FPRC ET ANTI-BALAKA DE MOKOM, IL EST TEMPS DE...

Vendredi 17.03.2017 : 11H24

FPRC ET ANTI-BALAKA DE MOKOM, IL EST TEMPS DE DEPOSER LES ARMES ET D’INTEGRER LE DDRR :  LES CENTRAFRICAINS SONT FATIGUES PAR LES TUERIES ET LES INCENDIES. PITIE !

Deplaces 4

Sur quatorze (14) groupes armés, douze (12) se sont déjà adhérés au vaste chantier du pré-DDRR, la phase préparatoire du programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR). Il ne reste que deux (02) groupes, le Front Patriotique pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC), dirigé par Nourredine Adam  et les Anti-Balaka de Mokom, tous partisans des Nairobistes, Bozizé et Djotodia. Le FPRC vient d’envoyer ces deux (02) représentants au Comité Consultatif et de Suivi (CCS). Mais les réalités sur le terrain nous démontrent autre chose. Les éléments du FPRC continuent de prendre en otage  les populations civiles de la Haute-Kotto, de la Ouaka, de la Nana-Gribizi et de la Vakaga. Selon certaines informations recueillies, Mokom a accepté également d’intégrer le DDRR. Mais il n’a pas encore envoyé ses représentants au Comité Consultatif et de Suivi. Les Anti-Balaka de Mokom continuent de racketter et rançonner les populations civiles. Une adhésion sincère à un processus de paix nécessite des actions concrètes. Cela signifie que les leaders des groupes armés, une fois engagés au DDRR, doivent sensibiliser leurs éléments sur le terrain, afin qu’ils renoncent à la violence. C’est ce que les leaders des douze (12) groupes armés qui se sont engagés au DDRR l’ont fait. A Birao par exemple, le MLJC, l’une des branches de la dissidente coalition Séléka, après avoir intégré le Pré-DDRR ne cesse de sensibiliser ses éléments à cesser définitivement avec les exactions. Mais l’attitude de Nourredine Adam et Mokom avec leurs éléments continue d’inquiéter et de troubler le peuple centrafricain quant à la concrétisation de la paix en République centrafricaine.

Les Centrafricains sont fatigués par les tueries, les massacres et les incendies. Il est temps que le FPRC et les Anti-Balaka de Mokom déposent les armes et intègrent le processus DDRR pour faire la paix. Quatre(04) années de souffrance, de misère, de maladie et du chômage, c’est un peu trop. Le sang a déjà trop coulé sous le pont. Il faut avoir pitié des pauvres femmes, enfants et vieillards qui souffrent dans les sites de fortune et dans la brousse en menant une vie ultra-précaire comme des animaux. Bozizé et Djotodia sont les deux (02) anciens chefs d’Etat et deux (02) chefs de guerre. Bozizé a détruit l’armée nationale et trahi la République Centrafricaine en abandonnant des tonnes d’armes qui ont servi aux mercenaires de la Séléka de tuer, piller et incendier. Il en est de même de Michel Djotodia à travers une gouvernance baignée dans le sang. Peut-on encore songer sur ces deux personnes qui ont lamentablement échoué et conduit le pays au fond du gouffre ? Non. Si Nourredine et Mokom avec leurs éléments sont intelligents, ils auraient dû déposer plainte contre leurs chefs pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Les ex-combattants Séléka et Anti-Balaka se sont entretués entre eux, pendant que Bozizé et Djotodia, ainsi que leur famille vivaient  et continuent de vivre la lune de miel sous d’autres cieux. Malgré cela, Nourredine et Mokom ne songent qu’au retour de ces deux personnes au pouvoir. Autant dire que, « l’ignorance est pire que la mort ». Même si Bozizé et Djotodia reviennent en RCA, c’est la justice qui va s’occuper d’eux. Ils doivent expliquer à la population la raison de sa souffrance. Bokassa, après son exil, était revenu et a été jugé par la justice de son pays. Cela signifie que, « nul n’est au dessus de la loi ».

Les ex-combattants du FPRC et ceux de Mokom doivent saisir l’opportunité offerte par les autorités centrafricaines et la communauté internationale à travers le DDRR, passage obligé pour tous les groupes armés de sortir de la pauvreté et prendre un nouvel élan. Leurs confrères d’armes qui ont intégré le pré-DDRR sont déjà largement en avance sur eux. Le programme DDRR d’aujourd’hui vise à initier les ex-combattants à être actifs dans la vie par les activités génératrices de revenu, le petit commerce, l’agriculture, l’élevage, la chasse, la pêche, la maçonnerie, la menuiserie, bref un petit boulot à exercer au quotidien pour se prendre soi-même en charge. Il est inutile de poursuivre le vent car les Centrafricains n’aspirent qu’à la paix, rien que la paix. C’est pourquoi, la population s’est fortement mobilisée  lors des scrutins présidentiel et législatifs pour aller choisir leurs futurs dirigeants sous les coups de feu et la pluie des balles perdues. Et le sacrifice du peuple centrafricain a accouché une véritable démocratie reconnue aujourd’hui dans le monde entier. « Mieux vaut tard que jamais », dit-on. La porte est encore grandement ouverte aux Anti-Balaka de Mokom et le FPRC de Nourredine Adam. Il faut agir si vite avant qu’il ne soit trop tard.

Le dialogue prôné par les autorités du pays prendra fin un jour. C’est à ce moment-là que les dernières décisions seront prises. Et  les retardataires n’auront que des yeux pour pleurer. Après une période de temps de grâce, Dieu avait fini par détruire tous les méchants qui ont refusé d’entrer dans l’arche avec Noé, le patriarche. Le déluge a fait disparaître tous ces méchants de la surface de la terre en un laps de temps. C’est le dernier avertissement que nous lançons aux groupes armés qui n’ont pas encore intégré le DDRR et les autres bandits de grand chemin qui continuent de terroriser les populations civiles du jour en jour. L’heure est à la sécurité, la paix, la cohésion sociale, le vivre ensemble, la réconciliation nationale et non la guerre. « Un homme averti en vaut deux », dit un adage.

 

 Bénistant MBALLA

 

 

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