GOUVERNEMENT SARANDJI, UNE MESAVENTURE POUR LE MANDAT T...

Mardi 07.02.2017 : 09H34

Touad et sand

GOUVERNEMENT SARANDJI, UNE MESAVENTURE POUR LE MANDAT TOUADERA : JAMAIS CERTAINS MEMBRES N’ONT ETE AUSSI MEDIOCRES

 

Les ministres ont toujours une feuille de route qui suit le discours programme du Premier ministre après le vote de confiance des députés de la nation. Ce qui a été déjà fait. Force est de constater que bon nombre de ministres ne savent que faire du département qui leur est confié au nom de la République. La feuille de route de chaque ministre est une balise. Un canevas. Il faut lui donner un contenu, c'est-à-dire des projets à réaliser. Le peuple centrafricain juge un régime par ses réalisations concrètes, visibles à l’œil nu, palpables. Le verbiage ne passe pas. Les candidats à l’élection présidentielle ont pris d’assaut le gouvernement Sarandji. Malheureusement, très peu sont à la hauteur de la mission. C’est un silence de cimetière qui règne depuis la Primature, en passant par la majorité des membres du gouvernement.

Le ministère du Plan, de l’Economie et de la Coopération, le ministère de l’Equipement et des Travaux Publics, le ministère de la Défense, sont parmi les rares qui bougent. Le reste est un trou noir. La Primature au même titre que la Présidence, n’ont aucune structure de «  Suivi-Evaluation » des feuilles de route des ministres selon un chronogramme hebdomadaire, mensuel ou trimestriel. Personne n’est en mesure de donner une appréciation de la prestation de chaque ministre. C’est le flou total qui entoure le gouvernement Sarandji. Mouiller le maillot durant la campagne est une chose, la gouvernance d’un pays en est une autre. Il faut veiller sur le fonctionnement du gouvernement pour que le pays bouge. Celui qui n’est pas à la hauteur, doit être systématiquement remplacé. Un ministre a été humilié par les députés de la nation, car non seulement il ne maitrise pas les dossiers de son département, les projets en cours, mais il est incapable de fournir les éléments nécessaires à l’éclairage des députés : « d’où sort celui-là ? », c’est la question que se sont posés moult députés. Peut-il rester ministre ?

Les PME-PMI et l’entreprenariat constituent le cœur du programme de relèvement du pays. Il faut initier des actions pour susciter les opérateurs économiques qui doivent créer des emplois pour résorber le chômage. Qui va créer les corps de métier en lieu et place des Centrafricains ? Le fonds de création d’entreprises en faveur de la jeunesse, notamment la reconversion des chômeurs diplômés vers le secteur productif. Tout se passe comme si les départements ministériels n’ont pas de cadres, ni d’experts pour réfléchir, concevoir et mettre en œuvre des projets. Les travailleurs sont souvent sous les manguiers pour discuter de tout et de rien, parce que les ministres ne leur donnent pas du travail. Du temps précieux est perdu à ne  rien faire. On attend que son salaire et les « bonnes vendredis », cependant, le temps passe, la population souffre, la jeunesse centrafricaine tire le diable par la queue. Il faut que le gouvernement  face vite et surtout bien.

Ceux qui ont constitué la direction de campagne veulent tout avoir à eux seuls. C’est une grave erreur stratégique et une courte vue. Maintenant que tout le monde s’accorde pour reconnaitre l’incompétence du gouvernement, que faire ? Faut-il se résigner au naufrage politique ? La critique lance une contre attaque, et il n’y a aucun défenseur, c’est la défaite. La rupture prônée par Touadéra n’est perceptible nulle part, même ceux qui l’ont aidé dans la campagne, creuse la tombe pour enterrer leur régime. Or, lorsqu’on a le pouvoir, il faut le conserver aussi longtemps que possible. Dans le cas d’espèce, il n’y a pas de remplaçants sur le banc de touche. Qu’en sera-t-il de la seconde partie du match ? Touadéra doit changer et le plutôt sera le mieux. Bientôt un an, la besace est vide. Il y a des cadres pour relever ce pays, mais il faut un effort d’objectivité, de recherche pour trouver les oiseaux rares. Il n’y a pas de sentiment dans la gouvernance d’un pays, car il faut répondre impérativement aux attentes de 05 millions d’âmes qui croupissent dans la pauvreté absolue.

Les routes à Bangui s’améliore, point n’est besoin d’une loupe pour s’en rendre compte. Dans les provinces, les routes se construisent, notamment le pont Sapéké dont la construction avance. Où sont les autres ministres : Tourisme, Affaires Sociales, Habitat, Entreprenariat et PME-PMI, l’Administration du Territoire et tant d’autres. C’est la RCA qui est dans le besoin pour se relever. Si un ministre ne sait pas à quoi s’en tenir, faut-il le maintenir ? Il faut changer, prendre un autre fils du pays plus nanti, plus patriote et plus compétent. Les pays développés, malgré leur avance, organisent des séminaires gouvernementaux. Dans le cas de la RCA, il faut à la Présidence et à la Primature, deux cellules de suivi-Evaluation de chaque département ministériel. Il y a une obligation absolue de résultat pour chaque ministre. Mieux encore, les références académiques du Premier ministre et du Chef d’Etat ne permettent pas de descendre aussi bas que terre pour prendre des ministres. L’écart est trop grand entre le sommet et la base du gouvernement. Comment en est-on arrivé là ? La fonction de ministre ne peut être dévalorisé jusqu’à ce point. Entre un professeur (grade universitaire) et un titulaire de Certificat d’Etude Primaire Elémentaire, c’est bel et bien le jour et la nuit. Il faut relever le niveau de certains ministres.

