GEPPIC : ASSEMBLEE GENERALE DE PASSATION DES SERVICES,

Mardi 05.09.2017 : 10H44

GEPPIC : ASSEMBLEE GENERALE DE PASSATION DES SERVICES, DE REUNIFICATION, D’ENTENTE, DE REDYNAMISATION DE CETTE CORPORATION

Miné par une crise interne aussi stérile que stupide, le Groupement des Editeurs de la Presse Privée Indépendante de Centrafrique (GEPPIC) a brisé le signe indien. Le groupement s’est doté d’un nouveau bureau, dirigé par son président Albert Mbaya, du journal l’Agora. C’est un nouveau départ sous le signe de la réunification, de l’entente et de la redynamisation de cette corporation des patrons de la presse écrite. Le samedi 02 septembre 2017, s’est tenue dans la salle de la FATEB, la première grande Assemblée Générale du GEPPIC. En toile de fond, la passation des services entre les anciens bureaux et le nouveau, présidée par le Président du Haut Conseil de la Communication avec à ses côtés, les Représentants de la Minusca, la Direction générale de la gendarmerie, de la police, du Parquet, du Ministère de la Communication, du Secrétariat général du gouvernement et bien d’autres invités.

La passation des services a été suivie par l’adoption d’un plan d’action élaboré par le nouveau bureau et couvrant la période 2018 – 2021. C’est un canevas qui balise le cadre de partenariat entre la corporation, le gouvernement et les partenaires au développement. La presse occupe une place très importante dans le processus de démocratisation d’un pays et de la bonne gouvernance. Le GEPPIC, au même titre que les institutions publiques et privées, voire toute la population, a souffert des affres de la crise qui a chamboulé les fondements de la République. Des journalistes ont été assassinés, des rédactions saccagées, des matériels de reportage arrachés entre autres, les caméras, les appareils photo, les enregistreurs, les ordinateurs portables, les téléphones mobiles. Le constat est très amer. Dépourvues de matériels, les rédactions sont réduites à leur plus simple expression. Toutes les rédactions sont au feu rouge.

Avant de tendre la main, il faut d’abord savoir ce que l’on veut, ses besoins et ce, dans un cadre approprié. C’est la mission que s’est assigné le nouveau bureau du GEPPIC pour plus de responsabilité, de respect de l’éthique et de la déontologie, dans le cadre d’un pays post-conflit. Il y a certes beaucoup de problèmes et le président du HCC n’a pas manqué de les souligner dans ses propos. Selon le président du HCC, la phase pédagogique arrive à son terme. Il est encore temps de rectifier les tirs, avant qu’il ne passe au bâton. Le nouveau bureau du GEPPIC vient à point nommé pour recadrer la corporation dans une dynamique plus professionnelle. La presse privée est demeurée naine depuis son éclosion en 1992. Les régimes qui se sont succédés n’y voyaient que des opposants, des ennemis, des gens qui les empêchent de dormir en paix. Aujourd’hui, c’est un pouvoir démocratiquement élu, toutes les institutions constitutionnelles sont en place. C’est donc un contexte favorable que la presse doit saisir pour se hisser au diapason de la presse internationale, avec les standards internationaux. Nous aurons besoin du soutien et de l’apport des partenaires au développement pour faire avancer la cause de la presse.

Ce sera une question de sélection naturelle. Les plus robustes s’accrocheront et subsisteront, pendant que les mollusques lâcheront prise. Le HCC, l’OMCA et le GEPPIC ont la lourde responsabilité d’assainir le paysage médiatique. La communication doit figurer au rang des priorités du gouvernement pour inciter les partenaires à voler à son secours en urgence. La corruption, les détournements des deniers publics, les scandales miniers qui assaillent le pays, feront l’objet d’un traitement de choc. Un pays développé comme la France, fait voter une loi pour la moralisation de la vie publique, à plus forte raison un pays pauvre, ruiné par les conflits militaro-politiques ? La corruption et les détournements minent depuis trente (30) ans, tous les efforts de relèvement et de développement de ce pays. la Haute Autorité de la bonne gouvernance sera-t-elle réellement à la hauteur de relever ces défis ? Le journalisme d’investigation est un remède imparable contre ces maux qui minent la société.

Les esprits, les mentalités sont tordus. L’enrichissement personnel prime sur l’intérêt national. Les gens perçoivent les salaires sans travailler. Ils arrivent à 09 heures et repartent à 13 heures dans les NGANDA. La paresse a gagné bon nombre des agents et fonctionnaires de l’Etat. Dès sa nomination, Sarandji faisait des incursions dans les services de l’Etat. Nous avions cru à une nouvelle culture, à une nouvelle manière de travailler, mais hélas, c’était juste des grimaces dans un verre d’eau. Les vieilles habitudes sont tenaces et ne peuvent être délaissées en quelques jours, un an, mais à long terme. Le gouvernement Sarandji n’a nullement réussi à faire bouger les lignes, bien au contraire, il s’est installé dans le statu quo, et c’est ça en RCA. L’incompétence, l’incapacité et l’impuissance s’aggravent. La RCA a encore de longs jours devant elle à s’embourber dans la médiocratie ambiante.

 

Julien BELA

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