ENIEME FRANCHISSEMENT DE LA « LIGNE ROUGE » PAR LE FPRC,

Mardi 28.0.2017 : 09H29

ENIEME FRANCHISSEMENT DE LA « LIGNE ROUGE » PAR LE FPRC, SECOND RAID DE LA MINUSCA :

NECESSITE DE PASSER A LA VITESSE SUPERIEURE

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La fameuse « ligne rouge » de la Minusca vient encore une fois de plus d’être franchie par la coalition menée par le FPRC de Nourredine Adam. Les combattants du FPRC sont déterminés à marcher sur la ville de Bambari. A entendre le sous-chef d’état-major, Azor Khalité les habitants de Bambari se sont rangés derrière eux pour bouter hors de Bambari, les résidus des combattants  de l’UPC qui sont et demeurent encore dans cette ville. Mythe ou réalité ? Difficile de le savoir à l’heure actuelle puisque peu d’informations filtrent à ce sujet.

Mais d’après des sources concordantes, les éléments du FPRC se trouvent présentement à 10 kilomètres de Bambari. Ils campent sur leur position, à savoir la marche sur Bambari car ils estiment pour leur part que l’UPC est à bout de souffle et que c’est la Minusca qui les empêche par tous les moyens. Et ils n’ont pas menti. Dans la journée du dimanche 26 février 2017, une colonne de quarante (40) combattants du FPRC a été localisée non loin de Bambari, aux environs de 8 heures du matin. Pour stopper leur progression, la Minusca, par la force des choses et la gravité du danger, est obligée d’utiliser son hélicoptère de combat pour pulvériser ces ennemis de la paix et de la République. C’est le second raid aérien depuis que l’opération Sangaris s’est retirée de la RCA, fin octobre 2016. Le premier raid a eu lieu dans la ville d’Ippy. Raid au cours duquel le chef d’état-major de cette coalition, le Général Joseph Zoundéko a trouvé la mort. Malgré la perte d’un haut responsable influent de cette coalition, le FPRC persiste et signe. Il veut coûte que coûte atteindre son objectif, c’est-à-dire marcher sur la ville de Bambari très meurtrie par des exactions, des tueries, des incendies de maisons, commis par les combattants de l’UPC. Chose bizarre, le bilan de ce raid fourni par le FPRC est de 10 blessés. Y a-t-il eu des morts et des blessés ? Et combien ? Les combattants de la coalition sont-ils mis en déroute ? Qui de la Minusca ou de la coalition a-t-il pris le dessus dans ce combat ? Autant d’interrogations qui nous laissent perplexes.

C’est dans ces conditions ou dans cette situation chaotique qui prévaut dans la préfecture de la Ouaka qu’il s’avère indispensable et urgent pour la Minusca de passer à la vitesse supérieure. Nous savons dès le départ que cette mission onusienne est une force de maintien de la paix. Mais si les circonstances ou la situation sur le terrain ne le permet pas, vaut mieux utiliser d’autres stratégies pour dissuader les criminels de la coalition FPRC-MPC-RPRC. En République Démocratique du Congo (RDC), la Monusco, par l’entêtement du groupe rebelle M 23, avait changé de fusil d’épaule. De la Force de Maintien de Paix, elle est passée à la Force d’Attaque, c’est-à-dire de combat. Ce retournement de situation aurait dû être appliqué par la Minusca, vu la persistance des combattants de la coalition à aller jusqu’au bout.

Pour ce faire, l’ONU à travers son Conseil de Sécurité, doit voter une nouvelle résolution autorisant les Casques Bleus a frappé dur les récalcitrants au programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR). Ce faisant, nous osons croire qu’il vont abandonner l’usage de la force au profit du dialogue. Car nous avons l’impression que la Minusca, depuis qu’elle est déployée en Centrafrique, ne cesse de caresser ces hors-la-loi dans le sens du poils. Et en agissant ainsi, ils se croient tout permis et agissent comme bon leur semble. C’est déjà trop. Ils ont débordé le vase et franchi le seuil de l’intolérable.

Hier, c’étaient les combattants du FPRC-MPC-RPRC qui ont attaqué les positions de l’UPC dans les villes de Bria, Bakala, Ippy, et au village Ndassima, faisant de nombreuses victimes. Aujourd’hui, ces mêmes criminels, ces va-t-en-guerre défient la Minusca à Bambari, l’obligeant à utiliser la force. Demain, ce serait probablement le tour des autorités issues des élections d’être attaquées par les combattants de la coalition. Car à l’allure où vont les choses, une fois qu’ils s’empareront de la localité de Bambari, leur prochain objectif sera la ville de Bangui. Aujourd’hui, les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, ne savent pas exactement ce que veut cette coalition menée par le FPRC. Et pourtant, les revendications annoncées tambour battant par la Séléka au début de leur rébellion et relayées récemment par le soi-disant général Azor Khalité, ont été déjà prises en compte par le gouvernement. Ce sont des revendications légitimes, car elles vont dans le sens du développement de la région Nord. Alors, peut-on investir dans une zone où il y a la guerre, sachant d’avance que l’argent n’aime pas le bruit des bottes ?

De grâce, la coalition menée par le FPRC aurait dû s’en prendre à Ali Daras au village Maloum que de chercher des voies et moyens à marcher sur Bambari, qui deviendra dans les jours à venir, « ville sans groupes armés ». « Aux grands maux, les grands remèdes », dit-on.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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