IMPRESSION DU SOUS-PREFET DE B...

Mardi 11 Juillet 2017 : 10H03

IMPRESSION DU SOUS-PREFET DE BOGANGOLO APRES LE CRASH D’UN AVION D’UNE « SOCIETE SECRETE » DANS SA LOCALITE

« Dans notre parution n°2503 du jeudi 06 juillet 2017, nous avons parlé d’un crash d’avion d’une « Société Secrète » transportant des joueurs, tous sorciers, en provenance du Ndjamena. Le bilan faisait état d’un (1) mort et cinq (5) personnes blessées (bras et pieds cassés). L’évènement s’était produit le du mardi 27 juin 2017 aux environs de 03 heures du matin. Sachez que ces sorciers accidentés ne sont pas des mangeurs d’hommes. Mais, ce sont des « voleurs professionnels ». Avec leurs pratiques mystiques, dans n’importe quel lieu (pays du monde), ils peuvent dévaliser une maison en un laps de temps. En Centrafrique, on les appelle des « Ngbaticiens ».

Voici l’interview du Sous-préfet de la ville de Bogangolo accordée à l’un de notre correspondant qui s’est rendu sur le lieu du crash  ».

B-H. LANGOSSENGUE

   

Centrafric matin (CM) : Monsieur le Sous-préfet, bonjour !

Sous-préfet (SP) : Bonjour, monsieur le journaliste.

 

CM : Alors, dites nous, ce qui vous inspire à propos de cet évènement qui dépasse l’entendement de vos administrés.

SP : Eh, bien ! Je pense que ce n’est pas la première fois qu’un tel phénomène ait lieu dans cette ville. Il y a de cela deux (2) semaines, un garçon de 12 ans environs avait accouché une souris. En tout cas, c’est un peu bizarre à décrypter.

 

CM : Mais le cas actuel de ces enfants qui jonchent le sol avec des fractures, et en même temps un mort, qu’en dites-vous ?

SP : Mais comme eux-mêmes se sont prononcés que c’est un crash, alors que personne comme vous et moi, n’est en mesure de voir l’appareil. Comme ils sont encore souffrants, donc je ferais de mon mieux afin de les évacuer soit à Bouca, soit à Damara pour des soins intenses, parce qu’en les voyant, d’autres peuvent succomber si rien n’est fait.

 

CM : êtes-vous au courant de leur déplacement pour Ndjamena ?

SP : ha ! Ha ! Ha ! (rire) Non, monsieur le journaliste, comment puis-je être au courant, du moment où je ne suis pas membre de leur « société ».

 

CM : quelles sont les mesures à prendre pour qu’un tel acte ne se reproduise ?

SP : Monsieur le journaliste, il n’y a aucune mesure à prendre parce que c’est une « société mystique », donc c’est difficile de prendre une décision quelconque.

 

CM : Monsieur le SP, à l’époque, la sorcellerie était pratiquée par des vieilles  mamans et vieux papas, mais pourquoi, aujourd’hui, des petits enfants ont-ils pris le relai ?

SP : Je ne serai pas en mesure de vous répondre. Essayez de poser cette question aux intéressés, peut-être ils seront mieux placés de vous répondre.

 

CM : avez-vous un mot à dire à l’endroit de votre population ?

SP : le mot de la fin, tout juste, c’est de dire à la population de cesser de telles pratiques, parce qu’elles ternissent l’image de la ville, et empêchent les partenaires d’investir dans la ville.

 CM : monsieur le Sous-préfet, je vous remercie.

SP : C’est à moi de vous dire merci.

 

Propos recueillis par Max-Maximin-Dijon IGBELENZOGNA

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