GROGNE DE 400 EX-COMBATTANTS DE LA...

Jeudi 21.09.2017 : 09H44

GROGNE DE 400 EX-COMBATTANTS DE LA COALITION SELEKA AUMINISTERE DE LA DEFENSE : ET POUR CAUSE ?

Seleka au pouvoirQuatre cents (400) ex-combattants de la coalition Séléka avaient pris d’assaut le ministère de la Défense Nationale, pour manifester publiquement leur ras-le-bol, ce mardi 19 septembre 2017. Et pour cause ? Ceux-ci exigent de la ministre de la Défense Nationale et de la Reconstruction de l’Armée, Marie-Noëlle Koyara, leur incorporation sans condition dans les Forces Armées Centrafricaines (FACA).

Selon l’un d’entre eux, Alex, soldat de deuxième classe, « nous étions formés militairement par trois (03) officiers supérieurs des FACA dans les centres d’instruction de Sibut, de Bossémbélé et de Kassaï, depuis 2013. Malheureusement, jusqu’à ce jour, nous n’avons pas de numéros de matricule et donc, nous sommes délaissés et abandonnés par les autorités de notre pays. C’est pourquoi au nom du principe de continuité de l’Etat, nous exigeons notre incorporation dans les FACA. Car, trop, c’est trop ! ».

Leur grogne a trouvé de solution. Le même jour, des numéros de matricule dans l’armée nationale, dans le cadre du projet pilote du programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) ont été attribués aux soixante (60) combattants des groupes armés désarmés de Bangui. A en croire la ministre de la Défense Nationale, Marie-Noëlle Koyara, « ces soixante (60) ex-combattants des groupes armés incorporés dans les FACA, vont suivre une formation théorique de trois (03) mois, basée sur la discipline militaire, le respect des Droits de l’Homme et des principes de discrétion et des secrets de Défense. Et ce, pour qu’ils soient loyalistes afin d’être au service de leur nation, en protégeant effectivement leurs compatriotes civils et en défendant comme il se doit l’intégrité de leur territoire.

Ce projet pilote du programme DDRR va être étendu dans les villes de Bouar, de Paoua, … dans les jours à venir ». A ces quatre cent (400) ex-combattants de la Séléka, nous leur faisons remarquer qu’en 2013, et aux temps forts de la crise, après le coup d’Etat de Michel Djotodia, patron de la nébuleuse coalition Séléka, le 24 mars 2013, la RCA n’était pas un Etat démocratique et de droit. Etant donné que toutes ces institutions avaient été dissoutes, et l’armée nationale n’existait que de nom, car n’étant pas opérationnelle jusqu’au jour d’aujourd’hui. Donc, à tout principe de droit, il y a des exceptions. C’est dire que légalement et juridiquement, vous n’êtes pas fondés à évoquer le « principe de continuité de l’Etat » dans votre cas d’espèce.

Le Petit YEKOA

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