L’ARMEE TRIBALISEE ET POLITISEE PAR BOZIZE :...

Mercredi 14 Décembre 2016 : 10H55

L’ARMEE TRIBALISEE ET POLITISEE PAR BOZIZE : GENERAUX, OFFICIERS, HOMMES DE RANG DOIVENT CHANGER DE MENTALITES POUR UNE VERITABLE ARMEE REPUBLICAINE

Bozize

La mission première d’une armée est de défendre l’intégrité du territoire national contre toutes attaques venues de l’extérieur ou de l’intérieur du pays. A cet effet, l’armée doit être au service de la nation. Une armée totalement tribaliste et politisée par Bozizé et son clan, n’en est pas une. C’est la conséquence directe de leurs actes que le pays subit avec la grave crise militaro-politique déclenchée en décembre 2012 par l’ex-coalition Séléka.

Bozizé, pourtant un général, a complètement enfoncé l’armée nationale au fin fond du gouffre. Des officiers supérieurs aux hommes de rang, c’est le tribalisme à l’exponentiel au sein des Forces Armées Centrafricaines (FACA). La division, la haine, la rancœur … sont le lot au quotidien, ouvrant ainsi la voie à l’indiscipline généralisée dans l’armée. La population civile centrafricaine a souffert quant aux comportements rétrogrades et inhumains, affichés par les FACA pro-Bozizé. Aucune notion du respect des droits de la personne humaine, parce que plusieurs FACA  se disaient être du régime de Bozizé. Se croyant tout permis et au dessus de la loi, elles se livraient aux actes de vandalisme de tout genre : rackets et rançonnements sur des conducteurs de taxis et bus ainsi que des passagers lors des contrôles de routines au niveau des barrières. Cela nous rappelle une histoire au niveau du poste de contrôle de PK22 sur la route de Damara où quatre (4) musulmans, bien qu’ayant présenté leurs pièces d’identités aux éléments des FACA qui exerçaient des contrôles, ont été sauvagement battus parce qu’ils n’ont pas versé la somme de deux mille (2000) francs exigée par ces derniers.

Le cas des peulhs était encore pire. C’est la véritable traite négrière, qu’ils ont subie. C’est aussi l’une des raisons qui a poussé ces peulhs à rentrer dans la coalition Séléka pour prendre les armes afin de se venger. Dans ce cas de piètre figure, à qui finalement la faute ? Ceux qui continuent de verser l’arme de crocodile demandant que Bozizé revienne gouverner la RCA, sont des véritables  ennemis du peuple centrafricain. Bozizé et ses fils ont fait beaucoup de mal au pays. Il faut donner une chance à la RCA de se reconstruire et d’être au même diapason que les autres pays de la planète. Bokassa, Dacko 1, 2, Kolingba, Patassé, Bozizé, Djotodia et Catherine Samba-Panza, chacun a joué sa carte. Mais la RCA demeure toujours dans son état initial. D’où l’obligation pour les généraux, officiers et hommes de rang de changer leur mentalité pour donner un sens à une armée nationale, digne de ce nom et véritablement républicaine.

La restructuration de l’armée nationale par la mission européenne EUTM ne doit pas être une peine perdue. Nous sommes contents de voir notre armée nationale entrain de renaître de ses cendres après plus de trois (3) années d’inactivité. Selon certaines informations qui nous sont parvenues, ces FACA en pleine phase de restructuration s’entraînent à tout : manipulation des armes lourdes et automatiques, entraînement à l’auto-école militaire etc. C’est déjà un grand pas pour sauver l’honneur de la patrie en danger. Depuis la plus haute hiérarchie jusqu’au bas de l’échelle de commandement, les FACA doivent eux-mêmes prendre conscience des actes qu’ils ont posé dans le passé et qui ont négativement impacté sur tout le peuple. L’éthique et la déontologie de l’armée nationale ne sont pas faites pour dormir dans les tiroirs. C’est le bréviaire qui doit guider les militaires dans leurs métiers. Le rôle de l’armée est de protéger et défendre sa population. Pour atteindre un tel objectif, l’armée doit être unie, soudée et non divisée par le tribalisme, le régionalisme, l’ethnocentrisme. Ce sont ces mots qui ont plongé le pays dans la catastrophe avec des conséquences extrêmement graves sur la population. Les rumeurs folles, les campagnes d’intoxications menées au sein de l’armée, témoignent qu’il y a certains cadres de l’armée et hommes de rang qui ne jurent que pour la guerre. Après quatre (4) années de pauvreté, de maladies, de misère, de la souffrance, l’heure n’est plus aux discours haineux, aux propos incitatifs pour soulever la population. La constitution de la république fixe le délai du mandat présidentiel à cinq (5) ans. C’est à la population de juger les œuvres du gouvernement à la fin du régime. Ceux qui s’agitent doivent prendre leur mal en patience. La nouvelle bataille, c’est pour 2021. De grâce, soutenons les actions menées par les autorités du pays et la communauté internationale pour nous aider à aller de l’avant.

 

Bénistant MBALLA

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Date de dernière mise à jour : Mer 14 déc 2016