Julien BELA

GOUVERNEMENT SARANDJI, UNE MESAVENTURE POUR LE MANDAT TOUADERA : JAMAIS CERTAINS MEMBRES N’ONT ETE AUSSI MEDIOCRES   Les ministres ont toujours une feuille de route qui suit le discours programme du Premier ministre après le vote de confiance des députés de la nation. Ce qui a été déjà fait. Force est de constater que bon nombre de ministres ne savent que faire du département qui leur est confié au nom de la République. La feuille de route de chaque ministre est une balise. Un canevas. Il faut lui donner un contenu, c'est-à-dire des projets à réaliser. Le peuple centrafricain juge un régime par ses réalisations concrètes, visibles à l’œil nu, palpables. Le verbiage ne passe pas. Les candidats à l’élection présidentielle ont pris d’assaut le gouvernement Sarandji. Malheureusement, très peu sont à la hauteur de la mission. C’est un silence de cimetière qui règne depuis la Primature, en passant par la majorité des membres du gouvernement. Le ministère du Plan, de l’Economie et de la Coopération, le ministère de l’Equipement et des Travaux Publics, le ministère de la Défense, sont parmi les rares qui bougent. Le reste est un trou noir. La Primature au même titre que la Présidence, n’ont aucune structure de «  Suivi-Evaluation » des feuilles de route des ministres selon un chronogramme hebdomadaire, mensuel ou trimestriel. Personne n’est en mesure de donner une appréciation de la prestation de chaque ministre. C’est le flou total qui entoure le gouvernement Sarandji. Mouiller le maillot durant la campagne est une chose, la gouvernance d’un pays en est une autre. Il faut veiller sur le fonctionnement du gouvernement pour que le pays bouge. Celui qui n’est pas à la hauteur, doit être systématiquement remplacé. Un ministre a été humilié par les députés de la nation, car non seulement il ne maitrise pas les dossiers de son département, les projets en cours, mais il est incapable de fournir les éléments nécessaires à l’éclairage des députés : « d’où sort celui-là ? », c’est la question que se sont posés moult députés. Peut-il rester ministre ? Les PME-PMI et l’entreprenariat constituent le cœur du programme de relèvement du pays. Il faut initier des actions pour susciter les opérateurs économiques qui doivent créer des emplois pour résorber le chômage. Qui va créer les corps de métier en lieu et place des Centrafricains ? Le fonds de création d’entreprises en faveur de la jeunesse, notamment la reconversion des chômeurs diplômés vers le secteur productif. Tout se passe comme si les départements ministériels n’ont pas de cadres, ni d’experts pour réfléchir, concevoir et mettre en œuvre des projets. Les travailleurs sont souvent sous les manguiers pour discuter de tout et de rien, parce que les ministres ne leur donnent pas du travail. Du temps précieux est perdu à ne  rien faire. On attend que son salaire et les « bonnes vendredis », cependant, le temps passe, la population souffre, la jeunesse centrafricaine tire le diable par la queue. Il faut que le gouvernement  face vite et surtout bien. Ceux qui ont constitué la direction de campagne veulent tout avoir à eux seuls. C’est une grave erreur stratégique et une courte vue. Maintenant que tout le monde s’accorde pour reconnaitre l’incompétence du gouvernement, que faire ? Faut-il se résigner au naufrage politique ? La critique lance une contre attaque, et il n’y a aucun défenseur, c’est la défaite. La rupture prônée par Touadéra n’est perceptible nulle part, même ceux qui l’ont aidé dans la campagne, creuse la tombe pour enterrer leur régime. Or, lorsqu’on a le pouvoir, il faut le conserver aussi longtemps que possible. Dans le cas d’espèce, il n’y a pas de remplaçants sur le banc de touche. Qu’en sera-t-il de la seconde partie du match ? Touadéra doit changer et le plutôt sera le mieux. Bientôt un an, la besace est vide. Il y a des cadres pour relever ce pays, mais il faut un effort d’objectivité, de recherche pour trouver les oiseaux rares. Il n’y a pas de sentiment dans la gouvernance d’un pays, car il faut répondre impérativement aux attentes de 05 millions d’âmes qui croupissent dans la pauvreté absolue. Les routes à Bangui s’améliore, point n’est besoin d’une loupe pour s’en rendre compte. Dans les provinces, les routes se construisent, notamment le pont Sapéké dont la construction avance. Où sont les autres ministres : Tourisme, Affaires Sociales, Habitat, Entreprenariat et PME-PMI, l’Administration du Territoire et tant d’autres. C’est la RCA qui est dans le besoin pour se relever. Si un ministre ne sait pas à quoi s’en tenir, faut-il le maintenir ? Il faut changer, prendre un autre fils du pays plus nanti, plus patriote et plus compétent. Les pays développés, malgré leur avance, organisent des séminaires gouvernementaux. Dans le cas de la RCA, il faut à la Présidence et à la Primature, deux cellules de suivi-Evaluation de chaque département ministériel. Il y a une obligation absolue de résultat pour chaque ministre. Mieux encore, les références académiques du Premier ministre et du Chef d’Etat ne permettent pas de descendre aussi bas que terre pour prendre des ministres. L’écart est trop grand entre le sommet et la base du gouvernement. Comment en est-on arrivé là ? La fonction de ministre ne peut être dévalorisé jusqu’à ce point. Entre un professeur (grade universitaire) et un titulaire de Certificat d’Etude Primaire Elémentaire, c’est bel et bien le jour et la nuit. Il faut relever le niveau de certains ministres. Julien BELA 

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