan. Car vous êtes sans ignorer que la plupart de ministres ont été nommés à leurs postes il y a de cela presque deux (2) ans. Jusqu’à la date d’aujourd’hui, bon nombre n’ont rendu compte des actions qu’ils ont menées ou entreprises dans leurs différents départements ministériels. C’est un statut quo ou un silence de cimetière qu’on observe. Les Centrafricains ne sont pas informés des actions gouvernementales comme il se doit. On note un déficit cruel de communication. Chaque ministre a-t-il une feuille de route qu’il doit suivre pour mener au bon port la politique du chef de l’Etat en matière de la Sécurité, de l’Economie, de la Défense, du Social, des Finances, de la Culture, du Sport, de l’Humanitaire, la liste est longue. L’objectif fixé a-t-il été atteint ? Difficile de le savoir puisqu’aucune information n’est filtrée à ce sujet. Il convient de leur signifier que les Centrafricains sont toujours sur leur soif.

Seulement, dans certains départements ministériels, les lignes bougent. Certains ministres font des pieds et des mains pour pousser la barque. Nous citons entre autres, les ministres de la Défense, de l’Economie, des Finances, de la Sécurité, des Travaux Publics, de l’Action Humanitaire et de la Réconciliation Nationale, de l’Education Nationale. Félix Moloua à l’Economie, au Plan et à la Coopération, Henri-Marie Dondra aux Finances et au Budget, nommés à leurs postes dans le gouvernement Sarandji 1 et 2 ne baissent pas les bras. Chaque jour qui passe, le peuple centrafricain suit avec beaucoup d’attention les accords de financement signés çà et là par ces ministres pour booster l’économie du pays et renflouer les caisses de l’Etat. Quant aux ministres Marie Noëlle Koyara, Henri Wanzet Linguissara, Virginie Baïkoua, respectivement de la Défense, de la Sécurité Publique, de l’Action Humanitaire et de la Réconciliation Nationale, ils sont sur tous les fronts. Ce trio est infatigable. Chaque fois qu’un événement douloureux survient à l’Est, à l’Ouest, au Nord et au Sud de la RCA, leur présence se fait remarquer. Ils sont toujours proches des populations, les écoutent, les consolent, les sensibilisent. Mais nous aimerions que les ministres précités fassent aussi le bilan détaillé des activités qu’ils ont eues à réaliser depuis qu’ils sont à la tête de ces départements. C’est très nécessaire pour le peuple centrafricain et pour eux aussi. Car un ministre qui ne communique pas est le ventre mou de l’axe. A ceux-là s’ajoute le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Flavien Mbata,  qui déploie des efforts pour la remise sur scelle de la Justice centrafricaine qui était  tombée plus bas que terre sous les régimes transitionnels de Michel Djotodia et Catherine Samba-Panza, sans oublier le ministre des Travaux Publics et de l’Entretien Routier, Ahmed Sénoussi et celui de l’Education Nationale, Moukadas Nour.

Pour les autres, n’en parlons pas. Nous ne savons pas s’ils existent réellement. Que font-ils concrètement ? Quelles sont leurs réalisations ? Ces ministres minables n’ont plus leur place dans un probable remaniement gouvernemental. Et si on nous mettait à leur place, nous aurions dû démissionner pour ne pas être la risée des Centrafricains. Le premier ministre, chef du gouvernement, Mathieu Simplice Sarandji doit également dresser le bilan de ses activités en tant que 3ème personnalité du pays. Qu’est-ce qu’il a fait ? Et qu’est-ce qui reste à faire ? Si ses réalisations ne sont pas aussi à la hauteur des attentes du peuple centrafricain, alors, le chef de l’Etat doit prendre une décision qui s’impose.

Le pays est ruiné par tant de crises militaro-politiques récurrentes. Il faut des hommes capables au gouvernement pour le reconstruire, le rebâtir afin qu’il soit au même diapason que les autres pays avec qui nous avons accédé à l’indépendance dans les années 60. Aujourd’hui, l’heure est au bilan des activités menées par les membres du gouvernement en prélude à l’an 2 de Touadéra. Les ministres qui ne sont pas à la hauteur de leurs tâches doivent déguerpir. La période de remerciement a trop duré. Le président Touadéra doit changer de cap. Ceux qui font des efforts restent, les minables dehors ! C’est le vœu du peuple centrafricain du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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