KAGA-BANDORO : LES EX-SELEKA VEULENT DEVERSER LEUR VENIN ...

Jeudi 26.04.2018

KAGA-BANDORO : LES EX-SELEKA VEULENT DEVERSER LEUR VENIN SUR LES POPULATIONS DEPLACEES

La ligne rouge est tracée à Ndomété, village situé à 10 kilomètres de la ville de Kaga-Bandoro. Le contingent burundais de la Minusca y veille de jour comme de nuit. Aucune mouche, pour ne pas dire un homme armé, ne peut franchir cette barrière érigée  par ce contingent.

Le lundi dernier, les ex-Séléka qui se sont regroupés à Kaga-Bandoro ont voulu tenter l’impossible pour franchir la ligne rouge tracée à Ndomété. Mais ils ont soufflé le chaud et le froid quant à la farouche résistance du contingent burundais. Ils  ont rebroussé chemin et ont pris la direction du site des déplacés. Malheureusement, ils ont été stoppés  une fois de plus par d’autres Casques Bleus Burundais qui sont basés dans la ville. Selon les informations en notre possession, certains de ces malfrats ont été arrêtés avant d’être libérés. Mais  depuis lors, la psychose et la peur règnent au sein de la population de Kaga-Bandoro qui craint une éventuelle attaque de ces groupes armés.

A titre de rappel, les hommes du Mouvement Patriotique Centrafricain (MPC) du tristement « général » Mahamat Alkhatim avaient mené une attaque contre la population civile de la ville de Kaga-Bandoro. Plus de quatre cents (400) morts et des blessés graves ont été enregistrés. A cela s’ajoutaient des centaines de maisons qui ont été incendiées. Est-ce de cette manière que les ex-Séléka  veulent encore déverser leur venin sur les populations déplacées de cette région du pays ? Et pour quelle cause ? Dieu seul le sait.

Abdoulaye Hissène, Mahamat Alkhatim et Nourredine Adam rêvent encore de  marcher sur la capitale et prendre le pouvoir comme en 2013. Une pure utopie qui ne peut jamais aboutir. La date du 30 mars 2016 a changé définitivement la donne. Les autorités actuelles du pays sont issues des urnes et reconnues comme étant légitimes par  tous les Etats du monde. Aujourd’hui, toute la communauté internationale se bat pour aider les dirigeants centrafricains à restaurer la paix, la sécurité, le vivre ensemble et la réconciliation nationale dans tout le pays. Dans ce cas de figure, peut-on songer encore à un coup d’Etat ?

Le pouvoir est pour tout le monde. Mais c’est la population qui choisit par la voie des urnes la personnalité qui doit présider à la destinée du pays pour une période de cinq (5) ans. Pour cela, il suffit de déposer sa candidature à l’élection présidentielle. Abdoulaye Hissène, Mahamat Alkhatim et Nourredine Adam peuvent se présenter à ce scrutin présidentiel de 2021 à la seule condition de transformer leurs mouvements rebelles en partis politiques  pour tenter leur chance. S’ils pensent encore à un coup d’Etat, nous leur disons très clairement qu’ils sont entrain de poursuivre le vent.

Abdoulaye Hissène, jugé par contumace par la Cour Criminelle écope d’une peine à perpétuité. Au lieu d’en rester là, il cherche encore des circonstances aggravantes. La Cour Criminelle a ouvert la balle. Et  très bientôt, la Cour Pénale Spéciale et la Cour Pénale Internationale vont prendre le relai. Les ex-Séléka, les milices Anti-Balaka, ainsi que les Autodéfenses passeront tour à tour devant la justice pour expliquer à la population centrafricaine pourquoi tant de morts, de viols, de braquages à main armée, de pillages, d’incendies de maisons et villages entiers, depuis décembre 2012 jusqu’à ce jour.

Hitler n’a pas vaincu le monde. Jusqu’à la date d’aujourd’hui, la justice continue de rattraper les rescapés du mouvement « Nazi). Il en est de même au Rwanda où les auteurs, coauteurs et complices du génocide de 1994 continuent également d’être rattrapés par la justice. C’est pour autant dire que la dernière force revient toujours à la loi. Et nous osons croire que tôt ou tard, les larmes des Centrafricains sécheront un de ces quatre matins lorsque la Cour Pénale Spéciale sera opérationnelle.

 

Bénistant MBALLA

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire