ENCORE LA LRA DE JOSEPH KONY ET TOUJOURS ELLE

Lundi 19 Déc. 2016 : 312H22

 Kony et peuhlENCORE LA LRA DE JOSEPH KONY ET TOUJOURS ELLE : 01 PEUHL KIDNAPPE PUIS EVADE, UN AUTRE TUE 

 

L’armée de Résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony se fait encore entendre dans un petit village, non loin de la ville d’Obo. Après un répit, la LRA renoue avec son cycle de violences sur les populations centrafricaines du Sud-est de la RCA.

En effet, d’après un habitant de cette localité, « dans la matinée du vendredi 16 décembre 2016, un peuhl qui se rendait dans un village, situé dans la localité d’Obo à l’Est de la RCA, a été pris en otage par ces seigneurs de guerre, qui n’ont ni foi, ni conscience. Il a été conduit par les criminels dans leur base. Par un miracle, on ne le sait, ce peuhl s’est évadé entre les mains de ses ravisseurs et a pu gagner un autre village. Ayant été alerté, les habitants dudit village, ont fait sortir leurs armes artisanales et se sont mis à tirer dans tous les sens. Malheureusement pour eux, une balle perdue a atteint, l’un des habitants et il a succombé. C’est à ce moment-là que la force ougandaise déployée dans cette ville s’est réveillée de son sommeil profond pour faire des patrouilles, conjointement avec les Forces Armées Centrafricaines (FACA) et le contingent marocain de la Minusca. L’esprit surchauffé des habitants a baissé d’un cran et la vie a repris son cours normal ».

Dans cette situation sécuritaire très alarmante qu’on observe depuis plusieurs années au Sud-est de la RCA, principalement dans les préfectures du Mbomou et du Haut-Mbomou, quelles actions la force ougandaise doit-elle mener pour mettre hors d’état de nuire Kony et ses éléments ? C’est toute la question qui se pose avec tant d’acuité. Il s’avère indispensable que les militaires ougandais qui bénéficient de l’expertise américaine dans la traque de Joseph Kony et ses hommes puissent se mettre résolument au travail après la prolongation de leur mandat. Car, le peuple centrafricain ne peut être massacré, déporté indéfiniment par la rébellion ougandaise sous l’œil des soldats ougandais. Est-ce un complice qui ne dit pas son nom ? Difficile de le dire.

Si nos mémoires sont bonnes, c’est depuis 2008 ou 2009 que l’armée ougandaise est déployée dans le Sud-est du pays, principalement à Obo. Force est malheureusement de constater qu’après plusieurs années d’opération militaire dans la traque de Kony dont sa tête a été mise à prix, c’est le statu quo. Aucun élément de la LRA, encore moins joseph Kony n’a été capturé à ce jour par l’armée ougandaise. Dominic Ongwen qui comparait à la Cour Pénale Internationale (CPI), a été appréhendé par les combattants Séléka, puis remis aux Conseillers militaires américains basés dans la région. Mais que fait concrètement l’armée ougandaise ? A quoi sert leur présence à Obo ? Si depuis plusieurs années, les militaires ougandais n’ont pu mettre la main sur un ver de terre ou un hanneton au sein de la LRA, il ne fait aucun doute, qu’ils ne valent absolument rien. Nous pouvons affirmer sans nous tromper qu’ils sont incapables de traquer Kony. Ils voguent au gré du vent. Leur principale mission qui est et demeure la traque de Kony est vouée à l’échec. Il vaut mieux qu’ils partent car ils prennent tout leur temps à baiser des mineures tout en grossissant quelques unes.

C’est trop et absolument trop. L’urgence de l’heure est de remplacer l’armée ougandaise par une autre armée pour que la traque de Kony et sa probable arrestation puissent aboutir. Car si nous mettons notre confiance dans cette armée, les populations des préfectures citées ci-haut continueront toujours à grincer des dents à longueur de journée. Les incendies des maisons, les déportations, les tueries, bref, des crimes contre l’humanité se poursuivront allègrement au vu et au su des soldats ougandais. Et ils agiront toujours comme les sapeurs-pompiers après l’incendie. Une équipe qui ne gagne pas, qui va de défaite en défaite, doit être remplacée. Si tel n’est pas le cas, les cris de détresse, les lamentations, les pleurs, les gémissements des populations du Sud-est nous parviendront chaque jour qui passe. Et leurs souffrances seront loin de voir le bout du tunnel.

Pendant que les combattants du FPRC , du MPC, du RPRC et de l’UPC, tuent, massacrent des populations, incendient des maisons et villages, ceux de la RCA de Joseph Kony déportent les Centrafricains dans la brousse, une véritable traite négrière. Ne sommes-nous pas des êtres humains comme les autres vivant sur d’autres cieux ? Les souffrances des Centrafricains, engendrées par les quatre (4) branches dissidentes de la Séléka et la triste et sanguinaire Armée de Résistance du Seigneur, ont débordé le vase et franchi le seuil de l’intolérable. D’où nécessité de les bouter hors du territoire national pour permettre au peuple centrafricain d’être en paix sur la terre de leurs aïeux.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA        

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