FAILLE-T-IL VENDRE SON AME AU DIABLE ...

Vendredi 06 Oct. 2017 : 09H22

FAILLE-T-IL VENDRE SON AME AU DIABLE POUR AVOIR LA PAIX EN RCA ?

Deplaces de zemioMalgré le retour du pays à l’ordre constitutionnel, le 30 mars 2016, malgré la signature des divers accords politiques et de paix (cessation des hostilités ou cessez-le-feu immédiat) par  les quatorze (14) groupes armés et leur adhésion au processus DDRR, malgré l’entrée de certains de leurs leaders dans le gouvernement Sarandji2, la situation sécuritaire et humanitaire reste et demeure très catastrophique dans l’arrière-pays. Pour vous rendre à l’évidence, 75% du territoire national sont sous la coupe réglée des  groupes armés tant nationaux (rebelles), qu’internationaux (mercenaires), qui règnent en maître absolu des lieux. Quant aux déplacés internes et refugiés, leur nombre a atteint son apogée sans précèdent. Et ceci depuis le déclenchement des hostilités par la nébuleuse ex-coalition Séléka, le 10 décembre 2012 et sa prise de pouvoir par le coup d’Etat du 24 mars 2013.

C’est avec beaucoup de regret que nous constatons aujourd’hui, pour un pays comme la RCA, Crimeavec 623.000Km² de superficie, et une population estimée à 4.500.000 habitants, qu’il y a seize (16) groupes armés non conventionnels dont les factions Séléka sont majoritaires. Incroyable, mais pourtant vrai. Mais pourquoi ce nombre aussi pléthorique des groupes armés ? Et quelles sont leurs réelles motivations et aspirations ? Autant d’interrogations qui dépassent tout entendement humain.

Or, nul n’ignore que, quand les armes de tous calibres circulent librement et crépitent à tout moment à travers le pays, comment peut-on le reconstruire, le faire développer sur tous les plans ? Dans un tel contexte, il n’y a aucun miracle à opérer, tant qu’il n’y a pas de la sécurité et de la paix sur toute l’étendue du territoire national. Etant donné que l’on ne construit pas un pays avec les armes.

Fort de tout ce qui précède, faille-t-il toujours continuer de tendre la main aux bourreaux du peuple centrafricain ? Faille-t-il aussi continuer de dialoguer avec eux ? Pour nous, «toute chose a un début et une fin », mais si les groupes armés persistent et signent dans leur logique de va-t-en-guerre et  des massacres des civils, que faire concrètement pour y mettre fin ? Les caresser dans le sens du poil au nom de la paix ? Ou les frapper, les sanctionner ?

« La paix n’a pas de prix » , mais faille-t-il vendre son âme au diable pour avoir la paix ? Méditons en ensemble. Car, il est souvent dit « les conséquences corrigent mieux que les conseils ». C’est donc à prendre ou à laisser. C’est un choix libre avec tous les risques et périls à subir qu’il comporte.

 

Le Petit YEKOA

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