L’ENNEMI DE LA REPUBLIQUE ET DU PEUPLE CENTRAFRICAIN, C’EST N..

Lundi

L’ENNEMI DE LA REPUBLIQUE ET DU PEUPLE CENTRAFRICAIN, C’EST NOURREDINE ADAM ET SES ACOLYTES

Nourredine aLes Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, sont aujourd’hui témoins oculaires des évènements malheureux qui se déroulent dans la préfecture de la Ouaka et celle de la Haute-Kotto. Depuis des mois, des affrontements sont quasi-quotidiens entre la coalition menée par le FPRC de Nourredine Adam et l’UPC de Ali Daras qui est venu dans la rébellion centrafricaine par le biais de la Séléka, pour reprendre les propos du feu général Joseph Zoundéko. Et c’est à cause de celui que la Séléka a engendré que ces affrontements meurtriers se poursuivent. Des dizaines et des dizaines de nos compatriotes où se déroulent ces combats ont perdu leur vie. Les blessés et les déplacés ne se comptent plus. Des maisons et des édifices publics et privés ont été incendiés par ces hors-la-loi. Les veuves, veufs et orphelins se comptent par milliers.

Tout ceci à cause d’un seul homme, le numéro 2 de la coalition Séléka de Michel Djotodia, à savoir le leaders du FPRC, Nourredine Adam. De jour en jour, le nom de ce tchadien revient toujours sur le bout des lèvres des Centrafricains.

De Ndélé à Bambari en passant par Kaga-Bandoro, Bakala, Ippy, Ndassima, c’est toujours Nourredine et encore lui. Et pourtant, il fut ministre de la Sécurité Publique sous le régime de Michel Djotodia Am Non Droko. Les tueries, les braquages, les enlèvements, bref des exactions de tout genre, perpétrées par les combattants Séléka, se poursuivaient allègrement sous ses barbes. Analphabète qu’il est, il n’a pu arrêter cette hémorragie et a préféré opter pour la démission. Le pasteur Josué Binoua, nommé à ce poste, a fait un travail remarquable qui a été apprécié par les banguissoises et banguissois.

Mais ce qui nous paraît obscur, bizarre, c’est que, ce même Nourredine qui a échoué dans la sécurisation des Centrafricains s’autoproclame aujourd’hui protecteur ou défenseur des citoyens centrafricains qu’il a laissés dans la gueule des lions. Le ridicule ne tue pas en RCA. Nourredine Adam est devenu un donneur de leçons. Mais qui enseigne-t-il ? Va-t-il nous dire qu’il n’a pas du sang des Centrafricains sur la main ? N’avait-il pas coopéré avec Ali Daras et autres pour verser le sang des innocents ? Que Nourredine et ses acolytes de la coalition cessent de rouler le peuple centrafricain dans la boue. Même s’ils disent aujourd’hui que leur objectif n’est pas de renverser le régime actuel, ils ont une idée derrière la tête, à savoir la partition du pays. En les laissant marcher sur Bambari, on enregistrera des pertes en vies humaines considérables. Les efforts fournis, déployés par les uns et les autres seront ébranlés, voués à ‘échec. On assistera à un génocide dans la préfecture de la Ouaka comme celui qui a eu lieu au Rwanda en 1994.

Comment se fait-il que sur quinze groupes armés, douze se sont adhérés au processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), tandis que les trois autres, à savoir le FPRC, le MPC et le RPRC, sous l’emprise de Nourredine, sont réfractaires à ce programme ? Allez-y comprendre. Nourredine est bel et bien l’ennemi de la République et du peuple centrafricain. C’est lui qui attise le feu de la haine, de la division à travers la coalition qu’il pilote. Des affrontements à Bria, c’est toujours le FPRC de Nourredine Adam. Des combats à Ippy, Bakala, Ndassima, Nourredine n’est toujours pas loin derrière. Que cherche-t-il et que veut-il ? N’a-t-il pas l’intention de mener la RCA et son peuple vers le chaos indescriptible ? Les agissements du leader du FPRC ont débordé le vase et franchi le seuil de l’intolérable. D’où nécessité pour la Minusca de l’arrêter comme il l’a exigé pour Ali Daras. Car, entre Nourredine et Daras, il n’y a aucune différence. Les deux sont tous des sanguinaires, des criminels, des hors-la-loi, des va-t-en-guerre, qui agissent comme bon leur semble, foulant au pied les valeurs et la dignité humaines. L’être humain, pourtant sacré aux yeux de Dieu, n’est qu’un objet sans valeur devant ces criminels, un poulet qu’on peut attraper et égorger à tout  moment.

Nourredine Adam, étant aussi sous le coup d’un mandat d’arrêt, si nous osons le croire, doit être traqué, arrêté et mis à la disposition de la justice internationale pour répondre de ses actes criminels. Il abuse de sa prédominance, son hégémonie, son emprise sur les régions conquises et défie constamment l’autorité de l’Etat et la mission onusienne. Tout ceci doit s’arrêter avec le départ de Ali Daras de Bambari ou probablement de la RCA. Il est hors de question qu’après le déguerpissement de ce dernier, Nourredine Adam continue de brandir la menace de guerre. Car, « il y a un temps pour faire la guerre, et un temps pour faire la paix ». La population de la Ouaka qu’il prétend défendre aspire aujourd’hui à la paix, rien que la paix.

Ajouter des souffrances aux souffrances des habitants de Bambari, n’est pas tolérable. C’est inadmissible. En persévérant dans la logique de la guerre, Nourredine Adam n’est autre que l’ennemi de la République et du peuple centrafricain. Tout le monde doit le reconnaître, un point, un trait.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVEDA

 

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