KOKATE SEME LA TOURMENTE AU SEIN DES ACTEURS ....:

Mardi 27 06.2017 : 10H00

KOKATE SEME LA TOURMENTE AU SEIN DES ACTEURS POLITIQUES : CEUX QUI ONT SOUTENU LA SELEKA A PRENDRE LE POUVOIR ET CEUX QUI MANIPULENT LES GROUPES ARMES

Kokate dologuele zoundeko meckassouaJoachim Kokaté n’y va pas de main morte. L’heure est venue de faire connaître la vérité au peuple centrafricain. A Libreville au Gabon, des leaders politiques ont apporté leur caution et leur bénédiction à la coalition Séléka, l’encourageant à chasser Bozizé et à prendre le pouvoir. Ils sont là. Et Kokaté de s’interroger, « quelle famille a été épargnée après l’envahissement de la ville de Bangui et la prise du pouvoir par la coalition Séléka » ? Même les leaders qui ont soutenu ce coup d’Etat et leurs familles n’ont pas été épargnés. Nous espérons que Joachim Kokaté fera la part belle à la presse, pour nous révéler les parrains de la Séléka qui nient aujourd’hui toute leur implication. Quelle que soit la durée de la nuit, le jour arrivera toujours. Les langues se délient et sèment la tourmente au sein de la classe politique.

Joseph Zoundéko a dénoncé le président de l’Assemblée Nationale. Joachim Kokaté met sur la place publique la soif démesurée de pouvoir du président de l’URCA et député à l’Assemblée Nationale. Le feuilleton se poursuit en justice et nous en saurons davantage. En tout état de cause, nous pouvons affirmer, sans risque de nous tromper, qu’il n’y a pas de démocrates au sens démocratique du terme. Les gens s’improvisent leaders politiques, parce qu’ils ont créé un parti. Mais la politique est une culture.

Aux Etats Unis, l’implication, soit le partage des données électorales des Démocrates pour favoriser les Républicains, notamment Donal Trump, continue de faire des vagues. Et pourtant, Hillary Clinton s’est pliée aux résultats des Urnes. Un tel scandale, en Afrique et plus singulièrement en Centrafrique, aurait déclenché une guerre civile. Or, en Centrafrique, 29 candidats ont pris part au départ de la course. Il n’y avait qu’un seul fauteuil pour un seul gagnant. Le choix du peuple s’est porté massivement sur Touadéra. C’est une élection, et les autres doivent ranger leurs effets et apporter leurs concours au gagnant pour la reconstruction nationale.

Majorité ou opposition, seule la RCA et les conditions de vie des Centrafricains sont la priorité des priorités. Personne ne veut avaler la défaite. Comme le stigmatise Joachim Kokaté, ce sont les leaders politiques qui donnent de l’argent aux groupes armés pour aller semer la mort et la désolation au sein de la population civile, qui constitue le corps électoral et les électeurs potentiels de demain. Perdre les élections équivaut à la fin du monde en Centrafrique. Ces leaders ne peuvent se dire démocrates. Il n’y a aucune culture démocratique dans leur pratique politique. La soif démesurée du pouvoir, la haine, la méchanceté les empêchent de s’imprégner de cette culture. Ils sont nains d’esprit, champions dans les coups d’Etat, les manigances, les coup bas, les peaux de banane, bref, les moyens anti-démocratiques pour faire obstacle à la gouvernance du pouvoir en place, alors que tout doit concourir aux biens des Centrafricains. La manipulation des groupes armés leur donne les arguments selon lesquels, « Touadéra n’est pas en mesure de restaurer la paix ». La classe politique est lamentable. L’« Union Sacrée », il n’y  a que Touadéra qui comprend ce concept. Les autres sont dans la stratosphère des calculs sataniques.

