ENIEME MISE EN GARDE DE LA MINUSCA CONTRE ...

Mercredi 05 juillet 2017 : 10H24

ENIEME MISE EN GARDE DE LA MINUSCA CONTRE LES GROUPES ARMES : « LES JOURS DE CEUX QUI ONT BATI LEUR FORTUNE… SONT DESORMAIS COMPTES », DIXIT ONANGA-ANYANGA

Face à la recrudescence des violences dans l’arrière-pays, débutée le mois de mai dernier et qui se poursuit allègrement aujourd’hui, le représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Centrafrique, patron de la Minusca, Parfait Onanga-Anyanga est monté aux créneaux pour la énième fois afin de mettre en garde les combattants des groupes armés qui s’en prennent à la population civile, aux humanitaires et aux soldats de la paix.

Lors de la conférence de presse de la semaine dernière, Parfait Onanga-Anyanga a affirmé, nous citons, « les jours de ceux qui ont bâti leur fortune dans le sang de la population, sont désormais comptés ». Cette énième mise en garde sonne comme un glas. Car, depuis quelques temps, la crise centrafricaine a pris une autre tournure. Les groupes armés et les éléments d’auto-défense s’attaquent tant aux populations civiles qu’aux Casques Bleus de la Minusca. Ils n’ont pitié pour personne. L’être humain qui est pourtant sacré aux yeux de Dieu Tout-Puissant, ne pèse même pas un gramme devant ces hors-la-loi, ces va-t-en-guerre. « Un poulet crevé vaut plus cher qu’un Centrafricain », affirmaient les combattants Séléka.

Quelle abomination ! Quel scandale ! Les combattants des groupes armés, précisément leurs chefs se sont enrichis sur le dos du peuple centrafricain. Grâce aux richesses du sous-sol pillées (or, diamant…), ils ont bâti leur fortune. D’autres s’emparent des bœufs des peuhls et prétextent qu’ils les protègent. Certains pillent les édifices publics et privés, les locaux des ONG humanitaires et les maisons des particuliers. Ils sont devenus des hyper-riches, enrôlent les jeunes dans leur rébellion et renforcent leur position. Ils mettent à rudes épreuves tous les efforts déployés par les uns et les autres, notamment les Casques Bleus de la Minusca pour ramener la paix et la sécurité en Centrafrique.

C’est dans cette situation chaotique, indescriptible que le patron de la Minusca a lancé cette énième mise en garde aux bourreaux du peuple et des soldats onusiens. Si les jours de ces seigneurs de guerre sont  désormais comptés comme l’a souligné Parfait Onanga-Anyanga, c’est un ouf de soulagement pour la population centrafricaine. C’est leur attente. Car elle a souhaité et continue de souhaiter l’arrestation de ces criminels. Ce sera chose faite dans les jours à venir, car, un représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies ne peut tromper tout un peuple.

D’ailleurs, durant ces derniers jours, les Casques Bleus ont prouvé ce dont ils sont capables. A Kaga-Bandoro, ils ont riposté farouchement à l’assaut des combattants du MPC contre le site des déplacés non loin de leur base. La détermination et la volonté de ces soldats onusiens ont  permis de sauver des vies humaines. Onanga-Anyanga a aussi annoncé l’arrestation de certains rebelles qui ont déjà été remis aux autorités judiciaires et attendent certainement leur jugement. C’est dire que la Minusca est désormais dans la droite ligne. Elle est entrain de mettre en application sa pleine capacité opérationnelle, son mandat robuste, tant attendus par les Centrafricains. Après avoir été longtemps critiqués par le peuple centrafricain du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, la Minusca se met  résolument au travail.

Dans les jours qui suivent, l’étau se resserra davantage autour des auteurs, coauteurs et complices des plus graves crimes commis en RCA. Dieu merci, la Cour Pénale Spéciale (CPS) est déjà opérationnelle car six (6) magistrats, dont le procureur général, ont déjà prêté serment. Les choses sérieuses vont devoir commencer. Il faut que les Casques Bleus de la Minusca traquent les fauteurs de trouble jusqu’à dans leur dernière demeure, les arrêtent et les traduisent en justice afin qu’ils répondent de leurs actes. Ils n’ont plus droit à l’erreur puisqu’ils sont aussi victimes de cette crise larvée qui ne dit pas son nom.

Le peuple centrafricain est derrière les propos tenus par Onanga-Anyanga, pourvu qu’ils soient traduits dans les actes concrets.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

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