HCC ET BONNE GOUVERNANCE : DE LA REPARTITION DES TAXES ET...

Mercredi 10 mai 2017 : 11H50

HCC ET BONNE GOUVERNANCE : DE LA REPARTITION DES TAXES ET REDEVANCES, TRESOR PUBLIC, HCC, MINISTERE DE LA COMMUNICATION, FONDS DE DEVELOPPEMENT DES MEDIAS

Ministre communication charles paul lemassetmandya 3En RCA, les lois sont faites pour orner, décorer, remplir les placards. Elles ne sont jamais appliquées. Les institutions de l’Etat fonctionnent au gré des caprices de ceux qui les animent. C’est le cas du HCC, puis HCCT et maintenant HCC. Un décret N° 07 / 139 du 21 mai 2007 fixe les taxes et les redevances et en donne la clé de répartition, il y a la mention « FONDS DE DEVELOPPEMENT DES MEDIAS ». De quels médias s’agit-il ? Nous osons croire qu’il s’agit de la presse privée. Une bonne partie des radios privées sont confessionnelles. Ndéké Luka non seulement appartient à une Fondation, mais dispose de partenaires qui la financent. Le parent pauvre, c’est exclusivement la presse privée.

Il est surprenant que depuis mai 2007, date de signature du décret, à ce jour, aucune contribution n’est versée dans le chapitre « Fonds de Développement des Médias ». Où vont les 15 % des taxes et redevances du HCC, destinés à alimenter cette rubrique ? Le cas du HCCT est encore plus flagrant, du fait que ce sont des journalistes qui conduisent la barque. D’après le décret N° 07 / 139 du 21 mai 2007, la clé de répartition des taxes et redevances se compose comme suit à l’article 3 : « La répartition de création des taxes et redevances pour l’autorisation de création de Station de radio diffusion sonore ou télévisuelle et à l’usage des fréquences, est arrêtée comme ci-après :

· Trésor Public …….………………… 35 %

· HCC ………………………………… 35 %

· Ministère de la Communication …. 15 %

· Fonds de Développement des

    Médias ……………………..…….. 15 % »

Le HCCT a passé trois (3) ans au sein de la transition. Durant les trois ans, aucun rond n’est tombé dans le coffre du « Fonds de développement des médias ». Comment peut-on expliquer cela ? La RCA est le seul pays au monde où l’on joue avec les recettes de l’Etat sans aucune inquiétude. Le Haut Conseil de la Communication de Transition (HCCT)  a roulé sur l’or. Pour la seule année 2014, du 1er janvier au 31 décembre, le HCCT a réalisé en terme de taxes et redevances cent onze millions cent quarante-un mille cent vingt francs (111.141.120 F) CFA. Sur trois ans, cela ferait plus de trois cent millions de francs CFA. Et pourtant, le Fonds de développement des médias n’a pas été approvisionné. Nous n’accusons personne, mais nous nous interrogeons sur cette sécheresse financière qui pénalise les médias. Le HCCT a-t-il réalisé des travaux d’importance ?

Nous interpellons les plus hautes autorités sur cet aspect qui freine le développement des médias dans le pays, notamment le Chef de l’Etat, le Président de l’Assemblée Nationale, le Premier ministre, la Cour des Comptes, l’Inspection Générale d’Etat, le Contrôle financier, le ministère de la Communication et l’actuel HCC qui entre en fonction. Quel est le rapport financier du HCCT sortant ? Le bureau sortant a-t-il reçu un quitus des instances de contrôle de l’Etat ? Si nous nous en tenons aux recettes des taxes et redevances, le « Fonds de Développement des Médias » doit revendiquer au HCCT sortant la somme de quarante cinq millions (45.000.000) de francs CFA, à raison de quinze millions par année. L’exercice de l’année 2014 ayant produit 111.141.120, il en sera de même chaque année, 2015 et 2016, soit plus de trois cent millions (300.000.000) de FCFA.

La Haute Autorité chargée de la bonne gouvernance ne peut demeurer en marge d’un tel dossier. Il s’agit de clarifier la gestion du HCCT sortant, afin d’informer les médias qui s’inquiètent de ce silence lourd. Nous sommes sous la « Rupture ». Des institutions ont été mises en place pour contribuer efficacement à l’amélioration de la gestion des ressources de l’Etat pour le bonheur de tous les Centrafricains. Les cadres centrafricains  sont les vrais assassins de leur propre pays. On ne peut que  responsabiliser les Centrafricains. La crédibilité, la transparence, l’intégrité, l’honnêteté ne sont pas des mots en l’air. Les Centrafricains doivent s’en approprier pour construire leur pays. Quelqu’un d’autre ne viendra le faire à leur place. Les instances de contrôle de l’Etat doivent sévir pour moraliser la société et mettre le pays sur la voie de la performance.

L’avenir des Centrafricains est entre leurs propres mains.

 

Julien BELA

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