INTERPELLATION DU PREMIER MINISTRE

Mardi 28.05.2019 : 10H06

INTERPELLATION DU PREMIER MINISTRE : LE FDPC, L’UPC ET LES 3R ONT VIOLE L’ACCORD DE PAIX DE KHARTOUM, LEURS LEADERS DOIVENT ETRE SANCTIONNES

Firmin ngrebadaL’Accord de Paix de Khartoum, signé à Bangui, le 06 février 2019, par le gouvernement et les 14 groupes armés, n’a cessé d’être violé par certains groupes armés. Et ce, seulement trois (3) mois après sa signature. Sans nous voiler la face, sur les 14 groupes armés signataires dudit accord, trois d’entre eux excellent négativement dans les massacres et les tueries des civils innocents et autres exactions de tout genre. Et ce, sur des prétextes et motifs erronés et non justifiés. C’est le cas patent du FDPC de Martin Koumtamadji alias Abdoulaye Miskine, avec le blocus du corridor Bouar-Garoua-Mboulaï, principal axe routier de ravitaillement de Bangui via le port de Douala au Cameroun, en produits de première nécessité et autres marchandises, sans oublier les prises d’otages. Ce qui constitue un véritable crime économique pour l’Etat centrafricain. Quant à l’UPC du tristement célèbre nigérien Ali Darass, ce groupe armé sanguinaire, règne en maître absolu des lieux dans la Basse-Kotto, précisément à Zangba et Mobaye en témoignent les massacres d’une centaine d’habitants par les rebelles de ce groupe politico-militaire. A cela s’ajoutent des cas d’incendies des maisons et villages entiers, il y a à peine un  (1) mois. Que dire aussi des carnages d’une cinquantaine de personnes sans défense par les hommes du criminel Foulbé camerounais Sidiki Abass des 3R aux villages Lémouna et Koundjili dans l’Ouham-Pendé, dont le député suppléant de  Paoua 1, le mardi 21 mai dernier. Il faut noter aussi les assassinats odieux de la sœur Inès à Nola et du chef de secteur scolaire de Kabo ? A vrai dire, ces 03 groupes armés précités ont violé l’Accord de Paix de Khartoum qu’ils ont eux-mêmes signé volontairement et en toute connaissance de cause, sous les auspices de l’Union Africaine et des Nations Unies. Donc ils ne sont pas prêts pour la paix et le vivre ensemble en RCA.

Et pourtant, l’Accord de Paix de Khartoum avait fait une belle part aux 14 groupes armés qui l’ont signé. Le gouvernement et ses partenaires techniques et financiers n’ont cessé de ménager aucun effort, pour que cet Accord de Paix de Khartoum se concrétise, se matérialise dans le vécu quotidien du peuple centrafricain du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Mais hélas, peine perdue !

Fort de ce triste constat, nous disons que le FDPC, l’UPC et les 3R ont violé l’Accord de Paix de Khartoum. De ce fait, leurs leaders doivent être traqués là ou ils se trouvent, arrêtés et remis aux autorités judiciaires de la RCA, pour qu’ils soient jugés et sanctionnés. D’ailleurs, cet Accord de Paix a prévu un régime de sanctions à l’encontre des parties signataires, surtout les groupes armés qui ne respecteraient pas leurs engagements.

Interpelé par les élus de la nation, le lundi 27 mai 2019, sur les massacres des populations dans l’Ouham-Pendé par les hommes de Sidiki, le Premier ministre, chef du gouvernement, Firmin Ngrébanda, de dire ceci : « … courez, courez et courez, mais sachez que vous seriez rattrapés par la justice centrafricaine et vous allez répondre de vos actes criminels et barbares. Les facilitateurs et garants de l’Accord de Paix de Khartoum doivent s’investir à fond pour que les présumés auteurs et complices des tueries de l’Ouham-Pendé et autres soient traduits devant la justice de notre pays... ».

Mais la traque et la traduction de Sidiki des 3R et ses éléments devant la justice nationale, devaient aussi concerner Abdoulaye Miskine du FDPC et ses hommes tout comme Ali Darass de l’UPC et ses combattants.

Pour le Groupe parlementaire du MLPC à l’Assemblée Nationale, « … l’une des tâches régaliennes traditionnelles de l’Etat est la protection de son peuple et la défense de l’intégrité de son territoire. Face aux actes criminels des groupes armés réfractaires à l’Accord de Paix de Khartoum, le  gouvernement a l’obligation de faire recours aux pays amis avec qui, il a signé des accords militaires... ». Quant au Groupe parlementaire KNK, il exige qu’au sortir de cette interpellation, le Premier ministre Firmin Ngrébada doit limoger Sidiki Abass des 3R de ses fonctions du Conseiller militaire à la Primature. Il a aussi mis en exergue le cas de Jean-Pierre Bemba-Gombo du MLC qui, bien que n’étant pas sur le terrain à Bangui en RCA, a été arrêté par les autorités belges et extradé à la Cour Pénale Internationale, pour les crimes de guerre et crimes contre l’humanité perpétrés par ses hommes, les Banyamuléngués sur le sol centrafricain de 2002 à mars 2003... 

A cet effet, les facilitateurs et garants de l’Accord de Paix de Khartoum ont l’intérêt de prendre en main leurs responsabilités. Car, « pour tuer un serpent, il faut avant tout couper sa tête », dit un sage adage populaire. Et surtout, « il faut battre le fer quand il est encore chaud », dit-on. « La paix n’a pas de prix », et nous concerne tous. Mieux vaut prévenir que guérir.

 

(Suite au prochain numéro)

 

Le Petit YEKOA

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