KNK ET BOZIZE : HAUTE TRAHISON, DESERTION, TRIBA...

Lundi 20.08.2019/ 09H48

KNK ET BOZIZE : HAUTE TRAHISON, DESERTION, TRIBALISME RONFLANT, DISCRIMINATION AU SEIN DES FACA, DESTRUCTION DE L’ARMEE ET DE LA NATION

Knk au pouvoirIl est pénible et difficile de croire qu’au sein du KNK, il y a des gens qui savent lire et écrire, et en mesure de pousser une petite réflexion. Le philosophe René Descartes s’est trompé quand il a affirmé que «  le bon sens est la chose la mieux partagée au monde, ainsi que la raison ». Il y a en RCA, des gens dépourvus de bon sens et de raison. Ils vivent encore dans la caverne de Platon et prennent les ombres des choses pour la réalité. Le KNK veut plaire à Bozizé mais ce dernier est conscient de ce qui l’attend en justice. Centrafric Matin veut les sortir de là, afin qu’ils perçoivent la réalité palpable, la vérité sous les rayons solaires.

Bozizé, général d’armée de son état a été incapable durant dix (10) ans, de se bâtir une armée redoutable et redoutée. Bozizé ne voyait que les coups d’Etat partout. A l’exception de son ethnie, tous les autres sont des « têtes de Turc ». Les recrutements dans l’armée sont payants, à raison de cinq mille francs (5000F) CFA par tête. Francis Bozizé, colonel de son état, était ministre de la Défense nationale. Père et fils ont verrouillé l’armée nationale. Seulement, ils ignoraient que leurs comportements ont miné l’armée de l’intérieur. Le malaise au sein des FACA était très profond, un véritable gouffre sans fin. Ce n’est pas le général Galothi qui nous démentira. A l’époque, colonel, Galothi, c’est l’homme à tout faire, au four et au moulin, sur tous les fronts. Et pourtant, il y a des généraux, des colonels, des commandants, des capitaines proches parents de Bozizé. Epuisé parce que surexploité, le colonel Galothi, à l’époque, claque la porte et obtient une mise en disponibilité. C’est le déclic de la descente aux enfers de Bozizé, chef suprême des Armées, de Francis Bozizé, colonel et ministre de la Défense nationale et de toute l’Armée nationale. Bozizé est responsable de l’humiliation du peuple centrafricain, de la destruction des fondements de la République, de la descente aux enfers des valeurs morales. Tout sauf Bozizé aux élections prochaines de 2021.

Pour envoyer un détachement là où ça chauffe, on choisit exclusivement les « têtes de Turc » pour les envoyer à l’abattoir. Le départ de Galothi a donné à réfléchir aux autres officiers qui ne sont pas de l’ethnie de Bozizé. L’Armée est totalement pourrie de l’intérieur. Dans la foulée, le colonel Charles Massi sort de l’Armée et rejoint la rébellion. Arrêté par les autorités tchadiennes et remis à Bozizé, il a disparu pour l’éternité, sans laisser de trace. La coalition Séléka a commencé à rugir, depuis Birao, Ndélé et Bria. Les informations parviennent régulièrement à Bozizé qui les minimise. Au lieu de compter sur son armée, Bozizé s’est tourné vers l’Afrique du Sud, l’Angola et les pays de la CEMAC, un drôle de chef Suprême des Armées. Bozizé, aussi paradoxalement que cela puisse paraître, a acheté des  tonnes et des tonnes d’armes de tout genre et de munitions, stockées, au Palais, à Bossembélé et à Benzambé, son village natal. La RCA est à feu et à sang depuis Birao, Ndélé, Bria et la menace pèse sur Bambari et la Nana-Gribizi. Bozizé refuse de sortir des armes pour équiper son armée, afin de le défendre, défendre le pays et le peuple centrafricain. Bozizé a juste préparé la SOMALISATION du pays qu’il prophétisait en toute circonstance.

