HONORABLE MAPENZI ENVOIE ZINGAS K.O AU 1ER ROUND

Lundi 12/03/2018 : 11H08

PAR UN UPPERCUT BIEN DOSE, L’HONORABLE MAPENZI ENVOIE ZINGAS K.O AU 1ER ROUND AVEC    ARRET DE L’ARBITRE : 97 VOIX CONTRE 37

Mapenzi et zingasLe monopole du « Chemin de l’Espérance » sur le bureau de l’Assemblée Nationale, a volé en éclat. L’honorable Mapénzi, candidat à la première Vice-présidence, a malmené le premier vice-président sortant. C’est un véritable tsunami qui a emporté l’honorable Aurélien Simplice Zingas. Quand la lumière s’impose, les ténèbres disparaissent. C’est par une majorité écrasante et étouffante, que les députés ont balayée la privatisation de l’Assemblée Nationale. Dans son propos introductif, le Président de l’Assemblée Nationale (PAN), Abdou Karim Meckassoua, a évoqué les échos négatifs et déshonorants, provenant tant de l’extérieur que de l’intérieur, qui parviennent à son bureau touchant les élus de la nation.

Dans sa campagne, l’honorable Mapénzi a fait état des missions qui se distribuent à la tête du client. L’Assemblée Nationale (AN) actuelle n’a rien d’un creuset de la démocratie. Des pratiques d’un autre âge ont libre cours au sein du parlement centrafricain. Et pourtant, il n’y a jamais eu de sanctions exemplaires vis-à-vis des députés concernés. « On envoie un homme en mission dans une réunion des femmes », incroyable, mais pourtant vrai, la médiocratie est bafouée à l’AN. Faut-il dire Honorable député ? Des révélations qui couvrent l’AN de honte, de discrédit,  de souillure. S’il faut en plus faire l’audit du bureau sortant, ce serait le comble du ridicule. Quand la tension était vive avec l’Exécutif à propos du budget de fonctionnement de l’AN, c’était pour le monopole absolu d’une seule entité politique. La Cour des Comptes, l’Inspection Générale d’Etat, le Contrôle Financier, la Haute Autorité chargée de la Bonne Gouvernance doivent jeter un coup d’œil sur la gestion du bureau sortant. De toutes les législatures qui se sont succédé, on n’a jamais vu un monopole absolu, une privatisation qui ne dit pas son nom.

A l’exception du PAN, le reste du bureau a toujours été une mixture, indépendants, majorité et opposition. C’est ce qui fait de l’AN, un véritable creuset de la démocratie. Le bureau sortant ce 09 mars 2018 a terni l’image de cette noble institution, notamment le scandale en Afrique du Sud qui a défrayé la chronique. Ce n’est pas le PAN, ni Mapénzi qui nous démentiront. L’AN était dans l’obligation de faire hara-kiri pour purger l’hémicycle des prophètes de malheurs. Comment l’honorable PAN a-t-il pu en arriver là sans rechigner ? C’est la question que se pose le Centrafricain lambda. Les manigances de l’époque ont cédé la place à un constat amer. Le renouvellement du bureau a seulement levé un petit coin du voile. Même à demi mot, les Centrafricains ont compris que l’AN roule très bas. Il fallait bien que les députés se réveillent de leur sommeil pour balayer devant leur porte. Le « Chemin de l’Espérance » devient une poule mouillée. Il y laisse des plumes. On ne peut éternellement trainer les députés dans la boue, alors que l’Assemblée Nationale renferme en son sein de hauts cadres, des intellectuels, des praticiens du droit et de la politique.

Avec environ 18 députés, comment le « Chemin de l’Espérance » peut-il imposer sa volonté à l’ensemble des parlementaires, au point de s’imposer et de monopoliser deux (2) ans durant la présidence et la vice-présidence ? Quel est le secret de cette super puissance ? Malheureusement, l’image de l’AN est très écorchée. Ce qui explique la débâcle du « Chemin de l’Espérance », balayé du revers de la main par la rage parlementaire, car la goutte d’eau a débordé le vase. Le Chemin de l’Espérance a été démantelé parce que les députés se sentent asphyxiés. C’est une nouvelle ère qui s’ouvre à l’AN ; cette institution pourra redorer son blason afin de reconquérir ses lettres de noblesse, restaurer son prestige de creuset de la démocratie centrafricaine. Elle peut repartir sur des bases saines, propres, transparentes et crédibles. Jamais une mandature n’a été aussi scandaleuse.

Fort heureusement, le parlement s’est ressaisi et a procédé à un nettoyage à sec. Le « Chemin de l’Espérance » a été déraciné. Il va falloir labourer la terre pour une bonne semence démocratique. Ce que nous avons entendu durant cette journée du 09 mars 2018, lors du renouvellement du bureau de l’AN, n’honore pas la République. De plus, on ne nourrit pas éternellement des élus de la nation avec des promesses millénaristes. Un menteur n’est jamais cru, même quand il dit la vérité. Les députés, même s’il y a des jeunes, sont suffisamment mûrs pour se laisser bercer par des promesses. Il est urgent d’organiser un séminaire parlementaire sur le rôle du député et la pratique démocratique. Il y a beaucoup de confusion au sein du parlement, en plus des pratiques rétrogrades qui ternissent l’image de cette noble institution. Député de la nation est incompatible avec le sectarisme politique politicien.

L’honorable Mapénzi doit marquer la différence en se plaçant au dessus du lot, pour ne voir que le peuple centrafricain et la République.

La Rédaction du journal Centrafric Matin souhaite bon vent au nouveau bureau de l’Assemblée Nationale.

 

Julien BELA   

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