« IL NE FAUT PAS SE PROMENER

Vendredi 04 Novembre 2016 : 12:27

« IL NE FAUT PAS SE PROMENER. QUELQUE CHOSE DE GRAVE VA SE PASSER. C’EST L’ARMEE … » LES HOMMES DE BOZIZE N’ONT QUE CELA A LA BOUCHE DE JOUR ET DE NUIT.

General francois yangouvonda bozize

Les parents à Bozizé n’ont pas de scrupule. De quelle armée parlent-ils ? Une Armée abandonnée, vidée de sa substance par la retraite anticipée et forcée. Une Armée politisée, tribalisée, indisciplinée à l’extrême, humiliée, pratiquement en lambeaux. Une armée qui ne s’exerce jamais au champ de tirs. Bozizé comptait sur les armées des autres pays pour venir le défendre. Il n’y a aucun véhicule militaire. Qu’en sera-t-il de l’auto-école militaire ? L’Ecole Militaire des Enfants de Troupe (EMET) a été hermétiquement fermée. Or, c’est la pépinière de l’armée nationale. Francis Bozizé était là en sa qualité de ministre de la Défense. Qu’est-ce qu’il avait fait de l’armée ?

Les officiers, sous officiers et hommes de rang, étaient pourchassés dans les quartiers et abattus comme des malfrats parce que Bozizé les a exposés à la vindicte de la rébellion. Des tonnes, des tonnes et des tonnes d’armes et de munitions pour deux (2) siècles, sont offertes en cadeau de Noël à la Séléka pendant la fête des Rameaux. C’est après les élections que les FACA, Gendarmes et policiers sont sortis de leur cachette. Les parents à Bozizé nous fatiguent avec leur industrie de complots, de rumeurs les plus folles, les plus troublantes. Ils n’ont rien d’autre à faire que de traumatiser la population dans le contexte actuel, tantôt ceci, tantôt cela. On ne nourrit pas un peuple avec des rumeurs, des complots, des ragots. Ceux qui sont dans l’armée doivent s’occuper de leur travail pour entretenir leur foyer. Un coup d’Etat n’est pas possible dans l’état actuel des choses. A moins d’une volonté délibérée de nuire à la démocratie retrouvée et à l’ordre constitutionnel dans le pays.

Les bogandistes sont là. Les enfants Bokassa, Dacko, Patassé, Djotodia et Catherine Samba-Panza se battent à la force de leur poignet pour survivre et avec l’espoir un jour de reconquérir le pouvoir par les urnes. Il est permis à tout un chacun de rêver au meilleur des mondes possible. Comme Sylvain Patassé, Jean-Serge Bokassa et peut-être un jour Jonas Dacko, car les élections sont ouvertes. Il suffit de remplir les conditions et de se jeter à l’eau pour compatir. C’est l’unique voie autorisée à tous ceux qui aspirent à assumer un de ces quatre matins, les hautes fonctions de l’Etat. « A chacun son tour chez le coiffeur », dit-on. Le peuple est souverain et son pouvoir s’octroie par les urnes.

Julien BELA

 

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