Si la classe politique avait un cœur humain pour ce peuple en larme sous les feux des bombardements des groupes armés, la RCA n’en serait pas là. Le peuple est une chose électorale qu’on presse comme du citron, après le vote, on le jette à la poubelle de l’histoire. Et pourtant, pour ce peuple méprisé, les leaders politiques ont mené des croisades à travers tout le pays, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Peut-on tourner le dos à ce peuple grâce à qui les institutions de la République existent pour la gestion de la cité ? Les partis politiques n’ont nullement tiré les leçons des élections qui viennent de se dérouler en RCA. Le peuple a horreur des partis politiques et leurs leaders. Les partis politiques sont tombés comme les chenilles dans la forêt de la Lobaye. Le peuple centrafricain n’est pas aussi dupe comme le pensent les leaders politiques. C’est un peuple très observateur, mais qui attend son heure, l’heure de la vérité et des sanctions imparables.

La presse attend de pied ferme Joachim Kokaté, capitaine de son état pour connaitre les « Judas » qui torpillent leur pays, surtout ceux qui ont été les auteurs intellectuels du coup d’Etat du 24 mars 2013, depuis Libreville au Gabon. Ils sont aussi coupables que la coalition Séléka, des crimes de guerre, crimes contre l’humanité, crimes de génocide, viols industriels, destructions de biens mobiliers et immobiliers, incendies des maisons et des centaines de mille de villages entiers, les pillages de l’administration. Ensuite, les manipulateurs des groupes armés qui sont aussi des auteurs intellectuels des carnages, des massacres à Bangassou, Alindao, Bira, Mobaye, Ippy, Bakouma et autres. Les leaders politiques ne voient pas plus loin que le bout de leur nez. Comment soutenir une nébuleuse coalition Séléka dont on ne maîtrise nullement les contours ? Comment s’hasarder dans un coup d’Etat dont on ne maîtrisera pas les vagues ? La RCA deviendrait ingouvernable et sera abandonnée par la Communauté internationale. La RCA deviendra l’épicentre de l’enfer. Joachim Kokaté donne l’insomnie aux uns et aux autres, car témoin oculaire de l’histoire. « Le capital politique est fait pour être dépensé », dit un rebelle du FARC en Colombie, mais les leaders politiques en RCA préfèrent thésauriser leur capital politique. Dommage !

Un accord est toujours imparfait mais, la paix est mieux que la guerre. Pour le capitaine Joachim Kokaté, «  cet accord de Sant’ Egidio à Rome doit réussir  pour restaurer la paix. Mutineries, coups d’Etat sur coup d’Etat, carnages, massacres, viols, incendies, c’est trop, il faut arrêter. C’est pour en finir définitivement que j’ai décidé de dénoncer toutes les manœuvres et tous les complots visant à déstabiliser le pays. Le peuple a trop, trop, trop, souffert depuis presque vingt (20) ans, avec des crises sur crises. L’heure est venue d’arrêter. Les groupes armés doivent couper les ponts avec les hommes politiques qui les manipulent... ». Les hommes qui ont accouché cet accord sont là. Avec une bonne volonté de la classe politique, de la société, des gouvernants et la Communauté internationale, nous pouvons parvenir à la paix. Les groupes armés ne sont pas des extraterrestres. Que vaut cet accord si sa mise en œuvre ne s’accompagne pas d’un vrai mandat robuste de la Minusca ? La presse à travers le monde entier reconnait l’incapacité notoire de la Minusca à faire respecter les Accords. Beaucoup de contingents n’ont fait que du tourisme militaire en RCA. Est-ce qu’ils ont reçu la formation militaire nécessaire à ce genre de mission de maintien de la paix ? Il y a trop de contingents musulmans et cela fausse les appréciations. Et pourtant les contingents rwandais, burundais, camerounais, congolais de Brazzaville, de RDC sont impeccables, même si certains ont commis des bavures (viols sur mineurs), mais militairement, ils sont au top, à la hauteur de la mission.

 

Julien BELA

 

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