Enquête au cœur du Km5 : le blocus .... de ladite enclave MUSULMANE

Mardi 15 mai 2018 : 10H38

Enquête au cœur du Km5 : le blocus asphyxie les populations de ladite enclave MUSULMANE

Km5 3Le chaos sécuritaire instauré par les mafieux du Km 5 suite au carnage qui a eu lieu dans l’enceinte de l’Eglise Notre Dame de Fatima, où on a déploré des blessés et la mort de plusieurs personnes dont l’Abbé Albert Tougoumalet Baba. Et dans la foulée, les attaques coordonnées des quartiers Béa-Rex, Kpètènè-St-Jacques,  Sara, Yakité et le Camp des Castors ont créé une véritable psychose parmi les populations qui se sont déplacées massivement dans les endroits les plus sûrs.    Les quartiers abandonnés sont devenus un champ de bataille à ciel ouvert.

Cependant, en réponse, les habitants des quartiers Fatima, Kpètènè, Castors et du 5ème arrondissement ont érigé des barricades sur les principales voies d’accès à l’enclave musulmane du Km 5. Leur seul objectif est d’empêcher les terroristes qui opèrent souvent sur des motos de ne pas commettre d’autres massacres. Ils veulent aussi prendre en main leur sécurité. Car il faut noter que, malgré la présence du contingent égyptien de la Minusca  en faction sur les principales avenues qui mènent au Km 5, ces terroristes ont trouvé le moyen d’aller perpétrer leur massacre sans être arrêtés par ces derniers.

Toutefois, c’est depuis plus de deux semaines que le blocus a été mis en place par les habitants circonvoisins du Km 5. Ce blocus commence à se faire ressentir douloureusement aux sein des populations de ladite enclave. Le quotidien CENTRAFRIC MATIN, après moult enquêtes en bonne intelligence avec notre correspondant « Ibrahim » que nous allons taire le nom de famille pour question de sécurité, vous livre aujourd’hui la première série de notre enquête sur le calvaire que vivent les commerçants et les habitants du Km 5.

Une fois de plus, la vie tourne au ralenti au Km 5. Les habitants ne savent quoi faire car ils sont pris entre le marteau et  l’enclume. D’un côté, le terroriste Nimery Matar Djamous alias « FORCE »,qui a repris le flambeau du tristement célèbre 50/50, et de l’autre les banguissois qui ont mis en place un blocus contre tous les musulmans de cette enclave, qu’ils tiennent pour responsables de tout leur malheur et d’être à la solde de « FORCE ».

Aujourd’hui, le panier de la ménagère a subi un coup car les vendeuses de vivres ne peuvent rentrer au Km 5 pour écouler leurs marchandises, créant ainsi une crise des produits de maraîchage, à savoir des carottes, des concombres, des choux, des salades, des bananes, la farine de Manioc, les feuilles de coco etc…, des mets que raffolent les Centrafricains musulmans et non-musulmans. Pauline, une vendeuse de salade, habitant le quartier Boeing : « cela fait deux semaines que je n’arrive pas écouler mes salades. Comment vais-je m’en sortir avec mes enfants ? Nous voulons que cela cesse… »

D’un autre côté, les commerçants dudit secteur ne savent pas à quel Saint se vouer car leurs marchandises pourrissent dans les boutiques du fait de ce blocus qui empêche les clients d’aller s’approvisionner au Km 5.

« Au départ, nous vivions en harmonie jusqu’à ce que ces voyous viennent tout foutre en l’air. Maintenant comment allons-nous faire ? », se plaint Ahmat, commerçant vers l’ancienne pharmacie Sambo.

Sillonner le Km 5 aujourd’hui, l’on se croirait en Syrie, à Damas où tout le monde détient une arme de guerre, homme, femme, adolescent, sans oublier les enfants de moins de dix (10) ans qui apprennent à ôter la vie à l’aide d’un couteau. Eh oui ! Vous ne rêvez pas,c’est ça l’éducation des enfants au Km 5, jadis havre de paix. A l’arrière des boutiques, des étales et mêmes certaines mosquées sont désormais de véritables poudrières. Alors, parler de paix serait tout simplement d’une naïveté indescriptible.

Nonobstant, le blocus imposé actuellement par les banguissois contre leurs frères du Km 5,   pousse certaines langues à se délier pour réclamer une paix véritable. D’ailleurs des réunions sur réunions ont eu lieu le vendredi 11 mai dernier dans les différentes mosquées où les principaux sujets ont porté sur comment faire pour que les barricades soient enlevées afin de relancer les activités économiques qui restent le seul moyen dont dispose le Km 5 pour son fonctionnement. En outre, le retour de la paix achoppait sur les terroristes qui tiennent en tenaille cette enclave. Comment en finir avec ces ennemis de la paix ?

C’est pourquoi, la société civile doit se lever, ainsi que les associations des victimes pour dire non au diktat du terroriste Nimery Matar Djamous alias «Force».

Aujourd’hui plus que jamais, les Centrafricains veulent la paix, mais pas la paix dans l’humiliation comme le souhaite la Minusca et les entités étrangères. Faut-il encore le rappeler ? Le temps des rebellions est définitivement révolu et les Centrafricains veulent tourner la page pour toujours.

Le blocus mis en place par les banguissois ne facilite pas la paix.C’est pourquoi, il est plus urgent que  la Minusca contrôle la situation sécuritaire.

La vigilance est de mise pour éviter l’éternel recommencement.(Affaire à suivre…)

Sinclair ARIES

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