KONY A L’EST, SIDIKI A L’OUEST, MAHAMAT ALKATIM ET...

Jeudi 23/03/2017 : 10:07

JOSEPH KONY A L’EST, SIDIKI A L’OUEST, MAHAMAT ALKATIM ET NOURREDINE ADAM AU NORD ET ALI DARAS AU CENTRE-SUD : TABLEAU APOCALYPTIQUE DE LA RCA

Kony et sidikiLe pays de feu président-fondateur Barthélemy Boganda fait face aujourd’hui à de sérieux problèmes d’ordre sécuritaire. Après la prise du pouvoir par la coalition Séléka  le 24 mars 2013 et la démission de Michel Djotodia Am Non Droko, président de la transition  et chef charismatique de cette nébuleuse rébellion, le 10 janvier 2014 à Ndjamena, au Tchad, tout porte à croire que, la RCA est partagée entre ces chefs rebelles étrangers.

Le rebelle ougandais, ce sanguinaire Joseph Kony de l’Armée de Résistance du seigneur (LRA) qui s’est installé en RCA depuis 2008, conforte, aujourd’hui sa position dans les préfectures du Mbomou et du Haut-Mbomou. Malgré sa traque par l’armée ougandaise appuyée par des conseillers militaires américains, Kony et ses hommes persistent et signent dans les exactions de tout genre : enlèvements des hommes, femmes et enfants, tueries, incendies des villages. Les populations dans les préfectures citées ci-haut ne peuvent plus vaquer à leurs occupations habituelles.

Du jour en jour, elles sont pourchassés par ces rebelles ougandais. Les attaques de leurs villages par ces criminels, ces bandits de grand chemin, ne se comptent plus. Depuis 2008 jusqu'à ce jour, combien de Centrafricains ont été pris en otage ou même capturés par les rebelles ougandais ? Difficile de le chiffrer. Certainement des centaines de personnes. Et cette situation se poursuit allègrement aujourd’hui. Dans la journée du dimanche 19 mars 2017, un village non loin de la ville de Rafaï a été attaqué par ces malfrats. Le bilan fait état de trois (3) personnes enlevés et deux (2) blessés. Les habitants de ce village ont trouvé refuge dans la brousse et ne savent plus à quel saint se vouer pour se protéger. C’est dans ce contexte que le député de la circonscription de Rafaï est monté au créneau pour demander à la Minusca et au gouvernement de prendre leur responsabilité. Vraiment, la LRA a franchi le seuil de l’intolérable.

A l’Ouest du pays, à la frontière centrafricano-camerounaise, le camerounais Sidiki règne en maître absolu. La ville de Koui est devenue par excellence son Quartier Général (Q.G). C’est de cette ville que Sidiki et les combattants des 3R (Retour, Réclamation, Réhabilitation) partent à la conquête des autres villes telles Bocaranga et autres. Tuer, incendier des maisons, détruire tout sur leur passage, sont leur mode opératoire. Tout comme les habitants de Rafaï et ses environs, ceux de Koui vivent aussi dans la brousse pour échapper à la furie meurtrière, destructive des hommes de Sidiki. Leur condition de vie se dégrade aussi à un rythme exponentiel, ce qui a obligé l’honorable député de cette circonscription à demander à la Minucsa d’intervenir et au gouvernement d’envoyer des Force de Défense et de Sécurité (FDS) intérieures à Koui. Les habitants de Koui, et ses alentours ont, quant à eux, exigé à la Minusca de chasser Sidiki comme elle l’a fait pour Ali Daras à Bambari.

Quand au Nord et Nord-est du pays, ce sont les deux (2) tchadiens, Mahamat Alkhatim et Nourredine Adam, y compris d’autres qui se partagent cette partie du pays. Les habitants des préfectures de la Bamingui-Bangoran, de la Nana-Gribizi, de la Haute-Kotto et une partie de l’Ouham, de la Ouaka et de l’Ouham-Péndé croupissent sous les bottes de ces seigneurs de guerre qui se disent Centrafricains, alors qu’ils n’en sont pas.  Ils ne sont pas aussi différents des autres. Les tueries à grande échelle, les incendies des villages sont leur prédilection. L’être humain pourtant créé à l’image de Dieu, n’est qu’un objet sans valeur devant eux. D’ailleurs, ils avaient  même dit qu’un poulet vaut plus qu’un Centrafricain. Quel langage !

Malgré la main tendue du chef de l’Etat, professeur Faustin-Archange Touadéra, ces hors-la-loi continuent de commettre des exactions sur les concitoyens dans les préfectures précitées. Tantôt ils affirment qu’ils se sont adhérés au programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR). Tantôt on les voit commettre des actes barbares sur les civils. Nous avons pensé pour notre part que, s’adhérer au DDRR signifie aller vers la paix. Mais tel ne semble pas être le cas pour ces va-t-en-guerre. Les actes qu’ils posent, prouvent à suffisance qu’ils ne sont pas pour la paix.

Quand nous nous rendons dans la Basse-Kotto et une partie de la Ouaka et du Mbomou, situées au Centre-sud de la RCA, on retrouve Ali Daras et ses peuhls. Ali Daras, ce Nigérien engendré par la coalition Séléka, ne laisse aucune chance à nos compatriotes de vivre sur la terre de leurs ancêtres. A Bambari, Kouango, Ngakobo, Alindao, Zangba, pour ne citer que ces villes, les habitants en ont  vu de toutes les couleurs. Tuerie, incendie, destruction des édifices publics et privés, tels sont les actes barbares posés par les peuhls de Ali Daras. C’est vraiment grave.

Voici dressé brièvement le tableau apocalyptique de la situation sécuritaire de la RCA. De la Bamingui-Bangoran à la Ouaka en passant par la Nana-Gribizi, la Haute-Kotto, et du Haut-Mbomou à l’Ouham-Péndé en passant par Mbomou, la Basse-Kotto et une partie de l’Ouham, c’est la désolation, la terreur, les cris de détresse, les lamentations des populations civiles à n’en point finir. Les chefs rebelles étrangers qui ont élu domicile en RCA après le Tsunami déclenché par l’ex-coalition Séléka, croit tout permis et au-dessus de la loi. Nourredine Adam, Ali Daras, Mahamat Alkhatim, Sidiki, Joseph Kony et tant d’autres agissent comme bon leur semble. Les lois de la République sont foulées au pied par ces hors-la-loi. Ils n’ont qu’un seul objectif : tuer, incendier, détruire, ravager tout sur leur passage, exploiter les richesses du pays et prendre tout un peuple en otage. La RCA appartient-elle aux rebelles étrangers qui poussent comme des champignons dans la forêt de la Lobaye ?

C’est trop, et c’est absolument trop. D’où nécessité pour les Centrafricains de parler le même langage, de se mobiliser autour du président Touadéra à travers l’« Union Sacrée » pour bouter hors du territoire national ces bandits de grand chemin. Sinon…

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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