L’ENTOURAGE DU CHEF DE L’ETAT, PUR DECOR HUMAIN, ...

Lundi 27.03.02017: 09H03

L’ENTOURAGE DU CHEF DE L’ETAT, PUR DECOR HUMAIN, AUCUNE VISION

Touad 2Avons-nous vraiment des personnalités autour du chef de l’Etat ? Nous ne cesserons pas de mettre en exergue la non mobilité de certaines personnalités nommées à la Présidence de la République et à la tête de certains départements ministériels. Depuis lors, nous avons réclamé, mais en vain, un remaniement tant au Palais de la Renaissance qu’au sein des ministères. C’est toujours un statu quo, un silence de cimetière.

Toujours dans le même ordre d’idée, un compatriote épris de paix et soucieux du développement de la RCA, en l’occurrence, général Khalil de l’ex-coalition Séléka, n’est pas passé par quatre chemins pour pointer du doigt accusateur certains fils du pays qui ont été nommés à la Présidence de la République. Il s’agit notamment de certains présidentiables qui ont soutenu Touadéra au second tour du scrutin présidentiel de février 2016. Pour lui, ces personnalités n’ont aucune vision. Ce sont des bras cassés, des hypocrites, des fourbes qui ne cherchent que leurs intérêts personnels, partisans, égoïstes au détriment de l’intérêt général. Pendant que le président de la République, professeur Faustin Archange Touadéra se bat tout seul pour chercher des voies et moyens afin de ramener la paix et la sécurité en Centrafrique, ces personnalités sont clouées dans leur fauteuil quelque part au Palais de la Renaissance, dans un bureau hyper climatisé. Elles n’osent sortir de ce bâtiment pour aller à la rencontre des groupes armés afin de connaitre leurs réelles motivations. Touadéra est et demeure toujours seul devant ces hommes en armes. De Kaga-Bandoro à Bambari en passant par Bossangoa, Boali, Bria, Mbaïki, c’est Touadéra et toujours lui qui pose des actes par-ci, par-là, qui discute avec les groupes armés. A Bruxelles, Paris, Washington, New-York, c’est toujours Touadéra qui plaide les causes de ses administrés. Au Palais de la Renaissance, c’est encore lui qui reçoit les chefs rebelles pour discuter avec eux du programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR).

Où sont passés les ministres-conseillers à la Présidence, les ministres en charge de la sécurité ? Ont-ils déjà quitté leurs postes ? Nous ne le pensons pas. Ils sont présentement à Bangui. Nombreux disent que la paix, c’est l’affaire de Touadéra, et personne d’autre. Pourquoi ont-ils accepté d’être nommés à ce poste ? S’ils étaient élus à la magistrature suprême de l’Etat, est-ce de façon qu’ils allaient gouverner le pays ? Quand on soutient un candidat à la présidentielle et qu’il est déjà élu, on doit continuer à le soutenir dans toutes ses œuvres, ses actions. Force est malheureusement de constater qu’après les élections, et une fois être nommés aux différents postes de responsabilité, ces fils du pays ont tourné le dos à celui qui les a élevés. Est-ce normal ? Veulent-ils mettre des bâtons dans les roues de Touadéra ? Leurs comportements dépassent l’entendement humain. Incroyable, mais pourtant vrai.

D’où nécessité pour Touadéra de revoir sa copie. A quatre(4) jours du 1er anniversaire de l’accession de Touadéra à la magistrature suprême de l’Etat, il doit nécessairement faire un remaniement pour recadrer les choses. Aujourd’hui, il semble que rien ne bouge dans le bon sens souhaité par les Centrafricains. Presque tout le monde se plait. Certaines personnalités voguent au gré du vent ou rament à courant de la vérité. Elles ne savent quoi faire puisqu’elles ne sont pas à la hauteur de la tâche qu’on leur a confiée. Aucune expérience dans les domaines où ils sont nommés. La « rupture » prônée par le président Touadéra, n’est pas encore effective. L’Union Sacrée est encore loin du compte car quelques personnalités ne cherchent même pas à s’unir, à se mobiliser autour du président Touadéra pour barrer la route aux seigneurs de guerre qui hantent le peuple centrafricain.

Les rebelles massacrent les gens à Bambari, personne ne tousse. Des villages sont incendiés, des hommes, femmes et enfants errent dans la brousse à la recherche d’un abri sûr, cette situation n’émeut personne. C’est l’affaire de Touadéra, et rien que Touadéra. Quel genre de personnalités avons-nous en République centrafricaine ? Oh mon Dieu !

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

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