« FORCE », « YOU » ET CONSORTS NE SERONT-ILS ...

Mercredi 07 mars 2018: 09H07

« FORCE », « YOU » ET CONSORTS NE SERONT-ILS JAMAIS ARRETES OU DESARMES ? BANGUI NE RETROUVERA JAMAIS LA PAIX ET LA STABILITE

Bandits du km5« Force », le tout-puissant seigneur de guerre du km5 a besoin de force pour cesser définitivement avec la violence. Et tant que les seigneurs de guerre du km5, « Force », « You » et consorts ne seront pas arrêtés ou désarmés par la force, la population Banguissoise en générale et celle du 3ème arrondissement et ses environs en particulier ne retrouveront jamais la paix et la stabilité.

Dans une image publiée sur internet, « Force » et « You » se sont réconciliés après des affrontements qui ont opposé leurs éléments durant deux (2) jours au km5. Cette réconciliation favorisera-t-elle le retour définitif à la paix dans le 3ème arrondissement de la ville de Bangui et ses environs ? Nous pensons que non. Car, vous êtes sans ignorer que lorsque ces malfrats continuent de garder par devers eux leurs armes de guerre, ils fouleront toujours aux pieds les tentatives menées par les autorités centrafricaines et la communauté internationale pour ramener la paix, la sécurité, le vivre ensemble et la réconciliation nationale au sein de la population.

Les commerçants du marché Km5 en ont marre de ces criminels patentés, ces drogués, ces chanvreurs, ces braqueurs, ces va-t-en-guerre qui pensent détenir le pouvoir de la guerre. Quatre (4) ans de prise d’otage, c’est un peu trop. Le Km5 doit être libéré définitivement de ces bandits de grand chemin pour permettre non seulement aux commerçants musulmans, mais à toute la population Banguissoise de vaquer librement à leurs occupations quotidiennes.

Un criminel reste toujours un criminel et doit être traité comme tel. Le cas du « général » Zoundéko en est une parfaite illustration. En voulant défier la Minusca pour franchir la « ligne rouge » à quarante (40) kilomètres de la ville de Bambari, Zoundéko a payé le pot cassé en rendant l’âme. Cette solution est valable également pour les autres criminels à l’exemple de « Force », « You », Nourredine Adam, Mahamat Alkhatim, Abdoulaye Hissène, Ali Darassa, Sidiki, Bahr et consorts qui persistent et sigent dans les exactions sur les populations civiles à Bangui et dans les villes de l’arrière-pays.

Un groupuscule de personnes malintentionnées qui mettent à rude épreuve l’autorité de l’Etat en pleine capitale, cela dépasse tout entendement humain. Le temps de caresser les rebelles dans le sens du poils est révolu. La Minusca doit changer de fusil d’épaule et passer à la vitesse supérieure avant que toutes les forces de défense et de sécurité soient équipées et redéployées sur le terrain.

 Nous avons des éléments de la police, de la gendarmerie et des Forces Armées Centrafricaines, appuyés par la Minusca qui peuvent contribuer à l’arrestation du semeur de trouble « Force » au Km5 ? Même si c’est pour désarmer tout le secteur du 3ème arrondissement, cela ne peut en aucun des cas poser problème. La Minusca seule avec ses moyens matériels peut valablement pacifier en un laps de temps le Km5 et ses environs et mettre hors d’état de nuire tous ceux qui perturbent la quiétude des Banguissois.

De la rébellion, nous sommes arrivés aujourd’hui à l’exploitation illicite des ressources naturelles du pays, aux rackets sur la population civile, au prélèvement des taxes, impôts et autres droits de l’Etat par les groupes armés. Ce qui ne fait que compliquer la crise centrafricaine. Les bandits armés qui sévissent au km5 imposent aux commerçants de leur verser des taxes et impôts en lieu et place des autorités légitimes du pays. Peuvent-ils réellement déposer les armes et faire la paix en gagnant de l’argent sale ? Nourredine Adam, Mahamat Alkhatim, Ali Darassa, Abdoulaye Hissène, Sidiki qui ont pris goût dans l’exploitation illicite des richesses du pays peuvent-ils accepter d’arrêter avec la violence ?

Un observateur expatrié a déclaré l’autre jour qu’il faut couper les sources de financement des groupes rebelles. Hélas peine perdue. Les Nations Unies sont devenues des documentalistes et rapporteurs des exactions commises par les groupes armés sur la population civile. Ce qui n’empêche nullement les rebelles de continuer à commettre leurs forfaits. Est-ce qu’il y a réellement une volonté de faire la paix en RCA ?

Il n’est pas surprenant d’écouter certains chefs de guerre faire des déclarations fracassantes, mettant formellement en cause la Minusca de soutenir certains groupes armés. Dans ce cas de piètre figure, la Minusca peut-elle oser traquer les milices armées qui s’entêtent ? C’est la seule problématique qui se pose avec tant d’acuité et qui nécessite des éclaircissements de la part des responsables des Nations Unies qui soutiennent la lutte contre l’impunité en République Centrafricaine.

Amedé NGUETE

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

 
×