L’EXIGENCE DE L’HEURE : TROUVER DES ...

Vendredi 29.09.2017 : 09H38

L’EXIGENCE DE L’HEURE : TROUVER DES SOLUTIONS A LA CRISE CENTRAFRICAINE

Trouver des solutions à la crise centrafricaine, c’est ce à quoi beaucoup de volontés s’investissent aujourd’hui. Et ce, après le retour du pays à l’ordre Constitutionnel, depuis le 30 mars 2016. L’objectif est unique mais les voies empruntées pour l’atteindre varient d’une organisation à une autre, d’un Etat à un autre et d’une personne à une autre. Si, en effet, certains exigent, à juste titre d’ailleurs, le passage obligé de la justice au nom de « l’Impunité Zéro » des dommages subis par les victimes, d’autres pensent qu’il faut explorer sur ce cas, les mécanismes extrajudiciaires de résolution, des conflits.

Dans l’histoire, la RCA a expérimenté ces mécanismes qui, de l’avis des anthologues, ont été la voie privilégiée de résolution des conflits avant la colonisation. Cette méthode basée sur la concertation, le dialogue et la réparation, le tout teinté de consensus communautaire, a, selon l’histoire, résisté à la justice apportée par la colonisation. Même si aujourd’hui, l’impact des garants des mécanismes traditionnels de résolution des conflits (chefferies traditionnelles, sultanats…)  en RCA, est de plus en plus négligeable, cela ne traduit pas pour autant, l’inefficacité desdits mécanismes.

Face à la complexité de la crise actuelle en RCA, nombreux sont ceux qui appellent à un retour aux mécanismes extrajudiciaires de résolution des conflits. C’est pour cette cause que l’ONG internationale « Afrique Secours et Assistance » (ASA) opérant en RCA pour la cohésion sociale, ne cesse de militer pour que les Centrafricains se réapproprient cette démarche. C’est ce qu’avait dit Eveline Adam, cheffe de mission de l’ONG ASA : «  la crise que la RCA vient de connaitre est tellement profonde qu’il impose aujourd’hui un retour aux sources traditionnelles de réparation. Cela passe bien évidement par la restauration des chefferies traditionnelles ».

Aujourd’hui, il est fondamentalement urgent de faire retour à nos diversités de sources traditionnelles de règlement pacifique de nos différends intercommunautaires. Et ceci pour rétablir la sécurité, la paix, la cohésion sociale et le vivre ensemble en RCA.

De ce fait, l’harmonie de la vie en société entre les communautés musulmane et non musulmane dépend de l’apport des filles et fils de ce pays, en empruntant toutes les voies susceptibles de baisser les tensions sociales, y compris les mécanismes traditionnels de règlement pacifique des conflits. Et c’est en agissant de la sorte que la RCA va retrouver sa stabilité politico-sécuritaire et socio-économique… dans  le concert des nations dans ce 21ème siècle où nous vivons. Etant donné que la solution à cette crise centrafricaine ne peut venir des étrangers mais plutôt des Centrafricains eux-mêmes. « La paix n’a pas de prix », dit-on. Donc elle nous concerne tous (hommes, femmes, jeunes de deux sexes, enfants et personnes de troisième âge). C’est « dans l’esprit des hommes que naissent les conflits (guerres), c’est dans leur esprit qu’il faut élever les vertus de la paix ». Et cela passe inéluctablement par la valorisation et la promotion de nos mécanismes traditionnels de règlement pacifique de nos conflits.

Le Petit YEKOA

 

 

 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

 
×