ENFIN, LE FPRC S’ALIGNE SUR LE PROCESSUS DDRR EN ENVOYANT SES...

Mercredi 08.03.2017 :11H09

ENFIN, LE FPRC S’ALIGNE SUR LE PROCESSUS DDRR EN ENVOYANT SES 02 REPRESENTANTS AU CCS : LE DIALOGUE PRONE PAR TOUADERA PORTE ET PORTERA DU FRUIT

Serge bokassa 2 2

Le Front Populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC), réfractaire au processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), est désormais sur la droite ligne. Dans un communiqué de presse rendu public par la Minusca et qui stipule, « la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA), a pris note de la désignation par la direction politique au FPRC de deux représentants au Comité Consultatif et de Suivi (CCS) sur le Désarmement, Démobilisation, et Réinsertion (DDR) », nous pouvons valablement affirmer aujourd’hui, en attendant que cette volonté se concrétise sur le terrain, que le FPRC revient sur de bons sentiments.

Ce que le peuple centrafricain attendait et attend, se met progressivement en place. En envoyant ses deux (2) représentants au CCS, Nourredine Adam prouve à suffisance, qu’il s’engage vers la paix. Et cette désignation des deux membres de la direction politique du groupe militaro-politique doit être saluée. Mais, faut-il que Nourredine Adam persévère dans cette voie pour permettre à ses concitoyens de vivre en paix et en quiétude sur la terre de leurs ancêtres. Car, si nos mémoires sont bonnes, des accords pour la paix, la non agression et la cessation des hostilités ont été signés tant à Bangui qu’à Brazzaville, Ndjamena, Libreville. Malheureusement, ces accords n’ont jamais été respectés par les parties signataires. En outre, chaque fois que des représentants des groupes politico-militaires sont désignés pour entrer dans un comité, les hommes sur le terrain disent ne pas reconnaître ces individus qui siègent en leur nom. Alors, ces deux représentants sont-ils désignes de commun accord ?

Car, au jour d’aujourd’hui, les Centrafricains n’aspirent qu’à la paix, rien que la paix sur toute l’étendue du territoire national. Le fait que ces combattants rebelles les roulent dans la boue continuellement ne leur fait pas du bien. Avec le retour à l’ordre constitutionnel, le 30 mars 2016, le peuple centrafricain a cru tourner la page sombre de l’histoire de son pays. Grande fut  sa désolation de constater que des têtes tombent et continuent de tomber. Et les principaux auteurs de ces crimes de guerre et crimes contre l’humanité sont les combattants du FPRC, de l’UPC, du  MPC et des Anti-Balaka, version Mokom. Aujourd’hui, on nous fait savoir que le FPRC a décidé de s’adhérer au processus DDRR. C’est une ligne importante que le FPRC vient de franchir.

Cette adhésion du FPRC au Comité Consultatif et de Suivi du Programme National de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (PNDDR), n’est pas le fruit du hasard. Le FPRC, pourtant réfractaire, réticent au DDRR depuis fort longtemps, est revenu sur sa décision grâce au dialogue prôné et entrepris par le président de la République, professeur Faustin Archange Touadéra avec les chefs rebelles. Avec la participation du FPRC au programme DDRR, nous pouvons valablement affirmer que le dialogue de Touadéra porte et portera du fruit. Des compatriotes mal intentionnés qui se sont dressés sur leurs ergots pour demander à Touadéra d’utiliser la force pour mâter ces rebelles, ne peuvent lever le petit doigt pour dire que le dialogue est vain et sans succès. La preuve est là et elle est palpable : la participation du FPRC au CCS. Sans le dialogue, il était impossible de ramener le patron du FPRC à la raison. Aujourd’hui, c’est chose faite.

Les efforts déployés par les Centrafricains de bonne foi, le chef de l’Etat, les responsables religieux tels le Cardinal Nzapalainga, l’imam Kobine Layama, le pasteur Guérékoyamé Gbangou, les responsables civils et militaires de la Minusca, ne sont pas restés lettre morte. Nous espérons  que d’autres vont leur emboîter le pas. Car, la paix n’est pas seulement l’affaire de ces personnalités citées ci-haut. La paix concerne tout le monde, la  société civile, les partis politiques, les associations de défense des Droits de l’Homme, les confessions religieuses,  les associations féminines et nous en passons. Il est malheureusement de constater que Touadéra est seul devant les groupes armés. C’est une honte pour ceux qui ne cessent de réclamer la paix, de dire au gouvernement et à la Minusca de prendre leurs responsabilités alors qu’ils ne font rien pour sortir leur pays de cette zone de turbulence.

On tue, incendie, braque, viole, détruit, saccage les édifices publics et privés, c’est l’affaire de Touadéra. Mais qui sont massacrés par les groupes rebelles ? Ce sont des Centrafricains. Et ceux qui disent toujours que la paix et la sécurité, c’est l’affaire de Touadéra, ne  sont-ils pas leurs frères et sœurs, leurs militants et sympathisants qui sont massacrés du jour en jour ?

Sur 14 groupes armés identifiés pour le DDRR treize (13) s’y sont déjà adhérés. Il ne reste que la branche Anti-Balaka, version Mokom. C’est dans ce contexte que nous exhortons les partisans  de la paix à aller rencontrer Mokom pour le faire changer d’avis. La paix concerne tous les Centrafricains. En agissant ainsi, la paix et la sécurité tant souhaitées par les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest reviendront d’elles-mêmes. Et il n’y aura plus de grincements des dents, des pleurs, des lamentations, des cris de détresses, des errements.

Nous souhaitons bon vent au FPRC dans le Comité Consultatif et de Suivi du DDRR et pour la recherche de la paix en RCA.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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