L’ESCALADE DE LA VIOLENCE DANS LE SUD-EST

Jeudi 26 Oct. 2017 : 09H45

L’ESCALADE DE LA VIOLENCE DANS LE SUD-EST DU PAYS FAIT FUIR LES ONGS HUMANITAIRES ET LA FAMINE S’INSTALLE

La République centrafricaine est-elle maudite, sinon comment comprendre tous les malheurs auxquels elle est confrontée. De préfecture en préfecture, soit 80% de son territoire, sont sous contrôle des groupes rebelles qui sèment la terreur et la désolation sur leurs passages.

«Aujourd’hui, les enfants meurent de faim en RCA parce que la violence a forcé les travailleurs humanitaires à fuir les régions», déclarait mardi 17 octobre le coordinateur humanitaire des Nations Unies pour le pays. Quatre ans après le début d'un conflit entre les rebelles musulmans de la Séléka et les milices chrétiennes «anti-balaka», il y avait une accalmie au début de l'année. Mais la violence a repris  de plus bel depuis le mois de mai, faisant du sud-est une zone interdite virtuelle.

C’est aberrant que dans un Etat le peuple soit abandonné à lui-même malgré la présence des forces des Nations unies, d’ailleurs le coordonnateur Najat Rochdi n’a pas manqué de dire haut que le pays n’est pas sécurisé : «Il n'y a pas d'aide humanitaire là-bas. Ce n'est même pas la moitié, ce n'est rien, car il n'était tout simplement pas possible pour les humanitaires de rester là », « Nous avons déjà commencé à voir des enfants mourir de malnutrition sévère. »

Pour connaître l’ampleur de cette crise centrafricaine aujourd’hui, il faut un petit récapitulatif :

- La violence est souvent basée sur l'ethnie et teintée de soupçons de sorcellerie. Selon le dernier rapport humanitaire de l'ONU, quatre enfants ont été enlevés et tués dans la ville de Bambari, leurs corps retrouvés avec leurs organes prélevés. Dans la ville de Kembe, environ 40 personnes auraient été tuées ou blessées lors d'affrontements entre groupes armés le 10 octobre. Le nombre de personnes déplacées a bondi de 50% à 600 000 cette année, en plus des 500 000 qui ont fui dans les pays voisins. 

-  Les camps surpeuplés comptant en moyenne 30 000 personnes déplacées sont des terrains de recrutement fertiles pour les groupes armés, de sorte que les Nations Unies essaient d'éliminer les armes et les combattants et de ramener les gens chez eux dans la mesure du possible. La force de maintien de la paix de l'ONU n'est que de 11 600 hommes, dans un pays de la taille de la France et de la Belgique réunies, et le gouvernement se démène pour créer une armée capable de tenir des territoires contre les hommes armés en maraude.

Et pour ne pas arranger les choses, les États-Unis et l'Ouganda ont aussi retiré leurs forces après avoir déclaré la victoire en avril contre l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), sur le terrain, il n'en est rien (pure fiction).

Toutefois, avec cette venue du secrétaire général de l’ONU, va-t-elle changer quelque chose dans cette marmelade centrafricaine ? Et le peuple dans tout ça ! La paix rien que la paix, c’est le vœu de tout le peuple centrafricain monsieur le secrétaire général Antonio Guterres

 

 

Sinclair ARIES

 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

 
×