INSTAURER UN TEST DE RECRUTEMENT POUR L’ACCES AUX POSTES...

Vendredi 27.01.2017 : 10H30

INSTAURER UN TEST DE RECRUTEMENT POUR L’ACCES AUX POSTES DE RESPONSABILITE SUPERIEURE DE L’ETAT ?

C’est le déficit en leadership et en charisme constaté dans le savoir faire de nombreuses personnalités occupant les postes de responsabilité supérieurs de l’Etat qui incite à cette question.

La philosophie selon laquelle « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut » en vue du développement d’une entreprise donnée, est encore loin d’avoir une lettre de noblesse en Centrafrique. Le principe de responsabilisation professionnelle reste encore fondé sur la philosophie de « Ti mo si » : un frère du village, une sœur du village, un ami de classe, une amie, un beau frère, une belle sœur du village, un copain,  une amie, un beau frère, une belle sœur. « La famille de manche longue » : le voisin, le voisin du beau-père, le voisin de la belle-mère, le fils du voisin ou de la voisine, les amis de la dispora. C’est ainsi que certains hauts cadres de l’Etat, depuis qu’ils ont pris fonction après avoir accédé au poste sur la base affinitaire, ne s’affirment pas. Simplement parce qu’ils n’ont pas reçu une formation dans le domaine qui leur est confié par complaisance ou encore, expriment des difficultés d’adaptation aux rouages de la carrière. En effet, arrêtons d’insulter l’intelligence du Président de la Délégation Spéciale de la ville de Bangui pour le retard qu’il est entrain d’accuser pour une décision vibrante au volet de l’assainissement de l’espace urbain.

C’est depuis plus d’un (1) an que les dépotoirs d’ordures des points suivants: entrée du collège Préparatoire International, sortie de l’Ecole Inter-Etats des douanes, entrée de l’école maternelle des 92 logements, marché Sica II, pour ne citer que ceux-ci, ne sont pas enlevés.

Mais cela ne veut pas dire que le Président de la Délégation Spéciale de la ville de Bangui ne fait rien, non ! Si vous constatez bien, un peu partout à travers la ville de Bangui, des banderoles, portant la photo du Président Touadéra et surtout marquées du logos de la Mairie de Bangui, sont affichées, contribuant ainsi au décor du paysage urbain de Bangui. A cet effet, la question que chaque banguissois doit rechercher à y répondre, est celle de savoir : épargner la population (plusieurs personnes) d’un danger sanitaire susceptible d’occasionner de lourdes pertes en vie humaine et faire l’éloge d’une seule personne dont sa valeur actuelle lui a été conférée par les mêmes personnes dont leur santé est exposée au paludisme, choléra, parasite…, laquelle des deux tâches est importante. Nakombo aurait valablement joué son rôle de Maire d’une ville-capitale, le rôle pour lequel Touadéra lui a fait confiance au lieu de faire le culte de personnalité.

Sur ce constat, ont peut maintenant dire que c’est vrai, lorsque tu aides un chien à franchir les rives d’un cours d’eau et si tu ne te méfie pas de lui, il est capable de te mordre.

Mais si Touadéra doit à tout instant se rappeler que « la confiance n’exclut pas le contrôle » et « qui aime bien châtie bien », la conscience professionnelle dominerait dans les esprits et tout devrait bien marcher à tous les niveaux.

Au moment de la cérémonie de leur prise de service, c’est le même slogan : « La confiance que le chef de l’Etat vient de placer à mon endroit n’est pas le fait du hasard… », mais pour défendre son honneur et en même temps celui de la personne qui lui a fait confiance, c’est la désolation. Alors, faille-t-il désormais procéder à un test écrit et oral pour le recrutement à des postes de responsabilité supérieurs de l’Etat : Ministre, Directeur de cabinet, chargé de mission, Directeur général, Inspecteur central, Maire ?

Il y a des Centrafricains qui peuvent bien faire « des hommes qu’il faut » pour ce pays, ces « vauriens » les connaissent, mais pour des raisons claniques, ethniques, tribales, régionales et sociales, ils sont condamnés à la subordination. Cette réalité socioprofessionnelle est la principale cause du sous-développement de la République Centrafricaine.

L’histoire de la République Centrafricaine est marquée par des noms tels que Jean Bedel Bokassa, Grélombé, Barkès Ngombékété, que les Centrafricains ne pourront oublier par rapport au service qu’ils ont rendu à ce pays. Mais comme les Centrafricains ne sont jamais reconnaissants aux trois (3) illustres personnalités, la seule qui survit encore, Barkès Ngombékété, le Maire qui a marqué son passage à la Mairie de Bangui, devrait reconquérir sa place à la tête de la Délégation Spéciale de la Ville Bangui. Les monuments, les tables bancs à l’ombre des arbres, le Parc du Cinquantenaire, tout tombe en ruine et c’est triste.  

Frumence Kakpékala

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