« GERVAIS LAKOSSO ET MARCEL MOKWAPI SONT ARRETES POUR..

Lundi 14 Nove 2016 : 10H33

« GERVAIS LAKOSSO ET MARCEL MOKWAPI SONT ARRETES POUR DES FAITS GRAVES PREVUS ET PUNIS PAR LA LEGISLATION PENALE DE LA RCA », DIXIT LE PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE, GHISLAIN GRESENGUET

Procureur lakosso et mok

C’est ce qui est ressorti d’une interview qu’a accordée le procureur de la République, près le Tribunal de Grande Instance de Bangui (TGI), Ghislain Grésenguet, à certains organes de la presse privée (audio et écrite) de la place, le jeudi 10 novembre 2016, dans son bureau, aux environs de 16 heures.

Selon le procureur de la République, dans ses réponses aux questions posées par les journalistes,« le lundi 24 octobre 2016, il y avait eu l’organisation de la Ville morte à Bangui, sur l’initiative de Gervais Lakosso, Coordonnateur du Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC), et consorts. Et le sang a coulé si bien que le peuple centrafricain a regretté amèrement cette journée Ville Morte. Il est donc question pour la justice d’établir les responsabilités des uns (les organisateurs) et des autres (les Casques Bleus de la Minusca), dans ce qui est arrivé ce lundi 24 octobre. Sur ce, des enquêtes conjointes ont été menées par le Parquet et un juge d’instruction, aboutissant à la délivrance de mandats d’arrêt contre les organisateurs de cette journée Ville Morte. Et ce, pour atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat et trouble à l’ordre public. Les mandats d’arrêt contre eux ont été émis bien avant que Lakosso et Mokwapi se sont présentés au commissariat de police du port amont, pour être auditionnés par un Officier de Police Judiciaire (OPJ). Alerté, deux (2) jours après, le Parquet a jugé opportun de les mettre sous les verrous au Camp de Roux, pour plus de questions de leur sécurité. Donc il n’y a pas d’arrestations arbitraires, ni de déportation, comme disent d’aucuns. Et la procédure suit son cours normal, en conformité avec le Code Pénal de la RCA. Quant à la responsabilité des Casques Bleus de la Minusca dans les tueries des manifestants civils, une commission d’enquête mixte justice centrafricaine – Minusca, est déjà à pied d’œuvre pour faire toute la lumière sur ce cas de tueries dont ils sont impliqués ».

« Concernant les enquêtes ouvertes dans les cas de tueries, d’incendies des maisons et villages et autres exactions, il faut nuancer les choses. De 2014 à 2016, seulement deux (2) sessions criminelles ont été tenues. Donc la justice fait son travail, malgré la situation sécuritaire difficile que traverse le pays. Allez à la maison d’arrêt centrale de Ngaragba pour palper du doigt la réalité du terrain. C’est plein de prisonniers de toutes les infractions prévues et punies par les législations pénales en RCA. Malgré les difficultés, la Justice fait son travail et les choses évoluent doucement et sûrement », a-t-il conclu.

 

Le Petit YEKOA 

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Date de dernière mise à jour : Lun 14 nov 2016