Néanmoins, les soldats sud-africains font le déplacement de Bangui. Entre temps, la coalition Séléka a énormément progressé et se trouve à Sibut, Damara, Bouca. Les Chefs d’Etat de la CEMAC imposent la ligne rouge à ne pas franchir à Damara, même une mouche ne pouvait s’y aventurer. Mais Bozizé balaie du revers de la main, les directives de ses pairs de la CEMAC, se croyant plus malin que Dieu. La ligne rouge devient subitement verte et offre un boulevard à la coalition Séléka. Mais les Sud-Africains (soldats) ont érigé un véritable mur de Berlin, infranchissable pour  atteindre Bangui. La coalition Séléka met le cap sur Bossangoa, Bossembélé, et Boali. Où sont passés les soldats de l’ethnie de Bozizé, regroupés au sein de la Garde Présientielle, bien armés et bien équipés ? Nous nous attendions à une farouche résistance de la Garde présidentielle de Bozizé, mais hélas ! Sur la route de Damara, cette Garde présidentielle est la première à jeter les armes pour prendre ses jambes au cou, abandonnant les soldats sud-africains seuls au front, alors que les affrontements étaient féroces, la braise pour tout dire.

La coalition Séléka entre à Bangui curieusement, par Bossangoa, Benzambé, Bossembélé, les vraies forteresses de Bozizé et son fils. Comment comprendre cela ? La coalition Séléka renforce sa puissance de frappe avec les armes récupérées à Benzambé, à Bossembélé et fonce tombeau ouvert sur Bangui, contournant ainsi le mur de feu des soldats sud-africains, infranchissable. Les Séléka sont au Pk12, puis le 4eme Arrondissement, enfin la cathédrale de l’Immaculée Conception, un dimanche matin à 11heures. La consternation, la débâcle totale d’une armée de huit mille (8000) hommes. A 10 heures de ce dimanche matin, Centrafric Matin regarde pétrifié, l’hélicoptère qui emporte Bozizé pour un horizon inconnu. La coalition Séléka est désormais maitresse absolue de Bangui et de toute la RCA, alors chacun pour soi, l’enfer pour tous, commence. Dans la soirée, vers 18 heures, ils se sont cachés où on ne sait, c’est une colonne de grosses voitures, véritable rally Paris-Dakar, car il fallait franchir la frontière du Congo-Brazzaville avant qu’il ne soit trop tard. Pour cela, gare au dernier, car les Séléka sont gonflés à bloc et rouge comme le fer du forgeron.

« Je vais mourir au Palais », a déclaré Bozizé à ses militants au point zéro de manière solennelle. Voilà Bozizé refugié politique en Ouganda, après des périples où il est jugé indésirable en France, au Cameroun, au Kenya. Un homme instruit, doué de bon sens et de raison, peut-il demander le retour de Bozizé au pouvoir ? Incapable de construire une armée digne de ce nom, alors qu’il est l’image de Bokassa. Trahir son armée, son peuple et son pays, c’est la Cour martiale, le Tribunal Militaire Permanent, la Cour Criminelle, la CPS, la CPI qui doivent le juger, chaque tribunal, chaque cour, à tour de rôle. La boucherie de Paoua, la disparition du colonel Massi, la désertion en temps de guerre, c’est la vraie haute trahison. Même si les Centrafricains sont comparables à des déchets humains, le KNK ne doit remuer le couteau dans la plaie des Centrafricains, encore béante. Le KNK doit se rendre à l’évidence et choisir un nouveau candidat pour les élections de 2021. Beaucoup de partis politiques sont implantés à Bossangoa.

De hauts magistrats ont été abattus par ces malfrats, ainsi que des journalistes, des ministres, des officiers et sous-officiers des FACA, de la Gendarmerie et de la Police. Des Généraux ont été pourchassés comme des criquets dans les champs de riz. Beaucoup doivent la vie à leur propre intelligence pour se préserver. Les rédactions des journaux ont été vandalisées, saccagées, parce que le Général Bozizé a été incapable de bâtir une armée digne de ce nom. Bozizé est un irresponsable, un sinistre personnage, le plus grand tribaliste de l’histoire de la RCA, haineux, méchant, indésirable pour la fonction présidentielle, à moins que le KNK veuille replonger le pays dans les profondeurs de l’Armageddon et donc de l’apocalypse.

De l’Armée de projection, les FACA évoluent vers l’Armée de garnison déjà en construction, à Bouar, au Pk 22, route de Damara (une base logistique et de logements), ensuite Ndélé dans le Bamingui-Bangoran et Bangassou dans le Mbomou. Les FACA retrouvent leur dignité, leur lettre de noblesse, la discipline militaire et la formation de très haut niveau en Russie et avec le temps au Portugal. Entre temps, les Forces spéciales formées au Rwanda avec un complément de formation française. La RCA reconstruit ses anticorps. La RCA n’a pas besoin d’un lugubre personnage dont la page est définitivement tournée.

 

Julien BELA

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