EXACTIONS DE L’UPC A MINGALA, ACTES BARBARES DU FPRC A IPPY,

Vendredi 03 Mars 2017 : 10H24

 EXACTIONS DE L’UPC A MINGALA, ACTES BARBARES DU FPRC A IPPY, PRESENCE SIGNALEE

DE ALI DARAS A NGAKOBO : OU VA LA RCA ?

 

Les actes barbares des groupes armés réfractaires au programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) sur les populations civiles, se poursuivent allégrement. Si, à Bambari, les populations se sentent un peu à l’aise après le départ de Ali Daras de la localité, dans les autres villes encore sous la botte de ces seigneurs de guerre, les gens souffrent atrocement.

C’est le cas de la ville de Mingala , située dans la préfecture de la Basse-Kotto. Les habitants de cette localité soufflent le chaud et le froid. Chassés de Bambari par les Casques Bleus de la Minusca, sous la pression des combattants de la coalition menée par le FPRC, les hommes de l’UPC règnent en maître absolu à Mingala. Meurtries par plus de trois ans de crises militaro-politiques déclenchées par la nébuleuse coalition Séléka de Michel Djotodia, ces populations civiles sont aujourd’hui prises en tenailles par ces hommes sans foi, ni âme. Du jour en jour, elles sont confrontées à d’énormes problèmes, d’ordre sécuritaire, alimentaire et sanitaire. Aller aux champs pour chercher de quoi à mettre sous les dents, est une victoire de la volonté. Ceux qui prennent le risque de s’y rendre, croisent souvent les peuhls de Ali Daras qui sont lourdement armés et n’hésitent un seul instant à faire usage de leurs armes. Ils sont un peu partout dans la brousse et attendent leurs proies (hommes, femmes et enfants) comme si ces derniers sont leurs gibiers.

Dépassé par ces évènements douloureux, le député de Mingala est obligé de  demander à la Minusca d’installer une de ses bases dans cette ville pour contrecarrer les actes barbares de ces seigneurs de guerre, ces criminels, ces hors-la-loi, ces bandits de grand chemin. Sera-t-il entendu par les responsables de la Minusca ? Il le faut. Si la mission première de la Minusca  en Centrafrique est la protection des populations civiles, il s’avère indispensable qu’une base soit créée ou installée dans cette localité pour suivre à la loupe les hommes de l’UPC. Ce faisant, nous pensons que nos concitoyens vont respirer un nouvel air et se sentiront un peu à l’aise sur la terre de leurs ancêtres. Tout comme Bambari a été déclarée « ville sans armes » et « ville sans groupes armés », il doit en être aussi pour les autres villes de la RCA.

Dans la ville d’Ippy, c’est un autre son de cloche. La coalition FPRC-MPC-RPRC se contente de distribuer des armes de guerre aux jeunes de cette ville. Leur objectif reste et demeure inchangé : marcher sur la ville de Bambari. L’interdiction faite aux groupes armés de ne pas recruter les enfants-soldats, semble tomber dans les oreilles d’un sourd (le leader du FPRC, Ndourredine Adam).  La mise en garde lancée par la Minusca à l’encontre de la coalition pilotée par le FRPC, s’est fondue comme du  beurre au soleil ou s’est évaporée dans la nature comme une traînée de poudre. L’assassin N°1 du peuple centrafricain, Nourredine Adam, persiste et signe dans la voie de la guerre pour atteindre son objectif. S’il est vraiment fils de ce pays, il parviendra à sa fin. Dans le cas contraire, il payera avec sa peau.

Où sont aujourd’hui les hommes qui se disaient les plus forts, invaincus et au-dessus de tout ? Nous voulons citer ici Kadhafi, Saddam Hussein, Idi Amin Dada, Samuel Doe et tant d’autres. Nous pensons qu’ils ne sont plus de ce monde. Il est du devoir de Nourredine Adam de renoncer à ses projets machiavéliques et de ne plus se croire tout-puissant, au risque de perdre inutilement sa vie. Même si on dit, «  ce sont les hommes durs qui durent », ils finissent toujours par être rattrapés. Et Nourredine Adam doit le savoir. Au lieu de distribuer des armes aux jeunes d’Ippy et d’enfreindre à la libre circulation des personnes et des biens,  il aurait dû s’adhérer sur le processus DDRR et se retirer de cette ville comme le lui demande la Minusca. Pousser les uns et les autres, surtout les jeunes à prendre des armes pour se rebeller contre leurs frères et sœurs, est inadmissible et constitue des crimes de guerre et crimes contre l’humanité, et est puni par les lois nationales et internationales.

Au  Sud de la préfecture de la Ouaka, la présence de Ali Daras est encore signalée à Ngakobo, ville sucrière de la RCA. A en croire le député de cette circonscription, il est arrivé dans cette ville, il y a de cela cinq (5) jours. Ses éléments se sont lancés dans des rackets, des rançonnements des commerçants et populations civiles. Que cherche-t-il et que veut-il ? Tout au début de son départ de Bambari, le député de Mobaye2 avait annoncé qu’il se trouverait à Mobaye ou dans une autre ville de la Basse-Kotto. Quelques jours après, on nous a fait savoir qu’il est au village Maloum, à 58 kilomètres de Bambari, parmi les siens. Aujourd’hui, c’est encore toute autre chose.

Pourquoi le gouvernement et la Minusca ne veulent pas éclairer la lanterne des centrafricains sur la destination de Ali Daras ? Où va vraiment la RCA ? Son peuple n’a-t-il pas le droit de savoir ce qui se passe dans le pays ? Le refuge de Ali Daras dans une telle ou telle ville est-il aussi un secret d’Etat ? Tôt ou tard, les Centrafricains le sauront car sa cavale prouve à suffisance que sa fin est proche. Nous demandons au peuple centrafricain de prendre son mal en patience.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

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